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Contribution de julien renoult, "Venturon en 44", 20 Dec 2002 |
Des amis ornihtos m'ont signalé la présence très régulière (2/3 obs par
semaine au cours de ces 3 dernières semaines) d'un Venturon montagnard dans
un jardin à Montaigüe, dans la Loire-Atlantique (44).
Je n'est jamais vu cette espèce dans l'ouest de la France. Est-ce quand même
assez fréquent de la contacter dans cette région? Le Venturon montagnard
ferait-il une descente loin dans la plaine en période hivernale comme le
fait son camarade de terrain le Pipit spioncelle?
Contribution de Didier Godreau , "balade_vendéenne : 27 et 28 septembre 2002" , 1 Oct 2002 |
J'ai pu profiter de deux belles matinées dans le bocage vendéen, autour de Chantonnay, et aussi un petit tour en bord de mer pour voir ...
dans le bocage :
.......................
quelques migrateurs, tel le traquet motteux, le tarier des prés et un seul gobemouche noir et puis un juvenile de gros-bec casse-noyaux, dans le bois du Pally
le chant joyeux des alouettes lulus, quelque peu dérangées par les récolteurs de raisins
en bord de mer :
.......................
l'attaque avortée d'un faucon émerillon, à la digue du Maroc, qui a vu sa proie, un pipit farlouse, foncer directement sur moi, et a du "décrocher" au dernier moment, après m'avoir enguirlandé !
les nombreux hérons garde-boeufs des pâtures de Chasnais ( à la sortie de Triaize ) : quatre groupes d'une vingtaine d'individus
le flot régulier et ininterrompu des hirondelles,
toutes rustiques, à la pointe de l'Aiguillon ( assez
impressionnant ! )
( pour ceux qui le supportent encore ! )
puis .... par deux fois, et très près, une belette qui fait sa ronde pour trouver quelque nourriture : sympatique, non !
Contribution de Edouard TESNIERE , "N° 9 - Hiver 99 -Gd Lieu" , 10 Sep 2001 |
Effectivement les prairies humides de Grand Lieu permettent d'observer de
nombreuses espèces d'oiseaux, d'insectes ou reptiles.
Ce qui est en Réserve Naturelle, c'est le Lac de Gd Lieu qui est fermé au
public sauf 2 jours dans l'année je crois : il y a une grande fête autour
des derniers pêcheurs professionnels.
En revanche les prairie humides sonr elles accessibles. L'un des meilleurs spots est le port de St Lumine où tu peux avoir une belle vue d'ensemble. Le tout est de venir au bon moment, rapport aux niveaux d'eau ( trop d'eau -> pas de limis, pas d'eau plus rien ...) d'une part et aux ouvertures de chasse d'autre part.
Les chasseurs de Gd Lieu sont effectivement très présents et on peut pas dire qu'ils t'accueillent à bras ouverts (panneaux "anti-zécolos" et "anti-Jospin" etc.) . J'ai entendu des coups de feu dès le 15 juillet là-bas. J'ai pas eu l'occasion de "parler" avec eux, je les ai juste croisés du regard et évités ce fameux 15 juillet (ils avaient pas l'air commode).
Si tu ne veux pas être emmerdée, il vaut mieux éviter "leur" période de chasse. Mais sinon la balade vaut vraiment le coup d'oeil. Je ne les ai pas vus mais il y a eu cette année des ibis falcinelle, chevaliers stagnatiles et même un chevalier à patte jaune (St Lumine)
Sinon pour se ballader dans les prairies, il y a un GR qui part de St Lumine mais vaut mieut y aller en juin parce qu'avant c'est trop inondé.
Contribution de lachevrue , "LAC DE GRAND LIEU" , 10 Sep 2001 |
Je viens de relire le n° 9 " Sur les traces de la tortue", dont un article sur le Lac de Grand Lieu. Des amis venant d'emménager à LA CHEVROLIERE, j'ai eu l'occasion donc de me rendre sur les berges de ce Lac, site magnifique s'il en est, un peu plat cependant mais très réellement habité de nombreuses espèces d'oiseaux.
Vous indiquez que ce lieu est géré - protégé par la SNPN....
Or sur place, de vastes et fort visibles panneaux indiquent que ce lieu est protégé, géré, et aménagé par les chasseurs et que c'est gràce à eux qu'il y a des oiseaux...etc....
Que signifie exactement "gestion et la protection " du milieu ou du site
pour une association de chasseurs ???
