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Contribution de William, "Vacances à Ré", 13 Jan 2003 |
voici une liste non poétique des oiseaux que ma femme et moi avons observés sur l'île de Ré entre les 27 et 30 décembre 2002.
Les bernaches cravant, aigrettes garzette, mouettes rieuses, goélands argentés (et leucophée ?) et bruns, pies et autres corneilles ne sont pas mentionnées. Les tadornes de Belon, huîtriers pies, herons cendrés, chevaliers gambettes et tournepierres n'y sont pas non plus, par exemple, car omniprésents. Je n'ai gardé que les espèces caractéristiques mais j'envoie une liste plus complète à Lilleau des Niges.
Contribution de David Rousseau, rousseau_A_lal.in2p3.fr, "Re: Tadorne de Belon en re", 25 Jun 2001 |
J'ai aussi observe une "creche" de jeune tadornes a la station
d'epuration des Portes en Re en 1999, mais c'etait plutot fin Juillet.
Ce comportement est bien connu et, par exemple, decrit dans "Les Palmipedes", de Geroudet mis a jour par Cuisin:
Des que les jeunes sont assez grands pour se debrouiller tout seuls
(ils savent se nourrir seuls mais ne peuvent pas encore voler), les
parents font une "migration de mue", ils se rassemblent sur la cote des
Pays Bas ou ils restent le temps de muer (ils ne peuvent pas voler
pendant environ un mois) avant de revenir a l'automne. Les adultes
restant pendant l'ete sont souvent des immatures qui ne se sont pas
reproduit, mais ce peut etre aussi des couples "normaux" qui ont
agrandis leur famille.
Contribution de saint-marc, jlsm_A_club-internet.fr, "Tadorne de Belon en Ré", Tadorne de Belon en Ré |
S'agit-il de quelques couples très féconds, ou les jeunes de couvées différentes sont-ils regroupés en "nurserie" ?
Dans un bouquin sur les canards, John Gooders écrit:
"avant que leurs jeunes ne soient indépendants, la plupart des adultes s'envolent, les laissant à la charge de "tantes".
Les adultes se réunissent pour la mue : plus de 100 000 se retrouvent sur des bancs de sable à l'embouchure de l'Elbe en Allemagne du nord, et plus de 4000 muent dans la baie de Bridgewater au sud-ouest de l'Angleterre. "
Contribution de Bernard-bureau, bernard.couturaud@francetelecom.com, "Tadorne de Belon en Ré", 23 Jun 2001 |
Les Tadornes sont très nombreux sur les marais de l'ile de Ré (Charente Maritime). Observation récente : un couple s'occupant de 18 petits et un autre de 23, les jeunes nageant groupés près des adultes. Dans les marais alentour, beaucoup d'adultes en couples ou en groupes, mais sans descendance.
S'agit-il de quelques couples très féconds, ou les jeunes de couvées différentes sont-ils regroupés en "nurserie" ? Certains participants de la liste ont-ils constaté le même comportement, ou l'ont-ils vu décrit dans la littérature ?
Une réaction bruyante d'un tadorne : un héron cendré qui s'était posé près des jeunes a été attaqué et pousuivi en vol assez longtemps par un adulte. Le long bec a préféré la fuite loin de la nurserie.
Beaucoup plus discret, le gorge-bleue est bien présent, plutôt caché dans la végétation du marais, avec 7 individus aperçus, dont 2 très bien vus.
Contribution de Jean-Philippe PAUL, paul_jph@hotmail.com, "Re: Tétras Lyre en ile de Ré", 16 May 2001 |
Les Faisans dits "obscurs" sont appréciés de certains chasseurs. De bizarres considérations les trouvent plus sauvages, plus intéressants à chasser. Ils sont très sombres, presque noirs, et le rouge de la tête est d'autant plus visible. Il s'agit très certainement de ces oiseaux.
