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Contribution de aj-boussard , "SUIVI d'une loge de Pic noir- Dossier 8 - Visite du 24 mai 2005" , Sat, 9 Jul 2005 |
PIC NOIR - Dryocopus martius - (du grec dryocopos, qui abat les arbres et martius
du latin, querelleur)
De la grosseur d'une corneille - L 40/46 cms - E 67/73 cms - Poids : 300 grs
VISITE DU 24 MAI 2005
Vendredi 20, les petits pics nous avaient paru peu entreprenants, le nourrissage s'effectuant au haut de la loge dans le meilleur des cas. Nous étions loin des "vigoureux" des Vosges présentés par Michèlle sur Digipiaf qui exprimaient leur faim à la lucarne de façon affirmée.
Nous escomptions donc, quatre jours après notre dernière visite, les trouver plus actifs. Quand nous sommes arrivés à 8H40, silence total du côté de la loge .. pas un mouvement ... et il en a été ainsi jusqu'à 11H30.
Au début, nous avons pensé que la fraîcheur de la nuit n'avait pas été dissipée par un soleil insuffisamment généreux et que les petits pics étaient blottis au fond de la loge. Vers 10H puis 10H45, nous avons distinctement entendu par deux fois, les krruk .. krruk .. krruk ; émis par les adultes en vol ; ils venaient de l'Est et d'au moins un kilomètre. Dans cette direction de la forêt, nous ne connaissons pas de nid de pic.
Nous sommes allés au pied de l'arbre de la loge, il n'y avait rien de plus que ce que nous y avions déjà vu tels feuilles, éléments d'écorce et copeaux .. un prédateur aurait certainement laissé des indices.
Il fallut nous résoudre à penser que les petits entre le 20 et le 24 avaient trouvé l'énergie nécessaire pour suivre les invitations des adultes à quitter la loge.
Les deux adultes vont s'en occuper pendant deux mois - chacun de leur côté d'ailleurs - puis la famille se disloquera,
Mais ceci est une autre histoire : nous essayerons l'an prochain de reprendre un suivi au moins où nous avons laissé celui-ci pour en savoir davantage, images à l'appui.
FIN DU SUIVI 2005
Pour répondre aux questions de plusieurs d'entre vous, ci-joint trois photos de nos affûts, indispensables pour éviter de déranger les oiseaux :
[Note de l'archiviste :
Voir la page suivante ]
- A Affût parasol plus toile de parachute (fixe)
Le pied pointu du parasol permet de le ficher en terre. La toile du parachute qui résiste parfaitement aux ronces est fixée
au bord du parasol par des épingles de sûreté. Il permet de rester debout confortablement en utilisant le déclencheur souple
80 cm hamma.
Montage effectué dans l'urgence donc à mieux soigner une autre fois.
- B Affût parapluie (mobile) - Côté pile et côté face
La position est plus ankylosante malgré le siège trépied apprécié. Il permet cependant de se déplacer, l'affût reposant sur l'épaule,
et de suivre à découvert un sujet qui se déplace.
Contribution de aj-boussard , "SUIVI d'une loge de Pic noir - Dossier 5 - (Visite du 16 Mai 2005)" , |
PIC NOIR - Dryocopus martius - (du grec dryocopos, qui abat les arbres et martius
du latin, querelleur)
De la grosseur d'une corneille - L 40/46 cms - E 67/73 cms - Poids : 300 grs
A - CE QUI S'EST PASSE DEPUIS le 6 avril (dernière visite)
Quant aux Pics, si j'en crois le journal le plus lu dans les terriers, "La Hulotte", ils ont terminé ensemble la réalisation de la loge, laissant au fond quelques fins copeaux pour recevoir les oeufs.
Puis, ayant surmonté leurs "difficultés de communication", ils se sont accouplés à l'horizontal, pour eux, l'occasion unique de cette position. Ensuite, l'un ou l'autre a occupé la loge pour prévenir un squatteur - Chouette de Tengmalm, Etourneau, Sittelle, ou Pigeon colombin - qu'il aurait été ensuite impossible de déloger.