Pouvons nous- en tant qu'observateurs contemplatifs des oiseaux - nous rendre
sur un tel lieu, logiquement "public", sans prendre un coup de fusil...
autant je peux comprendre l'interdiction d'accès (aux chasseurs ou au public)
pour un site privé (Marquenterre ?) , autant l'accès à ce genre d'endroits
dits réserves naturelles, donc logiquement ouvertes librement au grand
public, mais curieusement géré par des chasseurs, me parait soudainement
compromis et dangereux... bref...
que l'on me donne s'il vous plait quelques explications voire de sages
conseils, avant de prendre quelques plombs mal placés le jour de ma prochaine
visite au Lac de Grand Lieu...
Danielle
Contribution de Bernard Couturaud, bernard.couturaud@wanadoo.fr, "tadorne de Belon", 8 May 2001 |
Sur l'Ile de Noirmoutier ( Vendée ) les tadornes de Bélon sont nombreux dans les marais salants et sur les sentiers les séparant. Par contre je suis étonné d'observer 8 couples passant la journée dans un champ de pommes de terre, juste ensemmencé et sans végétation. La plupart étaient " en repos ", la tête sous l'aile. Leur présence hors de l'eau ou de ses abords immédiats est-elle fréquente ?
Contribution de Guillaume, gpetit-renaud@netcourrier.com, "Re: hérons garde-boeufs", 10 Apr 2001 |
L'espèce est peu courante dans ces lieux, mais les effectifs semblent en augmentation très sensible ces dernières annéees. Il est devenu régulier et très facilement observable dans le marais Breton-vendéen(une trentaine de km au sud de Granlieu).
Guillaume
Nantes
Contribution de Dominique LEMAIRE, dlemair@club-internet.fr, "hérons garde-boeufs", 08 Apr 2001 |
Pu observer - vers le 20 mars - un groupe d'une vingtaine de hérons
garde-boeufs au Lac de Grand Lieu (44), qui débordait de toutes parts.
L'espèce est-elle courante en ces lieux ? Les cartes des guides
d'identification ne plaident pas en ce sens...
Lemaire - Champagne Ardenne
contribution de p.renard2, p.renard2@libertysurf.fr, "Re: LA BRIERE", 14 Jan 2001 |
Je crois également qu'il faut faire la distinction entre le débat moral sur
la chasse ("c'est mal de tuer les animaux") et le débat technique ("la chasse menace la survie des espèces")
Le premier aspect relève des convictions individuelles - et de la liberté
d'opinion, car il s'agit d'un jugement subjectif: nous avons tous tué des
animaux -ne serait-ce que des moustiques- et nous continuerons tous à le
faire. Pour ma part, je préfère un animal vivant à un mort, mais je suis
bien obligé de reconnaître qu'il n'y a guère de différence entre un lapin
tué par un chasseur et un autre tué par un autour -surtout si on considère
le point de vue du lapin.
Par contre, la conservation des espèces est une réalité objective, qui de
surcroît concerne un patrimoine collectif, et ne se contente pas de
promesses-qui-n'engagent-que-ceux-qui-les-écoutent.
L'action de conservation doit donc primer sur toute autre activité, a
fortiori purement récréative, et quelle que puisse être son importance
économique par ailleurs (on peut gagner un argent fou en détruisant la
nature). Dans ce cadre biologique, la chasse constitue une cause de
mortalité, acceptable si les espèces le supportent, intolérable dans le cas
contraire -et il n'y a alors pas de tradition-piège-à-quoi qui tienne.
Il est bien évident que certains chasseurs admettent-et mettent en pratique-
ce point de vue, alors que d'autres en font un usage hygiénique: les
premiers sont respectables, les autres condamnables... et mon soucis de
justice, ainsi que de respect de mes concitoyens, m'interdit absolument de
les mettre dans le même sac. Les premiers ont leur place dans la nature-
qu'ils connaissent généralement fort bien-, pas les seconds.
Notons tout de même que, si la plupart des chasseurs sont d'accord pour
souhaiter davantage de gibier, bien plus rares sont ceux qui acceptent de
réserver une place aux prédateurs naturels, y compris lorsque ceux-ci sont
menacés (putois par exemple)... et c'est bien là que leur prétention de
"gestionnaires" trouve sa limite.
