archives du forum de discussion « Ornithologie »

Languedoc - Roussillon

 

Contribution de yves_ornitho, "obs !!!!!!!!!", 11 Jan 2004

Encore aujourd'hui, sur le petit étang de l'école de St-Cyprien, ( 66 )

puis sur ST-Nazaire, 2 pipits de Richard ( !! ), et un cul-blanc.

 

Contribution de yves dubois, "OBS aujourd'hui 66 : étang de canet ", 24 Sep 2003

Juste pour ajouter au message de Julien qu'il y avait 3 bécasseaux de temminck de 15h à 17h15 devant l'observatoir, en compagnie de 4 maubèches, 1 tournepierre, pas mal de Gravelots à collier interrompu et de grands gravelots ( + petits gravelots aussi ), et toujours quelques flamants bagués.
PS: 1 pouillot véloce trouvé mort par terre il y a 3 jours + un martinet à ventre blance hier au Mas Llarieu

 

Contribution de Yves dubois, "Quelques obs sympas", 21 Sep 2003

Aujourd'hui, ( le 21/09/03 ), sur l'étang de Canet :

Amicalement à tous
Yves dubois

 

Contribution de clément-bancal , "Re: IBIS dans l' Hérault", 11 Nov 2002

les Ibis sacrés de l'Hérault viennent effectivement à coup sur de la Réserve Africaine de Sigean tout comme les Pélicans gris. Le comptage de la semaine dernière donnait 83 oiseaux au retour au dortoir à la RAS. Les Ibis falcinelles sont beaucoup plus rares. Merci pour l'info ccomme le suggérait Thierry.

 

Contribution de Thierry BARA, "Re: IBIS dans l' Hérault", 10 Nov 2002

L'ibis falcinelle est rare mais régulier sur les étangs côtiers méditerranéens, en particulier sur l'étang de Vendres, en bordure duquel se trouve la manade Margé. Ca reste une observation intéressante que vous pouvez signaler au groupe ornithologique régional (le GRIVE, Maison de l'Environnement à Montpellier) ou à la LPO Aude (à Gruissan).
Pour l'ibis sacré, il s'agit probablement d'individus échappés de captivité (Sigean, ou autres ...). Cependant dans l'ouest de la France (Loire Atlantique par exemple), des individus échappés de captivité ont formé peu à peu une population qui se reproduit librement et endure les rigueurs de l'hiver sur place. Il n'est pas impossible que certains de ces oiseaux poussent cependant des déplacements vers le sud et pourquoi pas jusqu'à la Méditerranée. Quant à un mouvement naturel depuis leur plus proche habitat traditionnel (Afrique sub-saharienne), c'est très peu probable.

 

Contribution de La famille Oziol., "IBIS dans l' Hérault", 10 Nov 2002

Ce jour 10 novembre 2002, nous avons observé 8 Ibis sacrés et 2 Ibis falcinelles au bord de la rive gauche de l' Aude entre la manade Margé et l'embouchure, ils se nourrissaient à même le sol dans le marais, au milieu des autres oiseaux plus habituels de cette zone.

Nous avons trouvé l'Ibis falcinelle dans notre guide comme faisant partie de notre faune, ce qui n'est pas le cas des Ibis sacrés.
Doit on considérer ces derniers comme non exceptionnels, ou s'agit-il d'escapades d'une réserve comme la réserve africaine de Sigean toute proche?
En vous remerciant de votre réponse, très courtoisement.

 

Contribution de clément-bancal, "littoral audois", 6 Nov 2002

aujourd'hui 6/11 en mer à Narbonne-plage de 8h00 à 9h00, 83 Fous, 264 Puffins de Méditerranée, 1 petit Pingouin , premier Plongeon arctique, 95 caugeks et 17 Grues cendrées à environ 2km de la cote (D. Clément).
Sur Narbonne vers 9h30, 42 (V. Lelong et M. Bancal)+ 21 Grues cendrées (F. Gilot). Ce soir sur Peyriac de mer, 3 Harles huppés et 8 Grues cendrées (HP Roche et D. Clément) et 7 Grues cendrées sur Leucate-la Franqui (C. Brunet). 2 Hirondelles de cheminée et un circaète sur Gruissan et encore 2 Martnets pales en chasse sur Narbonne-plage.
Dominique Clément

 

Contribution de Patrice MOLINIER, "encore des martinets", 29 Oct 2002

Je rentre d'un bref séjour à Collioure (66) où dans l'après-midi du 30 vers 16h j'ai pu observer haut dans le ciel (mais mes jumelles ne me quitte pas) une dizaine de martinets noirs. Le temps était beau sur Collioure et dans le ciel ce n'étaient ni des bergeronnettes ni des étourneaux,mais des martinets sans aucun doute.

 

Contribution de dominique Clément, "suite disque lunaire", 20 Oct 2002

complément d'observations sur disque lunaire.
Site: Narbonne-plage (Aude)de 23h10 à 0h42. 3 phases
23h10 à23h26 : 63 oiseaux
23h50 à 0h08 : 53 oiseaux
0h26 à 0h42 : 54 oiseaux
en plus des oiseaux prédemment cités et entendus. Verdier, Etourneau, Merle noir, à nouveau bergeronnette grise et un oiseau taille pigeon mais planeur.
Total oiseaux observés = 482 pour 10 phases de comptage. temps de comptage= 146 minutes
La raison commande de se reposer les yeux. Cette technique appellée moonwatching peut se pratiquer deux jours avant et deux jours après la pleine lune au minimum.
Pour ceux qu'un protocole précis interesse, je peux leur transmettre des infos.

 

Contribution de Thierry BARA , "Re: Quels spots dans la region de Beziers ?" , 23 May 2002

Entre Béziers et Narbonne, la basse plaine de l'Aude héberge une des 2 dernières "colonies" de Pies-grièches à poitrine rose en France. C'est aussi un bon secteur pour les Chevêches, Rolliers, Huppes, Coucous-geais, Bruants ortolans, ...

A l'amont et à l'aval de cette basse plaine, les étangs de Capestang et de Vendres sont riches en oiseaux d'eau nicheurs : Butors, Blongios, Hérons pourprés, Busards des roseaux, Canards dont parfois Nettes rousses, Râles d'eau, Panures à moustaches, Luscinioles, Cisticoles, etc...
Plus à l'intérieur des terres, tu peux rechercher les passereaux méditerranéens (Fauvettes, Monticoles, Traquets oreillards, ...) dans les collines couvertes de garrigue et les Moineaux soulcies dans les villages. Et pourquoi pas des Hirondelles rousselines sous les ponts ?