Quinze jours environ, après le retour du Coucou, vers mi avril, les quatre oeufs ont été pondus (un par jour). Douze jours de couvaison - ce qui est peu - ont été nécessaires, le mâle en assurant environ 18 heures, dont le service de nuit ...Dans la journée, on a pu observer des relèves, l'arrivant prévenant l'autre qu'il devait vider les lieux par un simple cri - kiak - .. Il n'était plus temps de tambouriner et de pousser les cris sonores du début ... l'un et l'autre étaient devenus silencieux.
B - VISITE DU 16 MAI
C'est cette semaine que nous escomptons que les petits apparaîtront à la lucarne. Leurs plumes de queue devenues suffisamment rigides leur permettront d'escalader les murs de la loge en s'aidant de leurs griffes.
Notre observation du 16 mai s'est, pour l'instant, limitée à apporter le preuve que les petits sont dans la loge et que les deux parents sont affairés à les nourrir.
Quand nous sommes arrivés, tout était silencieux. Nous avons pu installer notre tente-affût-parapluie sous un couvert de feuilles. Très vite, nous avons entendu le chant plaintif qui se rapprochait, un bruit léger d'ailes, puis quelques strophes "krruk - krruk - krruk". L'oiseau s'est plaqué successivement sur trois arbres en s'approchant de celui de la loge, s'est collé à l'opposé du trou, et à la suite de mouvements latéraux à rejoint la loge au rebord de laquelle il s'est aggripé.
... Agrippé au rebord de la loge, il s'agissait du mâle, l'oiseau a regardé à gauche, à droite (photo), vers le haut de l'arbre, s'est penché dans le trou .. on image qu'il devait nourrir car lorsqu'il s'est relevé, une photo permet de voir qu'à l'extrémité de son bec, il a préparé ce qui constituera la prochaine becquée. Ce manège de nourrissage a repris quatre fois, puis le Pic Noir s'est redressé, à lancé bruyamment deux poussées de chant (photo) puis en s'appuyant de ses pattes contre le tronc, il a pris son envol.
Entre temps, derrière nous, nous avons entendu le "krruk - krruk -krruk .." de la femelle qui s'approchait. Elle alla se plaquer contre un arbre, puis un autre, puis un autre, en émettant son cri d'alarme. Elle ne se décidait pas à rejoindre l'arbre de la loge.
Nous avons compris qu'elle avait dû nous repérer en passant derrière nous. Pour ne pas gêner, nous sommes aussitôt partis.
Nous reviendrons le 20 mai avec un affût cubique fermé de tous côtés.
Contribution de André BOUSSARD , "SUIVI d'une loge de Pic noir - Dossier 2- (Visite du 1er avril)" , 15 Jun 2005 |
PIC NOIR
Dryocopus martius - (du grec dryocopos, qui abat les arbres et martius
du latin, querelleur)
De la grosseur d'une corneille - L 40/46 cms - E 67/73 cms - Poids : 300 grs
Nous venons donc d'observer le mâle par cinq fois retourner sur le chantier de forage et venir prendre l'air ensuite, sortant seulement la tête de la loge.
Environ 45 minutes se sont passées quand, venant de la forêt, nous entendons sur notre droite (est) le kru kru kru kru ... qui rappelle le grillon par sa continuité mais très sonore, très vibrant, aigu. C'est le "cri des déplacements" des Pics Noirs. La femelle arrive.
Elle se dirige vers les arbres proches de la loge. Son vol rappelle celui du Geai des Chênes, elle rame comme lui mais ne ramène pas ses ailes contre le corps.
Elle passe entre les arbres ressemblant à une jeune corneille au vol encore malhabile. Sa trajectoire est droite, non onduleuse comme celle des autres pics. Elle tient la tête haute, ses larges ailes arrondies sont arquées vers le bas. On est fappé par l'étalement de ses primaires très écartées et le fait que sa silhouette apparaîsse avec deux extémités pointues, la tête au bout d'un long cou et la queue.
Ses coups d'ailes sont irréguliers comme si l'oiseau voulait "rester à la surface" en compensant chaque descente par quelques forts battements (Lars Johnson)
Et c'est un sursaut d'un battu puissant qui le fait s'élever avant qu'il ne se plaque verticalement contre un tronc proche.