C'est aussi à ce sujet que l'ANCER (dont je ne suis pas membre) tient
réellement un discours naturaliste (y compris au sujet du renard). Et le
même voit dans CPNT une "forme très française de poujadisme rural" (sic)-
formule lapidaire et cinglante, qui ne va guère dans le sens d'un compromis.
Au sujet de l'ONC, je remarque qu'il s'agit d'un organisme public, composé de professionnels, dont la compétence et les actions peuvent n'avoir aucun rapport avec celles des cynégétiques pratiquants. On ne peut invoquer le premier pour décrire la globalité des seconds -d'autant qu'ils ne sont pas toujours d'accord.
Une dernière remarque: la chasse est un droit légal reconnu par la République (on nous a assez seriné qu'il s'agissait d'un "acquis de la RRRRRRRRévolution, caramba")- mais c'est bien pour cette raison que ceux qui en profitent ont le DEVOIR de respecter le cadre dans lequel cette même République autorise cette actvité: on ne peut pas invoquer les lois qui arrangent et refuser celles qui déplaisent.
Enfin, je peux certifier qu'au niveau officiel (conseils départementaux de la chasse par exemple), certains chasseurs présentent des chiffres falsifiés, que l'administration le sait et ne réagit pas. A ce niveau, seules des actions de grandes ampleur peuvent faire bouger les choses... on va peut-être reparler d'une fédéralisation des milieux naturalistes?
contribution de Jean Michel Misségue_Delmas, jmmd@free.fr, "Re: LA BRIERE", 13 Jan 2001 |
Je ne suis pas étonné de me faire tirer dessus comme un lapin. Je ne cherche
pas la polémique, je suis seulement fatigué de tourner en rond, comme un
chien qui se mort la queue. Mais aussi longtemps nous resterons sur des
positions aussi tranchées, aussi longtemps nous tournerons comme un chien...
Sans trouver de solutions viables pour tous, y comprit la faune sauvage.
La façons dont vous jugez les chasseurs, d'une manière aussi globale et
aussi radicale, relève pour moi d'une idéologie raciste. Tout groupe
d'individus n'est pas tout blanc ou tout noir. Parmis les chasseurs, comme
parmis les autres groupes d'individus écolos compris, il y a des gents biens
et puis il y a ceux que l'on a vu dans le reportage à la télé. Je pense que,
comme nous tous, vous avez milité , et surement de très bonne foi, contre le
racisme et pour l'intégration de tous dans notre pays. Comme moi, vous ne
pouvez pas admettre le délit de facièsse, la délation, vous pronez la
liberté d'expression... Mais si l'on en juge par virulence de la réponse que
vous m'avez faite... Alors je me pose la question de savoir qui est tombé
dans le piège???
Une dernière chose. De nos jours, sans prédateurs, qui peut réguler les troupeaux d'ongulés, chevreuil, sanglier... Bien-sûr, on peut réintroduire leurs prédateurs, loups, ours... Mais qui aura le courage de le faire et dans quel biotope? Puisque leur habitat aussi est bien malmené??? Je trouve dommage que l'on habite aussi loin l'un de l'autre, j'aurais aimé vous rencontrer pour avoir une discution moins virtuelle et bien-sûr en toute courtoisie.
contribution de Frédéric Tillier, tillier@club-internet.fr, "LA BRIERE et non-chasse", 13 Jan 2001 |
Je n'ai pas vu l'épisode sur la Brière mais à vous entendre, c'était encore mieux que le sketch des Inconnus (la fameuse "galinette cendrée"...)
Personnellement, je suis convaincu qu'il existe malgré tout quelques chasseurs qui respectent la loi et la nature: c'est pourquoi je ne suis pas aussi catégorique que Mr Blanc qui applique la tolérance zéro (et semble à peine respecter les gens qui ne pensent pas comme lui).
Cela ne m'empêche pas de dénoncer la chasse à la française: les exemples d'abus ne manquent pas et le manque de transparence sur le fonctionnement de la chasse n'arrange rien.
Ce que je reproche surtout aux soi-disant "chasseurs écologiquement responsables", c'est de ne pas condamner ouvertement leurs collègues "grocs". Il ont certainement des (bonnes?) raisons à cela puisqu'ils sont "responsables", mais lesquelles? Si vous avez des réponses...
Puisque le débat est lancé, voici une autre question: pensez vous que le droit de non-chasse est réellement utilisé à bon escient?