 

Contribution de clément-bancal , "complément audois" , 22 May 2002

quelques obs réalisées ces derniers jours sur l'Aude.

Petite précision au sujet des bondrées du 12/05. Au 1500 signalées il faut rajouter 2200 oiseaux comptabilisés sur le littoral entre 11h20et 15h20 (obs R. Riols). C'est un minimum car de nombreux oiseaux passaient visiblement en pleine mer. Le 17, jour de coup de mer et notamment du Labbe à longue queue(E. Rousseau et al.) sur Port-la-nouvelle, à signaler au moins 80 mouettes mélano sur Pissevaches et quelques parasites en mer.
Ce week-end au moins 2 kobez chassent sur le plateau de Sault (obs C. Riols) Le 21 dans la montagne noire, 1 Faucon d'Eléonore sombre en migration (D. Clément) et aujourd'hui nouveau coup de mer et rien ne migre.... sauf, une Caille des blés qui arrive de la mer et se pose en sansouire (D. Clément). Sur Lapalme, 2 Sternes hansel (obs J. Marquès et L. Kurek).

 

Contribution de David et Françoise Beaudoin , "De la Bourgogne à la Provence en revenant par l'Auvergne" , 29 Apr 2002

Me voici de retour d'une semaine de vacances dans l'Hérault et quelques jours pour le chemin du retour.

Première étape le dimanche 14 avril en Bourgogne, le temps de croiser quelques milans noirs et un milan royal, un chevalier culblanc et mes premières hirondelles de rivage de l'année.

Le lendemain 15 avril, grande descente vers Montpellier. Comme nous sommes un peu en avance sur notre horaire, nous prenons les chemins de traverses passant par l'ouest de la Camargue. Au rendez-vous, busard des roseaux, monsieur et madame à quelques centaines de mètres d'intervalle, hérons gardeboeuf, aigrettes garzettes et flamants roses pour les grands échassiers, avocettes et échasses blanches pour la taille inférieure, mes premiers martinets noirs de l'année, un Jean-le-blanc contre le vent. Avec cela, quelques mouettes mélanocéphales , mouettes rieuses et autres goélands leucophées.

En remontant l'Hérault, nous croisons une petite troupe de moineaux soulcies , une première tout court.

Le 16 avril, première balade matinale au milieu des vignes, et l'accueil sonore des serins cinis , des alouettes lulus et d'une huppe . Les linottes mélodieuses, bruants zizis et proyers sont aussi de la partie. Plus tard, un rossignol se joint à l'ensemble. Plus discrets, un tarier pâtre, une fauvette à tête noire et une fauvette mélanocéphale, une tourterelle des bois et deux perdrix rouges.

Le 17 avril, mes pas me mènent vers un îlot de pins fréquenté par trois familles, des huppes, des faucons crécerelles et des pies. La cohabitation n'a pas l'air d'être excellente. Un coucou se mêle de loin à la conversation. Sur un chêne vert, une tâche blanche lance un cri. La tâche blanche n'est si blanche que cela, elle l'est même moins que celles que j'ai rencontrées en Bourgogne. Une pie-grièche grise, visiblement la sous-espèce méridionale.

Fin de matinée, autre lieu, autres rencontres. D'abord des hirondelles de fenêtre. Puis dans un bosquet, à nouveau une tâche blanche. Plus grande et moins blanche encore. La tâche se déplace et finalement me tourne le dos, un dos sombre plutôt brun avec une très grande queue et une calotte grise pas très uniforme : un coucou-geai ! Hélas, il ne reste pas longtemps avec nous.

Le 18 avril, retour à ma balade matinale. Un couple de fauvette grisette partage son buisson avec les fauvettes mélanocéphales. Un petit oiseau s'élève des vignes en égrainant ses notes une à une avant de disparaître à nouveau. Un peu plus loin, le chant reprend, pas tout à fait identique. Cette fois l'oiseau est posé, c'est un tarier des prés qui imite la cisticole qui elle, a repris son vol au dessus des vignes. En rentrant, j'observe deux moineaux friquets sous les mêmes tuiles.

Le 19 avril, avant de partir rejoindre le bord de mer, j'ai le temps d'écouter un moineau soulcie perché sur une antenne télé. Dans les marais de bord de mer, quelques flamants roses côtoient des sternes pierre-garin, des grands cormorans, deux tadornes de belon, une aigrette garzette, des foulques, des grèbes huppés et des canards colverts. Dans les roseaux, jouant à cache-cache, une poule d'eau et une rousserolle turdoïde.
Une femelle busard des roseaux s'approche et disparaît dans les roseaux. Des cris s'élèvent alors de son aire d'atterrissage. Elle reviendra deux fois à cet endroit en une demi-heure. Une cisticole chante au-dessus des roseaux. Un autre chant s'élève des roseaux, bien caractéristique. Tout près, de petits cris se font entendre. L'oiseau tourne, de roseaux en bosquet, toujours à couvert, puis pendant quelques secondes, la bouscarle, petite fauvette rousse, apparaît. Nous quittons le coin, il semble que l'on gène.

L'après-midi, retour dans les vignes. Un rougequeue à front blanc examine le terrain. un faucon hobereau passe au-dessus de la colline. Plus haut, un grand rapace. Je dis grand par rapport à ma référence qu'est la buse variable. C'est plus grand, beaucoup ? Difficile à dire. Il est assez loin mais je peux voir son ventre blanc, sa queue blanche bordée de noir. Ses ailes sont claires sauf une bande sombre qui part du poignet pour rejoindre le ventre. Les rémiges son claires. Tous ces détails m'amènent vers l'aigle de Bonelli !

Le 20 avril, je change un peu de paysage pour rejoindre les oliveraies sur les terrasses. Les rossignols s'en donnent à coeur joie. Je n'ai jamais observé une telle densité. Un couple de fauvette passerinette passe de buisson en buisson. Une fauvette mélanocéphale se fait entendre puis admirer quelques instants. Au loin, les Pyrénées sont splendides.

Le 21 avril, retour à ma balade matinale, la dernière. Des hirondelles de fenêtre visitent les vieux nids avec déjà quelques chamailleries. Dans les vignes, deux huppes dansent. Je les vois s'élever à quelques mètres de hauteur, à la verticale, tournant l'un autour de l'autre comme deux grands papillons. Puis elles disparaissent dans les vignes pour recommencer quelques instants plus tard. Pas de cris, pas d'impression de violence, cela me fait penser à un couple plutôt qu'à deux rivaux.

Le 22 avril, au sommet de quelques vieux volcans croisés sur la route du retour, les pipits spioncelles font du parachutisme.