Contribution de Alexandre Gouëffon, x1alegou@ulmo.stud.slu.se, "Re: Tétras Lyre en ile de Ré", 14 May 2001 |
Pour avoir travaillé en bénévole plusieurs été à la reserve de Lilleau des niges, je sais qu'on y vois parfois des faisans de colchides, forme mélanique. PArticulierement dans les vignes et terrains ouverts aux alentours. Que les faisans mélaniques aient été introduits par les chasseurs ou soient le résultat d'une consanguinité prononcée est un autre probléme interressant. A voir avec les chasseurs, plus qu'avec la LPO en tous cas.
Si c'etait la téte d'une tétra, c'est bizare!! Et par rapport au cri, c'etait un faisan ou une bizareté ??
Contribution de Marc Giroud, le_juv@yahoo.fr, "Re: Tétras Lyre en ile de Ré", 14 May 2001 |
La probabilité de présence du Tétras lyre sur l'île de Ré est très proche de 0... Il me semble évident qu'il y a eu confusion.
Cette espèce est seulement présente en montagne et dans les ardennes. Il est noté de manière tout à fait exceptionnel en dehors de ses sites de reproduction.
De plus la description ne permet pas d'exclure le Faisan de colchide. Le Tétras lyre ne présente pas de crète rouge de plus ! Il n'est présent que deux bourrelets rouge au-dessus des yeux. Des éléments de structures auraient du apparaître et permettre d'éviter la confusion. Les phases mélanique sont "courant" chez les faisans d'élevage, et peut être rencontrer un peu partout; comme toute une gamme de variante...
Contribution de Bernard Couturaud, bernard.couturaud@wanadoo.fr, "Tétras Lyre en ile de Ré", 13 May 2001 |
Le 12 mai, surprise totale dans l'Ile de Ré ( Charente Maritime ) : croyant
m'approcher d'un faisan, je constate que le bel oiseau peu farouche qui me
regarde sans inquiétude est presque noir, avec une crête rouge et a toutes
les caractéristiques du tétras lyre, sauf la queue que je n'ai pu
distinguer. Situation : dans une parcelle d'herbe sèche en proximité d'une
vigne. Plus loin j'entends le même cri dans une autre vigne, mais je ne peux
distinguer le 2e individu.
La même observation a-t-elle été réalisée, et pourrait-il s'agir d'un lâcher
de gibier ( la zone ne correspond pas aux indications des guides ) ?
Contribution de Olivier Sigaud, olivier.sigaud@dassault-aviation.fr, "[Jolto] ???", 04 May 2001 |
Merci à tous pour toutes les réponses que j'ai eues à mes questions, en particulier sur la locustelle. Les gens de la réserve m'ont répondu aussi, je vous fait suivre la réponse, je crois que les choses sont claires.
From: Réserve naturelle Lilleau des Niges
lilleau.niges@espaces-naturels.fr
Subject: Re: [Jolto] ???
Date: Thu, 3 May 2001 12:36:22 +0200
Concernant le jolto, nous n'avons pas de dictionnaire français / rétais,
cependant le comportement que vous décrivez correspondrait bien à celui d'un
chevalier gambette en parade nuptiale. Celui-ci fait en général un vol de
chauve-souris ou du moins un vol un peu papillonant avec les pattes
pendantes et des battements d'ailes irréguliers (séries de battements
rapides en alternance avec des séries de battement au ralenti).
Concernant la locustelle tachetée, c'est un oiseau nicheur rare sur l'île.
Son chant évoque énormément celui d'un insecte : un
"trriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii", genre criquet, émit de façon ininterrompue
pendant 30 secondes, 1 minutes, souvent plus. La locustelle chante toujours
près du sol, à moins de 2 mètres de haut (dans des hautes herbes ou au mieux
un buisson). Le bruant zizi et quant-à-lui un nicheur très commun sur l'île.
Son chant, dont la retranscription phonétique dans les livres pourrait
prêter confusion avec une locustelle tachetée, est en fait bien différent :
il s'agit d'un zi-zi-zi-zi-zi-zi (d'ou son nom !) d'une durée de quelques
secondes est répété régulièrement et de façon quasi identique.
Enfin, pour le Petit-Duc, il y'a peu de doute possible car c'est un nicheur relativement bien répandu sur l'île de Ré, tandis que le crapaud accoucheur, lui, est totalement absent ici.