En effet, j'ai entendu dire qu'il est possible de se servir de la nouvelle loi pour interdire aux membres d'une société de chasse de venir chasser sur ses terres tout en autorisant les chasseurs "indépendant" (tous ceux qui refusent les contraintes fixées par un plan de chasse) qui trouvent la un terrain propice pour se défouler! bien sûr, c'est contraire au règlement, mais dans ce cas là, les ACCA ne peuvent plus intervenir...
Qu'en est-il en réalité?
contribution de aj-boussard, aj-boussard@wanadoo.fr, "LA BRIERE", 13 Jan 2001 |
A l'attention de Bernard Blanc, dont le courrier a été l'occasion de l'envie d'écrire ce qui suit : Pour qu'une liste fonctionne et que chacun ose exprimer des nuances, vues par certains, pas forcément "écologiquement correctes" , il est souhaitable, je crois, que l'on n'ait pas peur de recevoir dans la tronche une volée de bois vert en retour.
Je souscris à ce que Jean-Michel a écrit. Ma maison est au milieu des bois et des champs. L'un de mes voisins chasseur a qui je disais que, la veille, j'avais croisé un lièvre dans mes carottes (nous avons été autant surpris l'un que l'autre, et cela a été un moment sympa pour moi) m'a dit : "Je le connais, il gîte au coin du petit bois, mais cette année j'ai tué deux lièvres et ça suffit !". Je condamne la chasse et n'ai jamais été chasseur, mais je ne me crois pas autorisé à juger quelqu'un qui ne pense pas comme moi, d'autant que j'estime cet homme par ailleurs. J'ai apprécié sa réponse, il me paraît être un "bon chasseur". Bien entendu, cela me gênerait qu'il réussisse à tuer ce lièvre qui n'est plus, pour moi maintenant un "lièvre banal" et je lui ai dit. Il a souri et m'a dit :" J'y penserai, si je l'ai au bout de mon fusil".
Depuis des années , chez moi, je me suis opposé à des chasseurs qui passent à moins de 150 mètres de ma maison, fusil non cassé, qui lâchent leurs chiens sur mes chats, qui ont tué des chats et les ont pendu aux arbres ensuite .etc..
Seuls ,la force de conviction, des loisirs de substitution, l'exemple des autres, une action suivie en milieu scolaire pour le respect de la vie de l'animal, le temps, permettront de changer les mentalités. A nous de militer en toutes occasions pour convaincre, apporter témoignage. Quel excellent exemple que la dignité sans haine, exprimée par Huber DUGUE dans le reportage d 'Envoyé Spécial ,opposée à la bêtise et à la vulgarité des spécimens de chasseurs de Brière qui nous ont été présentés. Il y a, c'est sûr, d'autres chasseurs qui aiment la chasse en Brière et qui désavouent le comportement imbécile de ces excités, mais tant que l'Etat ne fera pas respecter la loi, ils se tairont par peur des représailles ... et c'est pour cela que le reportage ne les a pas fait témoigner. Dommage.
Notre passivité permettra aux politiques de conduire leur carrière électoraliste au mépris de la gestion de la faune sauvage défendue par l'Europe (dans l'intérêt d'une qualité de vie dans le sens le plus large).
Pourquoi chacun de nous n'irait-il pas DIRE aux candidats députés de sa circonscription pourquoi il faut défendre les valeurs auxquelles nous croyons ? La porte de leur permanence va être grande ouverte d'ici peu de temps.
Ceux la font les lois.
Quant à ceux qui les font appliquer, les Préfets, l'Office de la Chasse ... ont-ils reçu de vous quelques lignes d'indignation sur tel ou tel point que vous ne pouvez accepter ?
contribution de bernard blanc, berblanc@club-internet.fr, "Re: LA BRIERE", 13 Jan 2001 |
Toutefois, je tiens à signaler que tous les chasseurs ne sont pas à mettre dans le même sac (...)
Désolé, Jean Michel Misségue Delmas, mais il n'y a pas de "bons"
chasseurs, et le concept de "chasse écologiquement responsable" est un
truc inventé par les flingueurs pour tenter de justifier l'injustifiable.
Quand on aime la nature et les animaux, ON NE TUE PAS.
"Je t'aime, je te tue". Voilà la définition des chasseurs écologiquement responsables!
Je suis triste que tu tombes dans ce piège, surtout en tant que membre
de la LPO! (A laquelle je fais parvenir ton mail.) J'ajoute que si tu
avais à intervenir dans la classe de mes enfants en tant "qu'animateur nature",
je m'opposerais à ce que mes fils partent avec toi dans la
nature, parce que ce n'est pas ce que nous leur apprenons à vivre avec
les animaux.