Le 23 avril, c'est la plaine de Saône qui nous accueille. Les courlis cendrés sont au rendez-vous. Une seule barge à queue noire nous fera l'honneur de sa présence. Quelques hérons gardeboeufs préfèrent les prairies de la Saône au delta du Rhône. Les bergeronnettes printanières sont là aussi. Dans une roselière, les phragmites des joncs chantent à tue-tête. Ils se montrent aussi contrairement à cette mystérieuse locustelle qui restera cachée cette année encore.

Dans les collines du Mâconnais, une chevêche semble me dire "je suis ici chez moi, pour toi les vacances sont finis, au revoir !"
David Beaudoin
Le Mée/Seine (77)

 

Contribution de Dominique TISSIER , "quelques obs méridionales" , 25 Feb 2002

à l'occasion d'un passage à Leucate (Aude), une belle obs de Plongeon arctique devant la falaise de Leucate le 16 février.
Un Coucou-geai était sur le même site. Je ne le crois pas sédentaire, mais la date me parait précoce pour un retour de migration.

A l'étang du Canet, j'ai pu apercevoir une Talève sultane (lors d'un court vol au-dessus de la rodelière entre l'étang et le golf) le 20 février.
J'ai pu mieux les observer en Espagne à la réserve des Aiguamolls d'Empuries, avec trois ind bien visibles le 22 février, alors que passaient au dessus de moi deux vols de 30 et 15 Grues cendrées en migration active. Un Ibis falcinelle était également présent sur ce site extraordinaire où l'observation est très facile.

 

Contribution de dominique Clément , "Re: Escapade 66" , 7 Jan 2002

concernant vos observations dans les P.O. Rien d'étonnant à voir des canards souchets (combien?), concernant des Garrots à oeil d'or, c'est par contre beaucoup moins probable (encore une fois combien?) mais toujours possible, enfin il n'est pas rare de voir plusieurs milliers de foulques en Languedoc_Roussillon :de 6200 à 10200 entre mi octobre 2000 et mi janvier 2001 sur l'étang de canet. info feuille de liaison du groupe ornithologique du roussillon n°20 et également plusieurs milliers sur les étangs littoraux audois à cette même période.

 

Contribution de Gilles Chuzeville , "Escapade 66" , 6 Jan 2002

J'ai profité des fêtes pour faire un "saut" à côté de Perpignan. J'en ai profité pour sortir les jumelles.

Le 31/12 entre Elne et St Cyprien, une colonie de vanneaux huppés sont installés dans un champ

Le 2/01/02 au lac de Villeneuve de la Raho (vers la zone protégée) 3 hérons cendrés, de nombreux colverts, quelques goélands leucophées et des canards que je n'ai pas pu identifier avec certitude (ils étaient à contre jour) : j'ai pensé à des souchets, mais la situation géographique me surprend. Quelqu'un peut-il me confirmer ?

Le 2/01/02 sur les étangs de Canet
La faune est toujours aussi riche : des aigrettes, des flamands, des goélands leucophées, des mouettes rieuses et des bruants des roseaux en grand nombre. Mais surtout, spectacle inédit pour moi, plusieurs milliers de foulques (sans doute plus de 3000 !) IMPRESSIONNANT ! Est-il fréquent de les rencontrer en si grand nombre ?
Egalement au rendez-vous, grèbes huppés et cormoran

Le 3/01 à Villeneuve
Grèbes huppés, 5 hérons cendrés, 2 aigrettes, les colverts des étourneaux sansonnets, des rouges-gorges, des foulques, des mouettes rieuses et goélands leucophées.
Et toujours des canards non identifiés qui ne me semblaient pas les mêmes que le premier jour et que j'ai pris cette fois pour des garrots sonneurs. Géographiquement parlant, c'est pas mieux !!! Alors, y a-t-il eu d'autres obs sur ce site ?

A bientôt et bonnes observations à tous pour 2002
Gilles Chuzeville
9, rue du petit sous les vignes
45680 DORDIVES

 

Contribution de michele.corsange, "Les Baux en hiver" , 3 Dec 2001

Samedi 1er Décembre 2001 - 9h 30. Les Baux-de-Provence.

Quel ciel ! Bleu, immensément bleu, pas un souffle de vent, un soleil rayonnant. L'air est si doux que nous sommes tous en pull, manches retroussées.
Rob, notre ami ornitho anglais - et quel ornitho ! - nous a donné rendez-vous à l'entrée du village, nous sommes une dizaine, pour la plupart des fidèles de la LPO, nous nous retrouvons souvent sur le terrain et c'est toujours un bon moment d'amitié partagée.

Direction : Col de la Vayède, côté Maussane - St Rémy-de-Provence. Au pied du château des Baux nous plantons nos lunettes. Un Merle bleu mâle en plumage hivernal nous attendait. Un peu noir en hiver le Merle bleu, je commence à comprendre pourquoi j'ai tant hésité dans mon identification la semaine dernière... Un peu plus loin dans l'anfractuosité d'un pan de mur : un Tichodrome échelette.

Les Fauvettes Mélanocéphales et les Rouges-queues noirs sautent d'un pistachier lentisque aux feuilles rouge et or dans un autre. Vers la stèle des Trémayé : un autre Merle bleu - celui que l'on appelle maintenant le Monticole bleu - et dans la falaise travaillée par le vent et l'érosion : des Hirondelles de rochers jouent à frôler la paroi et parfois s'engouffrent dans une cavité. Les Pigeons bizets ne se comptent pas, il y en a vraiment beaucoup. Plus loin, un autre Merle bleu.

Nous allons sur le rocher qui surplombe la vallée des Baux, un endroit où j'aimais aller lire en solitaire avec mon chien lorsque le soleil n'était pas encore devenu mon ennemi. Là, c'est fabuleux ! Toutes les Alpilles offertes, la Caume, les Opies - hauts lieux chers aux Aigles de Bonelli - à nos pieds, une mer d'oliviers dont le vert argenté contraste avec le vert plus sombre des pins et, en prime, le chant d'un Bruant zizi. A droite, en plein ciel, un Epervier d'Europe joue à passer et repasser au-dessus du golf des Baux.

Nous reprenons le sentier qui passe au-dessous du rocher des Baux et permet de rentrer dans le vieux village par la porte de Laure : encore un Merle ble u, un Rouge queue noir, d'autres chants d'oiseaux. Un autre Merle bleu s'est juché sur le rocher que j'appelle la Tête de chat. Et puis encore un autre... nous en compterons 6 dans la matinée.