L'arrivée de la femelle n'a pas distrait le mâle dans son labeur. Elle s'est posée à une vingtaine de mètres de la loge, il l'a de toute évidence entendue mais n'a pas bougé pour autant.
Elle a repris son envol se plaquant successivement sur plusieurs troncs, chaque fois à au moins une quinzaine mètres du sol ... elle s'est éloignée puis a disparu ...Seul le kru kru kru kru ... qui accompagnait ses déplacements nous a permis de la suivre un moment.
Le mâle est apparu à la fenêtre de la loge mais au lieu de laisser passer seulement la tête, il s'est laissé tomber et est parti de son vol hésitant dans une direction autre que celle prise par la femelle, restant tout de même dans un rayon à dix mètres de la loge.
Le kru kru kru kru . sonore nous a permis de le suivre. Après quatre plaquages différents, quelques tambourinages courts, il est revenu vers la loge. Son escapade a seulement duré quelques minutes.
Il était parti vers le Nord Ouest donc nettement à l'opposé du trou de la loge qui est au Sud Est. Contrairement à beaucoup d'oiseaux qui se positionnent par des vols successifs face au point à rejoindre (le nid par exemple) le Pic Noir vint par un vol direct se plaquer sur le tronc à l'opposé du trou mais à son presque niveau.
Par des mouvements latéraux de ses quatre doigts accrochant le liber (il n'y a plus d'écorce sur ce pin à cet endroit), il est venu se placer en dessous du trou (photo).
Accroché aux rebords de la loge par ses griffes, calé sur ses rectrices, vertical il a pivoté successivement la tête à gauche puis à droite, le reste du corps restant immobile (photo) s'attardant quelques secondes dans les deux directions.
Certainement rassuré par ce qu'il avait vu, il s'est redressé, reculant l'ensemble de son corps (photo) et dans un sursaut est entré dans la loge.
Et il reprit son forage ... venant à la fenêtre etc .. sans évacuer de copeaux. Il s'envola à nouveau une demi-heure après et la loge resta vide une vingtaine de minutes.
Alertés par le "chant des déplacements" nous avons vu revenir en effet, un pic qui bien que venant de l'Est de la même façon, s'est plaqué sur le tronc au Nord Ouest à l'opposé du trou. Il est venu ensuite se placer en dessous par un mouvement tournant. Il s'agissait de la femelle.
Elle n'a pas pénétré dans la loge et s'est envolée vers l'Ouest.
On peut dire que ces deux oiseaux, ce matin, ne se sont même pas rencontrés...Ce serait, en effet, dans leur habitude...il sera intéressant de voir comment se passent les relèves au moment du nourrissage...
Il est 11H27 ... nous attendrons une demi heure pendant laquelle il ne se passera rien. Nous sommes partis.
André BOUSSARD
Contribution de aj-boussard , "SUIVI d'une loge de Pic noir -Dossier 1 - Photo 1/3" , 14 Jun 2005 |
Après l'effort, le Pic noir donne plusieurs centaines de coups de bec ..
puis il prend le frais pendant quelques minutes,le bec ouvert.
Contribution de ferraro_40, "Présence de pics noirs" , 15 Apr 2005 |
Contribution de Daniel Guillaumet , "Re: Pic noir en Sarthe..." , 3 Aug 2002
Depuis quelques années, le pic noir est en extension vers l'ouest de la France, et il est arrivé jusqu'en Bretagne. A part les landes, qu'il ne semble pas apprécier, je crois qu'il est présent quasiment partout aujourd'hui - mais pas partout abondant quand même.
EN réponse à ce message je confirme la présence de pics noirs dans
les Landes en particulier dans la commune de HINX SUR ADOUR où je
réside.
Cette espèce est présente depuis 1985 date de ma 1ère observation.
Contribution de Cyrille DELIRY, "Re: [obsmedit] Quelques observations de Corse du 27 avril au 1er mai 2003", 10 May 2003 |
> Du Pic noir, en Corse ? J'ai prêté tous mes bouquins sur la faune de l'île, > mais de mémoire, il ne me semble pas que l'espèce y était connue. > Les corses peuvent-ils confirmer, ou était-ce un geai farceur ? > ... observations de Corse du 27 avril au 1er mai 2003 > > Pic noir : 1 entendu le 28/4 au Col de Verde.