En conclusion, je dirais 1 gambette, 2 bruant zizi, 3 petit duc
Marc Thibault
Contribution de sylvain.henaff, sylvain.henaff@free.fr, "Petit duc scops ou crapaud alyte ?", 03 May 2001 |
Y a-t-il des petit duc scops à l'Ile de Ré en ce moment ?
D'après les guides, c'est un visiteur d'été et l'Ile de Ré
doit se trouver en limite de sa zone de répartition, d'où ma prudence...
Le Petit-Duc est nicheur à Noirmoutier (Bois de la Blanche, Bois de la Chaize) donc plus au nord.
Contribution de Olivier Sigaud, olivier.sigaud@dassault-aviation.fr, "Petit duc scops ou crapaud alyte ?", 3 May 2001 |
Toujours à notre hôtel (Le parasol, Ars-en-Ré), nous avons entendu
après la tombée de la nuit un "tiouk----tiouk----..." espacé qui
coïncide d'après nos guides de terrain au petit duc scops... ou au crapaud alyte !
Nous ne sommes pas allé voir, la nuit était noire.
Y a-t-il des petit duc scops à l'Ile de Ré en ce moment ?
D'après les guides, c'est un visiteur d'été et l'Ile de Ré
doit se trouver en limite de sa zone de répartition, d'où ma prudence...
Contribution de Olivier Sigaud, olivier.sigaud@dassault-aviation.fr, "lilleau.niges@espaces-naturels.fr", 03 May 2001 |
Dimanche dernier, un jour très ensoleillé à l'Ile de Ré, nous avons observé un oiseau, à une vingtaine de mètres dans le ciel, qui faisait un raffut terrible (tiou-tiou-tiou-tiou répété de façon ininterrompue).
Nous avons braqué nos jumelles et un Rétois assez âgé
qui passait nous a indiqué qu'il s'agissait d'un [Jolto] (je l'écris
phonétiquement, il n'a pas su nous dire l'orthographe).
Nous supposons qu'il s'agit d'un chevalier, probablement
gambette. Quelqu'un peut-il confirmer à partir du nom ?
Il nous a donné un autre nom local d'oiseau courant à l'Ile de Ré,
malheureusement nous ne l'avons pas retenu.
Existe-t-il des sources établissant des correspondances entre des noms locaux et le nom vernaculaire français ou le nom scientifique latin ?
Contribution de Marc Giroud, le_juv@yahoo.fr, "observations_à_l'Ile_de_Ré", 2 May 2001 |
--- Marie Laure PILLARD MLP@sorif.fr a écrit :
> 17) bergeronnette printanière, race beema
Pour ce qui est de beema, il semble évident qu'il s'agisse d'une confusion ! Cette sous-espèce n'est même pas d'apparition certaine en France... Ceci à cause des gros problèmes d'identification des hybrides de Bergeronnette printanière.
Pour plus de renseignement, il faudrait regarder le dernier n° d'Ornithos.
Marc Giroud
Contribution de Marie Laure PILLARD , Marie Laure PILLARD , "observations à l'Ile de Ré", 2 May 2001 |
Nous venons de passer trois jours à l'Ile de Ré, avec une journée de beau soleil bienvenue et inespérée! Ce fut un régal de se promener à vélo dans la réserve de Lilleau de Niges, sans trop de monde.
En sus de la liste ci dessous, nous avons un doute sur un oiseau observé
dans les branches d'un arbre assez haut à côté de notre hôtel : l'oiseau
ressemblait fortement à une locustelle tachetée, et le chant correspondait
très bien à la description de notre guide, cependant celui-ci précisait
qu'elle était difficile à observer et très farouche, or cet oiseau, certes
un peu protègé par les feuilles, s'est laissé observé pendant plusieurs
minutes. Quelqu'un peut-il nous dire si nous pouvons avoir raison, ou si la
présence d'une locustelle immobile en haut d'une branche est hautement
improbable??
Nos observations du 28/04 au 30/04, dans le désordre :
contribution de jean-luc saint-marc, jlsm_A_club-internet.fr, "excursion du COrIF", 5 Jun 2000 |
L'excursion du COrIF dans l'île de Ré, pour ce pont de l'Ascension, est décimée dès la veille du départ.