Entrée dans le vieux village. Ouf ! c'est la basse saison, les attrape-touristes, toutes les horreurs made in Japan (cigales, pots, etc. tout c'est "artisanat" de pacotille hideux) ne sont plus là pour offenser les amoureux de vieilles pierres et l'on peut circuler sans encombre même avec nos lunettes. Dans le ciel des Choucas des tours passent. Un Accenteur alpin nous offre un véritable spectacle, il pose, là en plein village, c'est la star du jour !
De face, de profil, immobile sur la pierre où il a choisi de rester un moment. Un petit saut au pied de la pierre pour fouiller du bec dans l'herbe en quête de quelque insecte. Très actif l'Accenteur ! Et puis, hop ! un coup d'aile, il s'agrippe au rocher juste en face de nous et nous pouvons tout simplement l'admirer, l'observer à loisir. Je vais même pouvoir lui faire un fond de l'oeil !
Zoom de 60 sur l'Accenteur alpin :
Bel oeil noir, étincelant, l'oiseau semble nous regarder, bec pointu noir mais d'un beau jaune vif à la base, tête et dos gris, ailes d'un beau roux flamboyant, grandes couvertures alaires ponctuées de blanc, juste des petites touches, un vrai travail de peintre ou des éclats de nacre, bavette blanche arrondie ponctuée de petites taches noires et... de belles griffes fines pour cramponner la roche !
Les Baux en hiver, c'est formidable !
Midi. Une belle matinée prend fin et... nous avons faim ! Ciao les Amis !

Oiseaux observés :

Cordialement,
Michèle CORSANGE - 13200 - CAMARGUE
Lat : 43 41 N Long : 004 38 E

 

Contribution de michel devroux , "quand passent les cigognes" , 22 Aug 2001

Hier soir (21.08.2001) vers 19 heures : 45 cigognes au moins se sont posées sur les toits du palais ducal d'Uzes (30 Gard) et sur les tours, et autres monuments historiques alentour. Quel spectacle... Ce matin elles repartiront vers 10 heures dès que le soleil chauffera l'air.
D'après les habitués du coin, ce n'est pas exceptionnel d'en voir, mais rarement autant à la fois.

Michel Devroux 30 Saze

 

Contribution de caminav , "Cigognes" , 15 Aug 2001

Dimanche 12/08 vu au loin au dessus de la montagne de Mireval (34) 12 Cigognes, et ce jour 15/08 le régal !!! juste au dessus de ma maison à Clapiers (34) prenant les ascendants pas moins de 35 Cigognes tournoient.
Cordialement
Patrick PORTIER

 

Contribution de caminav, caminav@caminav.com, "premiers Guêpiers", 25 Apr 2001

c'est tout chaud !!, il viennent juste d'arriver :
16 Guêpiers sont posés en face de ma base au bord du canal à Carnon (34 Hérault) depuis plus d'une heure.
Je pense qu'ils sont ils en repos de trajet migratoire.
Patrick PORTIER
Montpellier (Hérault)

 

contribution de michele.corsange, michele.corsange@wanadoo.fr, "Sortie en mer du GRIVE", 21 Jan 2001

La Grande motte - 9 heures, devant l'Hôtel Mercure.
Tous les mordus de la mer et des oiseaux sont là, membres du Grive, de la LPO, des Ornitho de tous âges et de toutes compétences mais, pas des moindres non plus ! Comme me dit mon ami Frédéric, très optimiste ce matin : "Si le bateau coule, il y aura un sacré vide dans le monde ornitho". Rassurez-vous le Capitaine de "L'Aigue Marine" est un bon loup de mer.

Rudement belle journée. Grand ciel bleu, soleil, mer d'huile, le rêve...
Départ à 10 heures tappantes. Plein Sud.
Trois Cormorans nous regardent quitter le port, eux ont choisi de rester sur la jetée à tribord.
Le phare de l'Espiguette à bâbord, il ne sera bientôt plus qu'un point et disparaîtra. Rien que le ciel et la mer.
A la poupe, un marin jette des sardines par dessus bord pour donner aux oiseaux l'envie de suivre le bateau.

Premiers Goélands, premiers émois.
Un Grèbe huppé.
Des goélands, encore des goélands. Wouaou ! Une Mouette pygmée, la première de ma vie ! belle toute belle avec ses ailes au dessous uniformément noir, un beau virage sur l'aile pour se faire encore plus admirer. Je l'ai vue, observée et je ne l'oublierai pas, son image restera gravée dans ma mémoire. Archivée la mouette, on ne sait jamais...
Des goélands, encore des goélands, toujours des goélands. Un premier Puffin qui se rit des goélands, plonge et leur prend les poissons au ras du bec. D'autres puffins arrivent à la rescousse. Une belle Mouette mélanocéphale, ailes immaculées, bec rouge bientôt suivies de juvéniles plus grisâtres. D'autres mélanocéphales se joignent au groupe. Une tribu de cormorans arrive en force à toute vitesse, une belle formation en ligne, rien à redire le "charognard" de tête les a bien briffés.

Premier Fou de Bassan, corps plus effilé que celui des goélands, beau bec gris bleu, un sacré poignard !
Nuée de goélands. Des Mouettes tridactyles aisément reconnaissables avec leurs bout d'ailes noirs et, je crois rêver, des petits Pingouins torda !
Souvenirs, souvenirs, chers souvenirs, la Hague, Cherbourg. Un film défile dans ma tête mais ils sont là bien réels sous mes yeux, certains amérissent dans une belle giclée d'écume, un véritable appontage d'avion freiné net sur un porte-avions, d'autres se laissent bercer par les vagues que le bateau fait naître dans son sillage. Quelle joie de revoir leur gros bec noir comme cassé et barré de blanc ! D'autres décollent et battent des ailes à toute vitesse et l'on voit leur ventre blanc qui fend l'air.

Des oiseaux par centaines font un véritable ballet aérien, les puffins sont là par dizaines et de leurs ailes sombres se faufilent sous les goélands au ras des flots, plongent, passent presque au ras des jumelles, plongent à nouveau et l'on peut même parfois voir encore comment leurs ailes continuent de les faire littéralement voler sous l'eau. D'autres fous se joignent à la danse et nous avons tout le loisir de les observer dans leur vol rapide et léger tout à la fois. Une Sterne caugek !

Un Labbe parasite, malheureusement pour moi, plus entrevu que vu, pas assez observé en tout cas. Pas eu des réflexes assez rapides... Retour. Pas de mélancolie à bord, on a eu le temps de se retrouver entre amis ou de faire connaissance. J'ai eu le bonheur de faire connaissance avec un co-listier, Caminave, ça fait du bien, tout de suite on a l'impression de se connaître depuis toujours, d'être un peu de la même tribu. Sûr, on se reverra, déjà des projets. Salut l'ami !