Je n'ai en effet pas consulté mes livres avant d'envoyer les infos, mais peu
importe... je savais intuitivement que c'était intéressant, simplement car je
n'avais contacté cette espèce en Corse qu'une seule fois alors que j'ai
fréquenté des milieux favorables d'où sa transmission... (Refuge de Bonifatu,
le 2 avril 2001 sur Calenzana, cri simple, klu répété).
L'oiseau a lancé une série de trois klu profonds suivie d'une rire au
rallenti typique de l'espèce que je connais bien dans les Alpes ou le Jura.
Il se tenais dans le val au Nord ouest du col proprement dit, j'estime à une
distance entre 500 et 1 km du col. Il n'a pas répondu aux essais de rappel
vocal que j'ai fait alors qu'avec les oiseaux de l'arc alpin, j'ai parfois
quelque succès malgré mes médiocres immitations.
Ce que je possède, les Oiseaux de la Corse, THIBAULT (1983) : très
occasionnel : trois mention (1956 in BRAAKSMA & MIDDELMAN (1960), YEATMAN,
Atlas 1976, 1977 in CUISIN (1980)) : Vizzavona, carte de Galéria, Aitone.
Je n'ai pas fait de recherche sur des éléments plus récents que le livre de
THIBAULT. Toutefois avec deux contacts en 2001 et 2003 par un même
observateur témoignent d'une progression annoncée par THIBAULT et connue par
ailleurs en France.
C'est en effet particulièrement inusuel... et la récolte d'autres
informations semble très intéressante.
Salutations du Grand Père Soulcie.
Cyrille DELIRY (Isère - Rhône-Alpes)
Histoires Naturelles du Grand Père Soulcie
Contribution de benoit froelich, "Pic noir", 22 Dec 2002 |
Marly le Roi (78), ce matin un pic noir attaque vigoureusement un arbre mort dans le jardin de mon voisin. C'est ma première observation de cette espèce chez moi en (proche) banlieue parisienne, mais à proximité de la foret de Marly.
Contribution de Yves Gross, "Assis sous le cognassier", 2 Nov 2002 |
Ce matin, dans le Sundgau (en Alsace "du Sud")
Assis sous la pluie et contre un cognassier sans âge et sans feuilles, je contemple tant que je peux l'oiseau qui est donné à ma vue. Sachant que d'un instant à l'autre, il disparaîtra. Sa tête, d'une extrême mobilité, fait plus que bouger, elle vibre : d'avant en arrière, frappant du bec contre l'écorce, deux ou trois secondes, pas plus. Je remarque la force et la précision des coups de bec pour tenter d'extraire de sa longue langue quelques larves de dessous l'écorce du vieux prunier, puis de temps en temps, très vite, un mouvement de la tête, de gauche à droite, pour contrôler les alentours ...Cela est fascinant à observer, sa nervosité, son attention, son état d'alerte , au fond sa conscience. Rien de ce qui frémit ne lui échappe. Les choses pour lui ne reposent pas en elles-mêmes. Il n'y a pas de "choses", à proprement parler, il n'y a pas de "monde". Mais des impressions ou des perceptions qui se succèdent par éclairs dans un éblouissement ininterrompu.
Il s'immobilise maintenant, une seconde, passe brusquement par un saut de l'autre côté du tronc, puis rame de ses larges ailes, à la manière d'un Geai, d'une trajectoire onduleuse et droite, passe au-dessus de "mon" cognassier pour se diriger vers une parcelle de forêt proche, en survolant le verger des Erhardt père et fils...
Lorsque je lui demandais, à lui, Mr Erhardt père, garde-champêtre à la retraite,s'il avait déjà remarqué cet oiseau inhabituel , il m'expliqua que souvent, l'automne venu, ce grand oiseau, qui ressemble à une Corneille, a Gràb en alsacien, faisait sa tournée certains matins. Il connaissait ses vergers, ses arbres. Ils étaient inclus dans son territoire. Il avait bien remarqué aussi que ce gros oiseau noir, tache rouge à l'occiput ou sur le crâne (selon qu'il s'agisse d'une femelle ou d'un mâle), ne pouvait pas être une Corneille, d'ailleurs, on n'a jamais vu une Corneille escalader par bonds vigoureux un prunier pour en détacher l'écorce !