Bernard Blanc, Var, France.
contribution de Jean Michel Misségue_Delmas, jmmd@free.fr, "Re: LA BRIERE", 13 Jan 2001 |
Je suis animateur nature et je travail pour une asso de protection de
l'environnement, je suis membre de la LPO. Dans ce cadre, je met en place
des animations nature pour des scolaires, centres de loisirs...
Certe, les problèmes avec des chasseurs stupides et à la limite de la
débilité sont, sinon courants au moins réguliés chez nous, dans le Sud
Ouest. J'ai assisté à la curée d'un sanglier en plein millieu du centre ou
je travail (ou la chasse y est interdite), une classe de terminal était avec
moi. J'ai connu des actes de chasse sur une piste cyclable... Toutefois, je
tiens à signaler que tous les chasseurs ne sont pas à mettre dans le même sac.
Non loin de mon lieu de travail, il y a une palombière appartenant bien-sûr à des chasseurs. Je dirais des chasseurs écologiquements responsables. En effet, de manière régulière, hors période de chasse, mes colègues et moi emmenons des groupes d'enfants visiter cette palombière. Les chasseurs se chargent eux même de la visite. Expliquant de façons très pédagogique leur passion, sans aucun esprit de polémique. Il acceptent volontier la discussion avec nous, respectant notre point de vue et nous demandant parfois conseille pour certaine chose. Il expliquent que lorsqu'ils ont prélevés suffisament de palombe, et pas des centaines, ils continus la chasse, font descendre les palombes sous les filets, mais ne referment pas ces derniers. Leur plaisir est comble lorsqu'ils ont réussis à faire poser un vole puis à le faire descendre sous les filets. ils pensent que pour protéger leur passion ils doivent être respecter leur proie et respecter l'environnement de celle-ci. Flore et faune sauvage. Dernière chose. Dans leur palombière les fusils sont interdit.
Enfin, les événements de la Brière sont purement scandaleux et ils doivent être punis de façon très sévère. Mais je vous en prie, ne nous mettons pas à dos les chasseurs rescpectueux de la nature et qui sont prêt à discuter avec des écolos qui acceptent une chasse écologiquement responsable. Au risque de jeter un pavé dans la marre.
contribution de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Dans tout espace de non-droit...", 12 Jan 2001 |
A ce propos, je voudrais juste rajouter deux réflexions qui m'ont particulièrement frappé...
Celle de cet accro, qui vis à vis du jour de non-chasse du mercredi soulignait que celà avait été pour lui l'occas' d'apprendre à chasser avec son paternel et que l'interdiction présente entravait dés lors la possibilité de perpétuer cet "enseignement"...
Et celle de cet intervenant dont j'ai oublié le statut qui disais en substance que si on mettait sur carte tous les endroits de non-droit, (en substance, là où CPNT ou d'autres assoc' de même acabit "jouent" en toute(?) impunité, l'image de la France serait celle d'une varicelle...
Contribution de l'association ROC, nboutinot@nordnet.fr, "Re : LA BRIERE", 12 Jan 2001 |
Le sujet était "chasse gardée" et donc centré sur la chasse.
Dans ENVOYE SPECIAL sont abordés des sujets de société: drogue, chasse, etc..
C'est une chance qu'un tel tableau de chasseurs soit dressé.
Le tabou est bel et bien levé.
Hubert DUGUE qui abandonne...dégoûté, déçu, peut-être effrayé ! Aucune influence donc d'une quelconque association de protection, aucune aide, aucun support ? Que dit et que fait la LPO en Brière ?
NB: La LPO répondra vraisemblablement à la question mais je puis dire qu'elle n'a pas laissé
tomber son adhérent.
Quant au ROC, il est intervenu devant les tribunaux lors de divers graves incidents: ex:
prise de gardes en otage, incendie volontaire de marais,
(l'auteur, chasseur fut condamné mais insolvable). Et il a réagi par voie de presse aux
récents actes inadmissibles.
Il y a tant de problèmes liés à la chasse, qu'encore une fois, je redis que les associations
n'ont pas de baguette magique. Pour ce qui est du ROC, il fait toujours ce qu'il peut,dans
la limite des moyens qui lui sont donnés par ses seuls adhérents. Car vous imaginez bien
qu'il n'est pas reconnu "d'utilité publique"; il s'estime donc de "salubrité publique" mais
est privé des moyens du premier statut.