La Grande Motte est en vue mais il nous sera encore donné de voir d'autres grèbes huppés et sur tribord deux goélands. Oui, je sais, banal, déjà mentionnés. D'accord, mais j'ai gardé le meilleur pour la fin, là, juste derrière les deux goélands, un Plongeon arctique. Et puis bien sûr des cormorans. Et des goélands. Jonathan le goéland, vous vous souvenez ? Il est sûrement là, quelque part, sur la mer ou dans ma mémoire, il vit !
16 heures. Débarcadère.
Fin.
Prochaine sortie du GRIVE le 6 Mai ! Même lieu, même heure, si ça vous tente...

Récapitulatif :
par ordre alphabétique - Français, Latin, Anglais (pour mes amis Grands Bretons)

Michèle CORSANGE - 13 Arles - CAMARGUE
Lat: 43 41 N Long: 004 38 E
michele.corsange@wanadoo.fr

 

contribution de Georges Olioso, Georges.Olioso@wanadoo.fr, "qques obs", 14 Jan 2001

Une semaine passée dans les Pyrénées-Orientales avec une bonne météo du lundi au jeudi, moins bonne le vendredi et le samedi, mauvaise ce dimanche.
De marches en bord de mer et dans l'arrière pays nous ont permis quelques observations intéressantes

en prime, nombreuses rainettes méridionales chantant soir et matin, dont une dans la chambre...
Georges OLIOSO, le Mail,
26230 GRIGNAN

 

Contribution de Caminav, caminav@caminav.com, "Le bonheur des yeux", 22 Dec 2000

A l'occasion du recensement mensuel des oiseaux d'eau, j'ai eu le bonheur de participer au comptage de l'étang de l'OR. (étang situé entre Mauguio et le littoral Carnon/La Grande Motte dép34 Hérault) Cette journée du 18/12/00 fut pour moi un festival avec 47 espèces contactées, c'est ce que l'on doit appeler le bonheur des yeux :

Cordialement
Patrick PORTIER

 

contribution de Caminav, caminav@caminav.com, "Vic la Gardiole/Aresquiers (Hérault)", 13 Nov 2000

Ce matin 11/11/00 sortie sympathique mixte des associations GRIVE de Montpellier et ANELM de Lattes avec Xavier Rufray.
Le théme de la sortie "les oiseaux hivernants au bord des lagunes à Vic la Gardiole" ( 34 Hérault). Voici mes observations de cette sortie.

Sur le chemin qui nous méne au bord de l'étang de Vic un Tarier Patre est perché sur un grillage, de nombreuses Bergeronnettes grises sont présentes dans les champs, et parfois mélangées aux Mouettes rieuses derriére le tracteur au travail.
Sur l'étang, vu d'assez loin des Vanneaux huppés, à l'arriere plan une ligne de pieu est plantée sur chacun d'entre eux un Héron cendré y est perché, ils dorment tranquillement. Devant eux une Echasse blanche ainsi que quelques Avocettes sont visibles.
Un Busard des roseaux tournoie au dessus de ce petit monde, des Colverts s'envolent, le Busard se pose, puis s'envole de nouveau, c'est au tour d'un groupe de Tadorne de Belon de prendre l'envol. Le Busard s'éloigne. Des Linottes mélodieuses s'élevent d'un bond pour se reposer tout aussi rapidement.
Xavier nous enméne aux Aresquiers, sur la route nous observerons des Sternes Caugeks, des Grébes huppés et un Grèbe à cou noir qui pêchent activement prés des filets étendus.

Des grands Cormorans font sécher leurs ailes et nous distinguons bien les juvéniles avec leur ventre blanc. Les Vasiéres des Aresquiers nous permettrons de découvrir une colonie de Bécasseau variable, et de Gravelot à collier interrompu, sur fond de Mouettes rieuses et Goélands argentés. Nous décidons d'aller voir sur la mer, seul le spectacle des vagues nous ravi, ainsi que quelques cormorans rasant la surface de l'eau. Sur le chemin du retour nous verrons deux Bruants zizi femelles perchés à la cime d'un arbre, et le vol d'un Pinson des arbres exibant ses doubles barres alaire blanches.

Noublions pas les Flamants roses, Hérons garde boeufs,Aigrettes garzettes, Faucon Crecerelle, Pies, Etourneaux sansonnets et Chardonnerets élégants.

 

contribution de Jean-Marie ESPUCHE, Jean-Marie.ESPUCHE@wanadoo.fr, "Aigues Mortes", 24 Oct 2000

Ce soir, entre Aigues Mortes et Le Grau du Roi, au dessus de vignes bordant les étangs, qq centaines de mouettes moucheronnaient.
Mais elles étaient accompagnées de qq milliers d' étourneaux qui faisaient de même, en pratiquant un vol adapté!
J' ai été surpris car je ne savais pas que cet oiseau pouvait se nourir de la sorte.
Avez - vous d' autres exemples?
Jean Marie ESPUCHE
Camargue

 

contribution de Georges Olioso, Georges.Olioso@wanadoo.fr, "étang de Pissevacnes", 11 Aug 2000

un bonjour suffocant...
il fait chaud...
un tour matinal de l'étang de Pissevacnes (Aude) le 10 août a donné 2 guifettes noires, 2 grandes aigrettes, 2 grands cormorans, quelques sternes pierregarins, naines et caugek, environ 130 flamants roses (dont 1 bagué en Sardaigne et 1 en Espagne), environ 250 aigrettes garzettes, 4 martinets noirs, 1 pouillot fitis, etc.
Georges OLIOSO, le Mail,
26230 GRIGNAN (44°25 N - 4°54 E) France

 

contribution de Marc Giroud, le_juv@yahoo.fr, "Sarcelles_marbrées", 3 Aug 2000

Bien qu'il est évident que certaine de ces Sarcelles sont des échappées; ce n'est pas toujours le cas ! Et les obs de Camargue, rappelle les probables repro du siècle dernier...

Les obs dans le sud de la France sont plus nombreuses que sur les secteurs plus nordique ou pourtant l'élevage des anatidés de toute sorte est depuis longtemps à l'origine de l'implantation de certaine de ces espèces ! (Canard mandarin, Ouette d'égypte, Tadorne casarca...) Ainsi pourquoi n'y a-t-il toujours pas d'obs de S. marbrée en Alsace ou dans le nord ?

 

contribution de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Sarcelles marbrées", 17 Jul 2000

Lors de mon récent (juin 2000) séjour en Languedoc, j'ai constaté la présence d'une sarcelle marbrée ( et d'une nette rousse ) parmi d'autres canards communs, sur le Canal du Midi à Colombiers.