Puisqu'il est bon de nommer les êtres avant qu'ils ne disparaissent, qu'il faut connaître leurs noms avant qu'ils ne disparaissent - de même qu'on connaît les noms des membres de sa propre famille, frères et soeurs, tantes et oncles, mère et père - , nous consultâmes le vieux Peterson qui traîne dans mon sac à dos et décidâmes d'appeller cet oiseau Pic noir, Schwarzspacht en alsacien, du grec "spika",
Et rien ne m'émeut plus - métaphysiquement ! - que l'intersection de multiples mondes qui pourtant ne se touchent pas, qui sont idéalement parallèles, tels ce garde-champêtre et Dryocopus m.martinus ! J'en tire une morale du respect de toutes les formes de l'existence. Respecter, regarder derrière soi, regarder de nouveau, re-garder, être plein d'égards. Morale qui trouve de temps en temps sa récompense dans la joie de surprendre, de contempler l'autre, de passer à côté de lui, de simplement passer...
Contribution de Daniel Guillaumet , "Re: Pic noir en Sarthe..." , 3 Aug 2002 |
Depuis quelques années, le pic noir est en extension vers l'ouest de la France, et il est arrivé jusqu'en Bretagne. A part les landes, qu'il ne semble pas apprécier, je crois qu'il est présent quasiment partout aujourd'hui - mais pas partout abondant quand même.
Contribution de Daniel Dubois , "Pic noir en Sarthe..." , 2 Aug 2002 |
J'ai observé à plusieurs reprises depuis quelques jours un pic-noir
(dryocopus martius) dans un bois de sapins (pas d'erreur d'idenfication
possible!!). C'est la première fois en plus de vingt cinq ans que j'en vois
un specimen ici, et ce doit être inhabituel si j'en crois mon Peterson qui
(édition 94) n'en signale pas à l'ouest d'une ligne Rouen-Clermont
Ferrand-Nice... Un égaré ou un migrant ? Quelqu'un pourrait-il étayer cette
observation dans l'ouest ?
J'en profite pour connaître un éventuel ouvrage didactique de référence en
Ornitho autre que le Peterson...
Merci de vos éventuelles réponses et bien cordialement,
Daniel Dubois
Changé (Sarthe) - France
contribution de Jean-Philippe SIBLET, j.p.siblet@ile-de-france.environnement.gouv.fr, "Pic noir", 23 Oct 2000 |
l'expansion du Pic noir est en partie liée à la modification des pratiques sylvicoles comme l'attestent différentes études. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, il convient de lire les différents articles publiées par Michel CUISIN dans l'ORFO puis dans ALAUDA sur le sujet. Ceci n'exclut toutefois pas un dynamisme naturel de la population qui pousse le Pic noir vers l'ouest.
Concernant le débat sur la repasse, je reste convaincu qu'il s'agit de la meilleure méthode pour contacter l'espèce et déterminer des niveaux de densité. D'ailleurs, il faut savoir qu'avec un peu d'entraînement, la bouche peut remplacer avantageusement le magnétophone.
Enfin, je constate que sur ce sujet, comme sur d'autres, les moralistes et les donneurs de leçon sont nombreux. Un peu de modestie et de recul serait certainement souhaitable. Merci d'y penser !
contribution de Gerard Joannes, g.joannes@ac-nancy-metz.fr, "Recherche du Pic noir", 22 Oct 2000 |
Familiarise-toi d'abord avec le chant et le tambourinage de l'oiseau pour les reconnaître en mars/avril. En hiver, tu peux te promener dans les forêts de hêtres et chercher à repérer les loges qui sont alors plus visibles. Le Pic noir est assez fidèle à son site de nidification.
Gérard Joannès
Forbach
contribution de Didier LEVY, levyd@club-internet.fr, "Re: Pic Noir", 22 Oct 2000 |
Compte tenu du milieu dans lequel évolue le pic noir et de sa nidification,
il peut être intéressant de réaliser ce Quadrat en forêt mixte pour
rechercher et observer les habitants des cavités ménagées dans les feuillus
de bon diamètre, en plus ou moins bon état.