En revanche, ce que j'ai trouvé franchement inquiétant, c'est le silence qui >règne autour des "histoires", la connivence et la complicité (forcées ? pressions et menaces ?) de la population ordinaire...bien absente des débats
NB: La peur existe légitimement dans tout espace de non-droit. Dans certaines communes, il
serait suicidaire de s'élever si peu que ce soit contre la chasse; quant à militer pour la
nature, c'est aussi suspect et dangereux. Les témoignages que nous recevons font froid dans le dos.
Bon nombre de personnes ne peuvent d'ailleurs nous rejoindre car le logo ROC sur nos envois
en nombre les désignerait à la vindicte cynégétique locale. Certains habitants non-chasseurs
de communes rurales sont davantage à plaindre qu'à blâmer.
En résumé, Envoyé Spécial est plutôt à féliciter et la lutte contre la chasse "à la française"
à poursuivre jusqu'au renversement de situation. Ce qui nécessite, selon nous, un
engagement des non-chasseurs.
Nelly Boutinot
Porte-parole du ROC - Directrice de la Communication
ROC - BP 261 - 02106 SAINT QUENTIN CEDEX
http://www.roc.asso.fr
Contribution de H.Poitrineau, H.Poitrineau@wanadoo.fr, "Emission tévé à venir sur la chasse ", 12 Jan 2001 |
Intéressant et déroutant le sujet sur la Brière. On n'en attendait pas
moins des chasseurs "prêts à tirer sur tout ce qui bouge". Le reportage
aurait pû être bien plus riche s'il nous avait parlé des origines du parc ,
de ses richesses, aussi bien ornithologiques que botaniques... de son rôle
dans la retenue des eaux pluviales (sujet d'actualité, non...) Les
polémiques chasseurs-ornitho ne datent pas d'hier et sont présentes dans
nombre d'endroits en France...je ne retiendrai que la Réserve Naturelle du
Val d'Allier où "un" chasseur a même menacé de mort le garde qui a bien
failli donner sa démission: heureusement que, pour l'instant, notre préfet
reste ferme et essaie de faire respecter la loi.
Même si l'émission était un peu décevante,on se rend bien compte que les
chasseurs sont une Force à ne pas négliger, surtout à quelques mois des
élections municipales. Il reste aux associations de protection de la nature
à se mobiliser, à tenir le cap et à essayer de résister face à ces "grocs"
pour qui la tradition est uniquement avoir un fusil entre les mains.
Ca nous en promet de BELLES pour l'AG Nationale de la LPO en
Loire-Atlantique,du 2 au 4 Juin 2001 !!!
Contribution de Danielle, lachevrue@.., "LA BRIERE", 12 Jan 2001 |
Ai regardé avec attention cette émission.
Au delà du portrait type du chasseur "normal"...partout les mêmes...j'ai
regretté qu'on n'accorde pas plus de place aux Marais de la
Brière....Pourquoi est-ce une réserve, quelle flore, quelle faune et surtout
quelle avifaune ces marais abritent et protègent-ils ?
Quelles espèces ? rares, courantes, hivernantes, migratrices...etc...etc...
Hubert DUGUE qui abandonne...dégoûté, déçu, peut-être effrayé ! Aucune influence donc d'une quelconque association de protection, aucune aide, aucun support ? Que dit et que fait la LPO en Brière ? Quelle position prend le ROC ? Il n'y a donc plus ni Maison de l'Oiseau, ni Maison de la Brière ? Plus rien pour informer, éduquer, sensibiliser ?????
J'imagine qu'il y a un peu de tourisme ?.... Que racontent les offices de
tourisme pour attirer la clientèle...à moins que l'on n'y souhaite pas de
tourisme et que les visiteurs n'y sont pas bienvenus....Cela peut il être donc possible, en FRANCE, en 2001 ?????
Y a t'il des zones plus particulièrement protégées et destinées uniquement au tourisme ?
J'ai donc été un peu déçue car il m'a semblé que le sujet était traité
superficiellement et finalement, les chasseurs, même si le portrait qu'on
tire d'eux (!) ne leur est pas franchement pas favorable, ont la part belle
dans le reportage.
En revanche, ce que j'ai trouvé franchement inquiétant, c'est le silence qui
règne autour des "histoires", la connivence et la complicité (forcées ?
pressions et menaces ?) de la population ordinaire...bien absente des débats !