Il s'agissait aussi vraisemblablement d' un échappé d'élevage (d'ailleurs peu farouche) car la zone de répartition de cette espèce est jusqu'à preuve du contraire nord-africaine ou andalouse (facilement visible notamment dans l'un des centres de visite du Coto Donana -Acebuche ou qq chose comme celà?-).
Pierre-Yves Bodart
Bruxelles - Belgique.

 

contribution de Georges Olioso, Georges.Olioso@wanadoo.fr, "pie-grièche", 10 Jul 2000

je rentre à l'instant de quelques jours passés dans l'Aude où j'ai eu la chance de très bien observer un couple de pies-grièches à poitrine rose nourrissant 3 jeunes volant déjà bien...
Georges OLIOSO, le Mail,
26230 GRIGNAN (44°25 N - 4°54 E) France

 

contribution de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Domaine de la huppe et du coucou-geai", 13 Jun 2000

Me voilà de retour après une quinzaine de jours passé sous le soleil et 25° C de moyenne en Languedoc-Roussillon...
Séjour au sein d'un domaine de vacances sur le territoire de Vendres, proximité Béziers et embouchure de l'Aude.

Alors que la route (1100 km depuis Bxl, Belgique) n'avait offert que moultes buses variables et maints faucons crécerelles, plus un milan royal dans l'Aube (Champagne)...l'arrivée au domaine permet, après débarquement des bagages de contacter lors d'un premier tour de repérage la huppe fasciée et un juvénile de coucou-geai (d'où le changement "perso" de dénomination du domaine...car ces deux espèces vont nous accompagner tout au long du séjour). En bord de mer, 300 m derrière le camp, quelques sternes pierregarrins pêchent à proximité du rivage.

La première journée complète (dimanche 28 mai) permet de faire d'emblée plus ample connaissance avec nos aviens voisins, la huppe omniprésente mais encore les hirondelles rustiques nichant dans les sanitaires de la piscine et s'abreuvant dans cette dernière, les rouge-queues noirs nichant eux dans le batiment logeant la réception du domaine. Puis encore moultes tourterelles turques, le verdier, le bruant jaune, un picvert et quelques chardonnerets. Enfin deux grimpereaux et un gobe-mouche gris.

En face du domaine se trouvent deux intéressantes zones humides aisément observables depuis la route.
En allant chercher le pain, jumelles au cou...je repère aisément 5-6 hérons cendrés et presqu'autant de hérons pourprés.
Une bonne quinzaine d'aigrettes garzettes et le vol de deux tadornes de Belon complètent le paysage.
Mais le top est de pouvoir observer dans la même vision binoculaire un héron pourpré et un crabier chevelu deux mètres plus à droite.

Une première excursion recommandée vers l'oppidum d'Ensérune , lieu-témoin archéologique d'occupation celte et pré-romaine, nous fait rencontrer divers groupes de 2 à 3 guépiers, occupant préférentiellement les lignes électriques.
http://www.oppidumdenserune.com/

Du sommet d'Ensérune, belle vision de l'étang drainé (XIIIe s) de Montady, dans sa configuration particulière de soleil ou de roue de vélo, selon les interprêtations et d'innombrables martinets noirs qu'accompagnent quelques guêpiers. Autre espèce bien présente sur la colline, le chardonneret.
http://www.decouvertes-herault.com/villages/montady.htm

Après l'intéressante visite du site, observation depuis le parking, dans le versant entre l'oppidum et le canal du Midi, de groupes de guêpiers perchés. Je mets notamment dans mes mirettes l'intéressante scène de deux individus échangeant un insecte.

A proximité immédiate, le tunnel du Malpas permet au canal du Midi de passer sous la colline d'Ensérune. Le rouge -queue noir semble trouver l'endroit frais et confortable. Côté Montady, toujours des guépiers en poste fil élec.

En fin de journée, une vespérale promenade autour du camp me permet de revoir le juvénile coucou-geai, une demi-douzaine de huppes au sol, branchées ou en vol, le picvert en vol, 7-8 chardonnerets et surtout deux mâles de tariers pâtres qui chacun du sommet dégarni d'une haute branche, résiste au vent qui vient de la mer...

Lundi 29 mai, excursion sur le massif de la Clape. Du côté du Gouffre de l'Oeil doux, malgré un bon ensoleillement, un vent frais en rafales ne favorise pas l'observation d'oiseaux posés. Seuls quelques bruants jaunes et chardonnerets n'échappent pas à mon regard.
Cet endroit est un vrai paradis pour les amateurs d'entomofaune & de botanique, également. Dans la montée vers la chapelle ND des Auzils, une fauvette à tête noire (mâle) apparait entre deux buissons. Du côté de Gruissan, en prenant la direction de l'Ayrolle & de l'Ile St Martin, je fait arrêter la voiture car j'ai aperçu un individu intéressant. De fait, je relocalise et observe sans peine un magnifique mâle de traquet oreillard. Plus loin, c'est un cochevis huppé qui nous barre (pacifiquement) la route. Du côté de la permanence LPO (fermée), seuls quelques aigrettes et hérons cendrés. La migration de printemps est ici achevée.

Mardi 30 mai, sortie solitaire au coucher de soleil, sur les bords de l'étang de Vendres.
Deux busards des roseaux lointains, quelques aigrettes et un gros rassemblement de hérons cendrés versus quatre hérons pourprés rejoignant individuellement l'abri des roselières, six tadornes en vol forment le décor. Je découvre un peu par hasard un bon point d'observation depuis un chemin entre les vignes, en surplomb de l'étang.

J'y réalise un très belle observation de milan noir juvénile remontant au vent puis prenant place sur une haute branche dégarnie.
Peu après j'observe un beau groupe de flamants (80-100 individus), dont une vingtaine fouillent les eaux dans un chenal entre deux zones d'aquatiques verdures. L'arrivée de quelques petits groupes (3-6) au soleil couchant est du plus bel effet.

En rentrant au camp, nuit quasiment tombée, envol dans la zone humide d'un héron pourpré et d'un autre héron ayant les apparences du butor étoilé. Par contre, les hérons cendrés et les aigrettes ne s'effarouchent que fort peu.

Mercredi 31 mai, du côté de Minerve, village témoin d'un des drames cathares ("hérétiques" brûlés vifs) nichés sur un promontoire rocheux...quelques hirondelles de rochers accompagnent hirondelles classiques et martinets noirs.
Dans les gorges de la Cesse, en amont du village...je détecte tardivement un rapace gris cendré dont je me demande encore aujourd'hui, faute d'attention sur le moment, s'il s'agissait d'un mâle de busard cendré ou d'un plus classique (pour moi) busard Saint-Martin.