Déterminer avec carte au 1/25 000 (série bleue) et boussole ou GPS des
carrés de 1km sur 1km et rechercher ces "trous de pics" (observateurs en ligne par exemple).
Bon travail
D. LEVY & Ch MAILHAC
Equipe Naturaliste Sud Grésivaudan
contribution de Gilles Lecolazet, lecolazet@ac-grenoble.fr, "Re: Pic Noir", 22 Oct 2000 |
"baup.emmanuel" a écrit :
je lance ma première grande question: Quelqu'un connaît t'il une méthode simple et efficace pour
prospecter le pic noir ?
D'abord il faut trouver les loges. Chez nous (Valbonnais, bord ouest du parc des Ecrins) les loges sont systématiquement creusées dans des hêtres.
Pour savoir si une loge est occupée, il suffit de la surveiller environ
une heure avant le coucher du soleil en automne ou en hiver par exemple
(il ne fait pas toujours très chaud !), heure à laquelle l'adulte doit
venir s'y "coucher". Suivant tout un tas de paramètres, saison, météo,
heure, individu, dérangement, l'arrivée peut être très bruyante ou
silencieuse. Ne pas s'endormir ! D'autant plus qu'il peut se présenter
plein d'autres bestioles.
Un tel travail de prospection facilite bien le suivi de la reproduction
au printemps.
Je suis un amateur complet, pas un "cocheur", je ne fais pas d'étude sur
le pic noir, je ne pratique pas la repasse, je prends le temps et je me
réjouis (et réjouis ceux qui parfois m'accompagnent) régulièrement de
l'observation de ce superbe oiseau !
Gilles Lecolazet
Valbonnais - Isère
contribution de goujon gerard, goujon.gerard@free.fr, "pic noir prospect", 21 Oct 2000 |
Le CORA Isère a effectivement travaillé sur les cavités de pic noir en Vercors.
Travail récent, rédaction en cours.
Contact courriel: cora38@worldnet.worldnet.net
Il faudrait préciser de quel type de prospection on parle...
La repasse en avril-mai est aussi un bon plan
contribution de Jacques Georges MICHEL, j.michel@wanadoo.fr, "pic noir prospect", 20 Oct 2000 |
Avant toute chose bien savoir en quelle saison tu désire effectuer cette prospection. En effet signalé comme non migrateur celui-ci effectue des migration altitudinales qui peuvent donner de fausses impressions de densité dans des massifs de plaine.
Un premier moyen très basique c'est de reconnaître ses creusages de nourriture (longues saignées dans les troncs pour la recherche des fourmis charpentières ) et ses loges. Il est très très fidèle à ses territoires je connais plusieurs sites ou les loges sont occupées depuis plus de 20 ans avec qq. aménagements tous les deux ou trois ans.
Pour la détection au printemps un cri est très symptomatique de la zone proche de nidification. C'est le cri de choucas.
Le cri bien connu klieu ou krou krou est produit sur tout son territoire et comme il est vaste cela ne permet que d'affirmer sa présence mais pas la localisation du territoire de nidification.
l'usure de la loge à la base me laisse bien pensif en effet des pics creusent une loge bien ovale, d'autres des loges en forme d'ogive gothique peut être sont ils nostalgiques de l'époque des bâtisseurs de cathédrale!) Par contre le poli de l'écorce et son noircissement 10 cm plu bas que l'appui est un bon indice de fréquentation. Les pigments noirs des plumes de la queue en sont la cause.
contribution de Catherine Laplagne, claplagne@calva.net, "Re: Pic noir", 20 Oct 2000 |
Quelques trucs pour pister le pic noir :
- d'après la Hulotte No 55 le pic noir, bien qu'en progression géographique
constante, n'est pas présent dans toute la France. Si tu habites en
bretagne ou dans le Sud-Ouest, tu as peu de chances de le rencontrer même
si tu ouvres bien tes yeux et tes oreilles ;
- à part ça, dixit toujours la Hulotte et aussi d'autres, le pic noir affectionne soit les hêtres soit les conifères. Par chez moi (Ile de france), les conifères n'étant pas légion, je cherche plutôt les hêtres (ça tombe bien car ce sont les arbres que je préfère aussi, surtout les gros, avec leur écorce en peau d'éléphant);
- sinon, le pic noir est un oiseau (1) plutôt gros, (2) assez bruyant (cri et tambourinement), (3) relativement peu farouche, (4) assez sédentaire. Tous ces facteurs font que s'il y en a dans un coin, on finit toujours par le voir.