Son organisatrice a perdu sa mère, chacun assuma sa responsabilité.
Quelques émotions pour Martine Gazel:
Mercredi soir:
engoulevent d'Europe et petit-duc
Jeudi:
gorgebleues bagués,
poussins de laridés et de recurvirostridés,
milans noirs, busards des roseaux,
courlis corlieu et bernaches cravant.
Moyen-duc caché contre un piquet de clôture!
Vendredi:
faucon hobereau, traversant le Fier d'Ars au ras de l'eau, en chasse.
Samedi:
huppe fasciée cherchant et récoltant ses proies, pour partir avec !
Accouplement en vol de martinets noirs.
Trois fauconneaux crécerelles dans une ruine d'abbaye.
Dimanche:
tadorne de Belon en forêt,
récital d'hypolaïs,
et jeunes grimpereaux se laissant nourrir.
Avec, par ordre d'apparition à l'écran:
Caprimulgus europareus, Otus scops, Luscinia svecica namnetum,
Larus, Recurvirostridae, Milvus migrans, Circus aeruginosus,
Numenius phaeopus, Branta bernicla, Asio otus, Falco subbuteo,
Upupa epops, Apus apus, Falco tinnunculus, Tadorna tadorna,
Hippolais polyglotta, Certhia brachydactyla.
contribution de Frederic MALHER <FredMalher@compuserve.com>, "Ile de Ré", 18 au 21 septembre 1998 |
voici le compte-rendu de mon WE dans l'île de Ré et tout d'abord une remarque pratique : je n'apprendrai sans doute rien aux gens de la région mais je signale aux parisiens que c'est 3h de TGV pour La Rochelle, un loueur de vélos à 5 mn de la gare et 3/4h plus tard vous êtes dans l'île, où le vélo reste le meilleur moyen pour allier distances à parcourir et observation permanente d'oiseaux ( et y en a à voir . . ! )
L'ambiance à cette date est très liée aux passages (passereaux) et aux arrivées des premiers hivernants . Les grandes masses observables en hiver ne sont pas encore là et certaines espèces manquent encore : harles, grèbes, canards - sauf colverts- et surtout les célèbres bandes de Cravants (j'en avais compté 7000 en nov.97) mais 3 ont été signalées fin août .
Je me suis un peu polarisé sur la grande vasière du Fier d'Ars, spécialement à marée montante, au NW d'Ars : les remontées de limicoles chassées par la marée donnent lieu à de beaux spectacles (environ 2h30 avant l'heure de la marée haute à . . . . . La Rochelle, c'est la seule heure indiquée dans "Sud-Ouest" ! ) mais les petits bois à l'abri du vent étaient intéressants pour les passereaux et la ligne de dune entre le Phare des Baleines et St Clément est un axe intéressant pour les migrateurs
Temps clair; vent de NE notable (surtout en vélo ! )
Voilà qq-unes des 85 sp observées:
Donc, si vous manquez d'idée pour un WE pensez à l'île de Ré !
PS: tous les noms de lieux employés figurent sur la carte Michelin 233
réponse de Dominique Vallet <dominique.vallet@univ-rennes1.fr>, "Ile d'Oléron", 16 septembre 1998 |
A 20:51 15/09/98 +0200, Jean Alain INYZANT a écrit :
>>>>
J'envisage un petit séjour à l'île
d'Oléron la semaine prochaine.
Quelqu'un de la liste peut-il me renseigner sur les différents
lieux d'observation sur cette île.
Merci
<<<<
Bonjour
Il y a plusieurs marais salants sur l'ile. Pour les connaitre, je conseil ceux du Douet près de La Brée. Entre Boyard et la Pointe Nord (Chassiron, St Denis), les anciennes pêcheries en pierres attirent toujours beaucoup de limicoles et petits échassiers. Sur l'eau les macreuses, plongeons et harles ne sont pas rares. Coté "grand large" les dunes et les fossés ont une végétation riche pour les passereaux, pouillots, rapaces....
Pour voir tout ça, le vélo est idéal, il y a beaucoup de chemins TRES intéressants.
Bonnes obs
Dom.V