Le Jeudi 1er Juin n'offre que 2-3 échasses blanches de passage dans la zone humide (vasière) proche du camp. En soirée, je montre les flamants de l'étang de Vendres au reste de ma famille.

Le Vendredi 2 Juin, lors d'une promenade sur Nissan-lez-Ensérune, vers la chapelle de St-Christol (= St Christophe, protecteur des voyageurs...que nous sommes), détection d'un possible pie-grièche mais furtive et surtout plein contre-jour.

Une deuxième promenade, sur un promontoire occupé par les moulins restaurés de Nissan, j'observe un circaète Jean-le-blanc qui survole une pinède et des vignes situées en contrebas...avant de se poser sur un pylône électrique. Je demande à pouvoir me rapprocher. Las...comme j'arrive, l'oiseau s'envole et...vient vers nous, passe lentement au-dessus de nos têtes et réalise un vol sur place à moins de 100 m.
Merci l'oiseau.

En passant par Fleury pour rejoindre la côte, en limite du massif de la Clape, une P.G à tête rousse nous salue depuis son perchoir électrique. La rafraichissante baignade d'après-midi est cette fois encore survolée de sternes pierregarrins mais aussi d'une sterne naine.

Le week-end du 3 & 4 juin nous permet de confirmer que le rouge-queue noir est présent partout, que ce soit sur les remparts de Carcassonne ou sur les vieilles maisons des villages du Parc régional du Haut-Languedoc. Moultes bergeronnettes des ruisseaux et grises vaquent à leurs occupations le long du canal du Midi comme dans la vallée de l'Orb ou les gorges d'Héric (**).

Le 5 juin au matin, à l'heure de la sortie-croissants frais...un beau vol de plus de cinquante flamants passe pratiquement au dessus du camp. Deux hérons pourprés se posent dans la zone humide déjà évoquée.

Après une nuit tempétueuse et orageuse, le matin du 6 juin nous voit partir en excursion en remontant les étangs côtiers.
Sur le Bagnas, à côté d'Agde...pas grand chose hors une échasse blanche. La halte sur le Bassin de Thau, au lieu-dit le Castellas, est plus productive. Un gros groupe estimé de plus de 200 flamants se trouve (assez loin) dans la cornée des Onglous. Plus de cinquante tadornes occupent d'anciennes salines abandonnées. Une grosse colonie de goélands (tous des argentés, selon mon expérience limitée de ces espèces) manifeste bruyamment son désaccord pour notre venue. Trois huitriers et deux aigrettes complètent le tableau. En vol, mouettes rieuses et sternes pierregarrins dont quelques-uns, poissons au bec passent à destination de nids hors d'atteinte.

Après une pause-déjeuner à Sète, nous continuons notre périple. Du côté de Vic-la-Gardiole...petit air de Camargue avec chevaux accompagnés de quelges hérons garde-boeufs, plus loin taureaux. En partant le long d'un chemin (privé?) vers le Mas de Feynes, nous approchons d'un étang de taille moyenne occupé par près de 200 flamants...à moins de 50 m des observateurs. Egalement un couple d'échasses, nicheurs probables. Après une longue observation, nous poursuivons direction Palavas-les-flots. Chemin faisant, encore des échasses, 2 busards des roseaux et quelques groupes de flamants épars.

Pause plage, coquillages et chateau de sable...petit détour par la cathédrale de Maguelonne, théatre actuel d'un festival de musique ancienne...avec observation d'un gros groupe lointain de flamants mains sur le retour d'une sterne naine en pêche à cinq mètres de la rive (Etang du Prévost).

En fin de journée, après un détour apéritif chez Johan, un collègue avésien expatrié sur Montpellier pour les besoins de son travail...nous retournons à notre base, salué une fois encore par une pie-grièche rousse au soleil couchant, bordure de Nationale...du plus bel effet.

Le 7 juin, nous sommes à nouveau sur le massif de la Clape. Le vent est toujours soutenu. Dans les endroits plus abrités, les buissons résonnent de moultes chants que mon oreille faiblarde ne parvient guère à isoler. Dans une friche entre deux vignobles, un tarier pâtre se montre au sommet d'un brindille, classique... La pause plage sur l'embouchure de l'Aude nous offre quelques sternes habituels. Le retour vers Fleury nous permet d'observer encore deux pies-grièches rousses qui se chamaillent pour la position la plus haute d'un buisson. Toujours sur le retour, observation au-dessus des vignes d'une superbe femelle de busard des roseaux, à 50 m tout au plus de la route.

La fin du séjour approchant, je me décide pour faire encore une vespérale quête de pies-grièches, dans les collines proches du Puech Blanc. A mon approche, un guépier posé sur une branche décolle et croise en vol une huppe. Dans le lointain, sur...un fil élec, une possible P.G à poitrine rose. Je la perds de vue trop vite. Un tarier pâtre sort d'un vignoble, monte façon pipit des arbres et puis part en décrochage sur l'aile droite. Plus loin, moultes guépiers (plus de 10) chassent les insectes du soir. A ce propos, il faut reconnaitre que l'ennemi numéro un de l'ornitho en ces coins est le moustique, apparemment plus vorace avec la venue de la nuit. Mes bras et jambes s'en souviennent encore avant que je ne retienne la leçon et m'équipe en conséquent (vêtements longs & répulseur sur la peau non-protégée).

Comme je poursuis ma ballade, j'apercois soudain sur ma droite une nième pie grièche à tête rousse...mais celle-ci reste assez longtemps immobile sur un poteau de soutien des vignes, à moins de 5m de moi. Obs. trois étoiles donc.

De retour au logement, non sans avoir vu une fois de plus un busard des roseaux au soleil couchant très photogénique...je vois entre les pins la furtive silhouette d'un petit rapace nocturne. Je trouve en cette chevêche la responsable du sifflement court, caverneux et fausset qui peuplait nos nuits depuis quelques jours.

Le jeudi 8 juin est celui de notre dernière excursion lointaine. Du côté du cirque dolomitique de Mourèze, quelques bruants jaunes et encore 3-4 guépiers.
Lors d'une pause sur l'Orb, en amont de Bédarieux...mais en aval d'une cascade, le cincle plongeur et maintes bergeronnettes grises et des ruisseaux se rappelent à notre meilleur souvenir.

Il faudra attendre le 10 juin, jour de notre départ pour enregistrer (ouf) notre première pluie diurne. Notre dernière vision de l'étang de Vendres est celle d'un groupe d'une trentaine d'aigrettes occupées frileusement à compter les gouttes.

Pour être complet, le retour par l'Aube (Champagne toujours) permettra d'entrapercevoir deux cigognes blanches occupées à fourrager dans un champ fraîchement fauché.