Pour moi qui ne suis pas spécialiste, son cri ressemble beaucoup à celui du pic vert. Si tu l'entends, tu attends et une fois sur deux tu verras l'auteur. Le plus souvent, c'est un pic vert mais parfois, un noir. Pour le tambourinement, c'est surtout au printemps qu'on l'entend. En vol, il ondule comme les autres pics, ce qui permet éventuellement de le distinguer des autres oiseaux noirs.
contribution de JEAN PAUL VIERON, jean.paul.vieron1@libertysurf.fr, "Re : prospecter le Pic Noir", 20 Oct 2000 |
c'est vrai que les hauts plateaux du Vercors avec sa reserve naturelle est un bon
plan pour le pic noir mais il y aussi des forets de plaine plus accessibles au
debutant ornitho pour connaitre cet oiseau qu'on peut detecter au chant tres caracteristique et qu'on ne peut
oublier. ornithoamicalement
jean paul vieron
26 190
st laurent en royans
contribution de Jean-Philippe SIBLET, j.p.siblet@ile-de-france.environnement.gouv.fr, "Re : prospecter le Pic Noir", 20 Oct 2000 |
Il faut faire de la repasse au magnétophone dans les millieux favorables aux mois de mars/avril
contribution de Cyrille Deliry , Deliryc64@aol.com, "Re : prospecter le Pic Noir", 20 Oct 2000 |
Le CORA Isère et le CORA Drôme, ainsi que les gardes de la Réserve Naturelle
des Hauts Plateaux du Vercors travaillent sur cette espèce en synergie avec
un invbentaire de la Chouette chevêchette. Vous devriez pouvoir obtenir des
réponses en les joignant (demander David Loose) 04 76 51 78 03.
Dryocopticalement.
Cyrille Deliry (Morestel - 38 / France)
Site du Grand Père Soulcie :
http://www.deliry.com/
contribution de Jean-Marie FRENOUX, j-marie.frenoux@...., "Re : prospecter le Pic Noir", 20 Oct 2000 |
Tu peux essayer de repéere en premier lieu les loges. Elles sont faciles à reconnaitre car elles sont assez grandes et de forme ovale. Un autre petit indice qui peut te permettre de savoir si la loge a été utilisée ou non. Si elle a servi l'ovale est applati à sa base pour cause d'usure à force d'entrées et de sorties.
La recherche des loges de pic noir peut aussi te permettre d'observer d'autres espèces telles que le pigeon colombin ou la chouette de Tengmalm qui font régulièrement leur nid dans ces loges.
Bonne chance.
Jean-Marie FRENOUX
Dijon
contribution de Baillon.francois, Baillon.francois@wanadoo.fr, "Re: Pic Noir", 20 Oct 2000 |
Le Pic noir est partout présent ds la région Centre, en expansion constante, en particulier dans le massif de la forêt d'orléans (Lorris) ou les contacts sont quotidiens; localisation au chant évidemment.
contribution de pierre terran, terranpi@club-internet.fr, "Re: Pic Noir", 20 Oct 2000 |
J'ai aperçu à deux reprises un pic noir en vallée de Chevreuse.
Une fois dans les bois de la "Roche Couloir" (il y a qq. années) et une fois au dessus de Port Royal il y a qq. semaines.
contribution de daniel.ventard, daniel.ventard@libertysurf.fr, "Re - prospecter le pic noir", 19 Oct 2000 |
Tu vas dans le Rizoux (Haut Jura), il y en a beaucoup.
Plus sérieusement, essaie de reconnaître les frappers.