A moins que TOUS les habitants ne vivent dans l'extase, la joie et le plaisir
6 au nom des traditions ancestrales.... l'enfer des coups de fusils ????
(En parlant de traditions, heureusement qu'on n'a pas maitenu le droit de
cuissage ! elles ont beau dos les traditions ! cependant les fusils eux sont
bien d'actualité !!!!)
Bien des interrogations donc ...sans réponse !
Une chose est certaine, si ces hommes maintiennent leur cap, cette Brière ne sera plus qu'un désert...les promoteurs n'auront plus qu'à s'installer.
Et question peut être naïve : que font'ils donc de tous ces canards tués ? ils les revendent ? ou bien là encore, comme le dit un de ces chasseurs.."c'est juste pour le plaisir de tirer un coup de fusil...même avec les deux jambes cassées, je trouverai bien quelque chose sur quoi tirer ?"...ensuite on les entasse sur des charniers ?...ce qui deviendrait absolument inadmissible et intolérable...trop de gens crèvent de faim.
Je vais de ce pas acheter un livre sur ces Marais, car les paysages, noyés
dans la brume Irisée et dorée du soleil de l'aube, m'ont paru magnifiques.
Danielle
La Chevrue - refuge LPO (Morienval - 60)
contribution de Catherine Laplagne, claplagne@calva.net, "Martin-pêcheur marin et bécasseaux", 30 Dec 2000 |
Sur les rochers de la plage de Pornichet (au bout de celle de la Baule),
pendant que les enfants font des pâtés à quelques mètres de là,
arrive un martin-pêcheur, se pose sur un rocher, bien en vue,
puis s'envole et vole en sur-place (comme un crécerelle),
se laissant admirer à loisir.
Je n'avais jamais vu ça, un martin-pêcheur carrément au bord de la mer.
Est-ce courant ?
Pendant ce temps, courant courant sur la plage qui se découvre à marée
basse, de ci de là, de petites bestioles qui, à l'oeil nu, ressemblent à
des souris, ou à des crabes, tant elles sont petites et circulent de façon cahotique...
jumelles en main, ce sont des bécasseaux, c'est sûr...
mais "bécasseaux variables" ou "bécasseaux sanderling", c'est moins sûr...
y a-t-il un truc sûr pour différencier l'un de l'autre en cette saison ?
Les autres observations de cette petite heure d'oxygène marin :
Un endroit à recommander pour un petit week end de parisiens comme nous en
manque de paysages maritimes et de bon air.
Catherine Laplagne
78320 Le Mesnil St Denis
Contribution de didier godreau, didier.godreau@free.fr, "les obs de Noël dans le bocage vendéen", 27 Dec 2000 |
Noël est toujours pour moi l'occasion de sillonner les chemins du bocage vendéen, autour de la ville de Chantonnay, et aussi de faire un petit tour en bord de mer si le temps le permet !
Côté campagne, les oiseaux sont au rendez-vous : les rondes de mésanges à longue-queue drainent les charbonnières, les bleues, et souvent un couple de roitelets huppés. ( plutôt à l'intérieur des parties boisées) Le long des chemins agricoles, on peut voir le bruant zizi, les bandes nombreuses de pinsons des arbres, les chardonnerets et verdiers. Je vois par deux fois le croupion blanc des bouvreuils pivoine qui restent difficiles à observer, en milieu forestier.
Côté rapace, un beau mâle de busard Saint-Martin vient par deux fois faire son inspection au dessus d'un vallon inondé. Les crécerelles et les buses sont fidèles à leur territoire . Une femelle d'épervier d'Europe passe rapidement au ras de la canopée pour chasser quelques fringilles imprudents.
En bord de mer, le temps est rude et la marée haute : dans
le ciel deux petits groupes de bernaches cravants, passent
en silence, suivi par un courlis cendré.
Dans la baie au loin, et dans les bassins ostréicoles
on peut voir des tadornes de Belon, et les grands cormorans.
En passant dans les marais de Chasnais, nous pouvons compter
deux groupes de hérons garde-boeufs, un de 80 et un autre de 20 individus.
Côté hôtes d'hiver, les grives mauvis sont nombreuses
dans les champs et l'intérieur du bois du Pally.
Dans la forêt de Sainte-Florence, j'ai le bonheur d'admirer une bande de tarins des
aulnes, occupés à décortiquer des cônes de pins.