Remerciements particuliers à Jean-Luc Saint-Marc qui m'a passé quelques bons tuyaux ainsi que la carte IGN du coin & aux quelques autres co-listiers qui m'ont également éclairés de leurs conseils.

 

contribution de Jordi Clavell, "demande informations", 11 May 2000

Je vous serai reconnaissant si vous pouvez m'envoyer les e-mail d'ornithologues du Departement des Pyrénées Orientales. Je suis en train de faire une étude sur les espèces d'oiseaux qui sont observés sur le territoire de langue catalane.

 

contribution de Thierry Bennamoun, bennamoun@ifrance.com, "Re: Info ? les étangs de Montpellier à Gruissan.", 15 Feb 2000

Dans les alentours immédiats de Vendres, il y a l'etang et surtout les bassins de decantation, pas toujours tres agreable au niveau des odeurs, mais assez interessant pour les obs surtout ceux cote mer. Un peu plus loin, en direction du sud, l'etang de Pissevache, en passant cote St Pierre sur mer offre quelques endroits interessant. En continuant vers le sud, il y a bien sur Gruissan avec le site LPO et beaucoup de choses interessantes. Moi j'y suis alle sur la migration post nuptiale et j'en ai un excellent souvenir (premier Balbu en train de pecher!).
Pour la migration prenuptiale, un site tres interessant, c'est Leucate et jusqu'a l'etang de Salse.
C'est la bas que j'ai commence a "miroiser" du temps ou OCL organisait Transpyr...

 

réponse de Duchemin, cvdw@cybercable.tm.fr, "Request for Info Vendres et les étangs de Montpellier à Gruissan.", 14 Feb 2000

Tu te souviens peut-être que j'avais passé quelques jours en famille dans ce coin l'été dernier. A Gruissan tu dois te faire renseigner par les gens de la LPO. Ils sont remarquables.
J'ai personnellement été à Peyrac de mer: se rendre au port de plaisance, cela peut être assez long s'il y a beaucoup d'oiseaux et continuer ensuite sur le chemin qui fait le tour de l'Etang du Doul. Tu pourrais avoir la bonne blague d'être survolé par des Pélicans gris sortis de la réserve africaine de Sigean, voire des grues couronnées!
Pour les obs sérieuses, Guissan t'informera.Il faudrait retrouver leur E-mail LPO AUDE...voir sur un listing établi par A Fossé.

 

question de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Request for Info Vendres et les étangs de Montpellier à Gruissan", 14 Feb 2000

J'ai comme projet de séjourner une quinzaine du côté de Vendres, entre Béziers et Narbonne, fin Mai-début Juin...

Les références (notamment le 'Où voir les oiseaux en France') sont plutôt encourageantes pour cette région.
Y-a-t-il des co-listiers qui ont de l'expérience sur ce coin à cette période de l'année ?
Quels sont les lieux d'observation "immanquables" ??

Selon l'intérêt général ou particulier de votre réponse, vous pouvez répondre à toute la liste ou directement à mon adresse E-mail

 

contribution de P.Duchemin cvdw@cybercable.tm.fr , "SIGEAN (Parc zoologique)", 05 Aug 1999

Eh oui, le réserve africaine de SIGEAN (Parc zoologique) compte pas mal de volatiles qui apprécient le biotiope local et volent jusqu'à Narbonne. J'ai eu droit au survol par une grue couronnée! Spectacle surprenant!

 

réponse de Jean-Philippe SIBLET j.p.siblet@ile-de-france.environnement.gouv.fr , 5 Aug 1999

Il s'agit effectivement du Parc de Sigean d'où Ibis sacrés et Pélicans gris se sont échappés depuis maintenant une dizaine d'années.

Amicalement

 

contribution de Jean Baptiste Martineau jibehem@cybercable.tm.fr , "du coté de Narbonne", 05 Aug 1999

[...]

Et une dernière observation.Au retour, le 29 juillet je décide de m'arrêter quelques instant du coté de Narbonne dans une région que je ne connais absolument pas.
En suivant en voiture une petite route, je finis pas me retrouver au bord d'une rizière ou l'on pouvait voir de nombreuses aigrettes garzette, hérons garde-boeufs, quelques hérons pourprés (5) et 7 ibis sacrés ! Et en levant les yeux le vol lourd de 2 pélicans !! (à contre jour)... Y aurait un parc animalier un peu "coulant" avec ses pensionnaires à proximité ?

 

réponse d'Yvain Dubois <dubois@isem.isem.univ-montp2.fr>, "Montpellier et Flamants roses", 24 mars 1999

Les flamants rose sont visibles sur tous les etangs et toute l'année.

Entre Montpellier et Palavas, juste au sud de Lattes, je te conseille la ballade dans le marais Mejean. On peut y voir un peu de tout car il y a des roseaux et des vasières. En mai, pour la migration des martinets, c'est super.

Quand tu arrive a Palavas, au rond point tu prends Carnon, juste après le pont, sur la gauche, il y a un petit etang avec un banc de sable. En mai, c'est un reposoir a Sterne Caspienne (cf Ou voir les oiseaux en France). Ca marche puisque j'en ai deja vu.

Toujours a Palavas, en prenant la petit route pour Maguelone, a mi chemin, il y a un banc de sable sur l'etang qui sert regulierement de reposoir a des sternes (caujek, naines), goelands, gravelots.

Autres endroits que je trouve interessants: la pointe du Salaison a Mauguio, les marais autour de l'aerodrome de Candillargue; l'etang du grès vers Lunel, eventuellement les anciens salins de Villeneuve lès maguelone.

Pour plus de renseignement, le GRIVE a la maison de l'environnement a Montpellier.

 

réponse de Pierre Marchand , "Montpellier et Flamants roses", 24 mars 1999

L'Etang du Grand Bagnas près du Cap d'agde et de Marseillan est un site très intéressant et protégé. Le niveau de l'eau y est de 50cm (mais peut être nul pendant l'été sec). On peut y voir des Flamants roses et des canards de surface. Nous y avons vu une cinquantaine de flamants vers la mi-février. L'accès est facile.

At 08:56 24/03/99 +0100, you wrote:
>bonjours
>
>je me rend courant Mai dans la region de montpellier-Palavas les flots.
>Pendand mon séjours je souhaiterais faire des observations de Flamant rose
>et autres oiseaux  marin.

 

contribution de "T. GUILLOSSON" <bgytg@south-01.novell.leeds.ac.uk>, 14 septembre1998

Je rentre juste de vacances dans le Languedoc (ca fait du bien de voir qqus rapaces et le soleil!).... Petit resume des obs interessantes:

Au plaisir et bonnes obs
Froggy Birdeur

 

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