Je parle beau, moi qui ne les sait pas tous...mais c'est possible, mon copain Régis, il peut !
contribution de baup.emmanuel, baup.emmanuel@wanadoo.fr, "prospecter le pic noir", 19 Oct 2000 |
Bonjours à tous, nouvel inscrit je lance ma première grande question :
Quelqu'un connaît t'il une méthode simple et efficace pour prospecter le pic noir ? Merci pour tout renseignements et retour d'exp.
Manu
Nouvelle contribution, "pic noir", 17 Sep 2000 |
De retour d'une excursion géologico-botanique deux jours avec mes
"collègues" jeunes biologistes, je tiens à vous faire part de ma rencontre
avec le pic noir, à Méridon ( vallée de Chevreuse ).
Apparition fugitive, qui m'a fait regretter de ne pas avoir mes jumelles sous la main...
contribution de Emmanuel Chabot, echabot@worldnet.fr, " [picidae] Re: Les risques d'un printemps chahuté...", |
bodart_py@hotmail.com wrote:
je me demandais quelle pourrait être l'évolution des populations de
pics suite aux tempêtes de fin décembre ?
Tout dépendra bien sûr de l'état de destruction de tel ou tel bois
(réponse de Normand !) - le Pic noir aime les vastes massifs, il risque
de bouder ceux qui auront été en grande partie dévastés (mais on ne se
fait pas trop de soucis pour lui !). Il me paraît que, globalement, ce
désastre devrait être plutôt favorable aux Pics, en tout cas à court
terme : nourriture abondante, et il restera quand même bien des arbres
à trous ou à trouer.
Pour le reste, j'espère que tes questions recevront des réponses un peu
mieux documentées - et on verra bientôt ce qu'il en est dans les bois.
contribution de Alain Fossé, alfosse@bigfoot.com, "[picidae] Re: Pic noir", 29 Jan 2000 |
le Pic noir aime les vastes massifs
Dans sa dynamique actuelle, il semble qu¹il puisse occuper aussi des petits massifs : le premier cas de nidiÞcation trouvé en Maine-et-Loire (1978) était dans un massif de seulement 380 ha (forêt de Bareilles, in BEAUDOIN, J.-Cl., 1980. Le Pic noir Dryocopus martius : preuve de nidification, données recueillies en période de reproduction et répartition dans le Maine-et-Loire. Bull. Gr. Angevin Ét. Orn., 10 (28) : 47-65). Actuellement il y en a partout dans notre département et probablement dans de plus petits massifs. En 1975, dans Alauda, Blondel et Ramadan-Jaradi citaient 2 voire 3 c. sur les 68 ha de la hêtraie de la Sainte-Baume à Marseille !
réponse de "pica" <pica@wanadoo.fr>, "Re; Pic noir", 21 mai 1999 |
J'ai eu l'occasion de voir le spectacle suivant, qui montre que les loges étagées le long d'un tronc peuvent communiquer : un mâle de pic noir poursuivait un pigeon colombin. Ce dernier, talonné de près, s'est réfugié en catastrophe dans une loge de pic noir creusée dans le haut du tronc d'un platane. Gros raffut dans le tronc pendant +/- 2 secondes et le colombin est ressorti du tronc par une loge qui s'ouvrait 1,50 m plus bas, toujours poursuivi par le mâle de pic noir.
Salut !
Pierre CABARD
question de "Gilles Lecolazet" <lecolazet@pluton.ac-grenoble.fr>, "Pic noir", 20 mai 1999 |
Bonjour à tous,
Passionnés par les pics noirs depuis plusieurs années, avec quelques copains nous suivons ces oiseaux sur différents sites dans le Valbonnais (Parc National des Ecrins, Grenoble, Isère, Dauphiné, France).
En ce moment, chez nous, les pics noirs couvent.
Hier en fin de journée, nous avons fait une observation étonnante :
Est-il possible que les deux adultes passent la nuit dans la même loge ?
La femelle est-elle ressortie sans que nous (deux observateurs) nous en apercevions ?
Est-elle ressortie par un autre trou ?
La loge communique-t-elle avec une autre loge à l'intérieur de l'arbre, loges étagées ?
Quelqu'un a-t-il une idée concernant ces questions ?
En règle générale nous sommes à la recherche de toutes les informations un peu originales à propos du pic noir. Y a-t-il des connaisseurs de ces superbes oiseaux sur la toile ?