Enfin dans le ciel gris de la campagne chantonaisienne
passent à deux reprises des oies cendrées, une fois 30 et une fois quatre seulement.
contribution de Didier Godreau, didier.godreau@free.fr, "Obs bocagères et maraichères : Vendée 25 et 26 novembre 2000", 28 Nov 2000 |
Obs bocagères et maraichères : Vendée 25 et 26 novembre 2000
Que d'eau ! que d'eau !
Et bien ce week-end vendéen fut placé sous le signe d'une très franche humidité permanente !
Samedi matin fut le seul répit : entre 09h00 et 10h30,
j'ai le temps d'entamer mon tour bocager et contrôler la présence
d'un couple de cochevis huppés, sur le parking en face du
supermarché, du couple de faucon crécerelle, souvent
houspillé par la troupe des choucas des tours qui fait le va et vient
entre le centre ville et la belle demeure du Pally.
Un groupe de treize oies cendrées passe tranquillement avant l'ondée.
Les bandes de fringilles sont nombreuses, chardonnerets, verdiers pas
encore dans les jardins, et les pipits farlouses
groupés autour des pelouses rases.
Sur les branches des haies chantent faiblement quelques bruants zizis,
toujours fidèles au poste.
Dans le bois, j'ai le plaisir de voir enfin ( après trois années
de prospection infructueuse ! ) des roitelets huppés ( en fait
deux couples ) au milieu d'une ronde de mésanges à longue
queue, charbonnières, bleues et aussi les triple-bandeaux, extrèmement actifs
et plus nombreux que jamais ( j'en ai dénombré quelques 10 couples )
Deux pouillots véloces se mèlent aussi au groupe ailé.
Le lendemain, nous prenons notre courage à deux mains, pour aller
faire une visite dans les marais vendéens, autour de la commune
de Triaize et Saint-Denis du Payré : la réserve n'est pas ouverte,
mais la lunette me permet de voir une très grande quantité d'anatidés :
surtout des souchets, des sarcelles d'hiver, quelques siffleurs et pilets.
Non loin de là, un couple de cigognes blanches voit d'un mauvais
bec la patrouille d'un chasseur et de son chien !
Dans les marais de Chasnais, nous admirons la troupe active de
hérons garde-boufs, quelques 40 individus très liés au pas des bovins .
Les busards Saint-Martin et des marais apprécient fort la brise
soutenue et font du surplace au dessus des rares herbiers non engloutis par
les eaux . Quelques aigrettes garzettes se joignent aussi à la fête .
En cette saison se mèlent en bandes nombreuses les vanneaux
huppés et les tourterelles turques ....
contribution de Didier Godreau, didier.godreau@free.fr, "Dans le bocage vendéen (85)", 2 Aug 2000 |
Dans le bocage vendéen (85) fin juillet 2000
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Les bons moments d'observation dans le bocage vendéen :
tout d'abord, une famille de pie-grièches écorcheurs, 2 adultes et 2
juveniles, qui étaient actifs une grande partie de la journée, et
que j'ai pu admirer à loisir, le mâle et la femelle se relayant
pour nourrir les 2 jeunes avec des proies vivantes, insectes
volants ou larves .
Puis tout près, un martin-pêcheur qui s'est mis en
stationaire au dessus d'un petit trou d'eau pour piquer sur sa proie .
A la limite sud du département de la Vendée, au lieu-dit
"les bécasses", près de la commune de Ste-Christine, j'ai pu
admirer la leçon de chasse d'un couple de faucons hobereaux
accompagnés de leur 3 jeunes ! Les rapaces font preuve d'une
habileté redoutable pour attraper en vol les grosses libellules
puis les mangent en vol . Magnifique !
Pour le reste, sont passés dans les mirettes .....
contribution de Renan Levaillant, rlevaillan@aol.com, "Lac de Grand-Lieu, ce matin", 30 Jun 2000 |
A l'heure où les Nantais vont au boulot, je gagne le petit village de Passay,
au Nord-Est du lac. C'est l'un des (rares) endroits où l'on peu approcher
facilement l'étendue d'eau, et je me suis déjà perdu la veille lors de la
reconnaissance : soit j'étais mal réveillé, soit la signalisation de la
Loire-Atlantique a une logique qui m'échappe.
Deux lieux d'observation : l'un tout de suite aux abords du parking qui est
au bout de la route (un petit étang à la croisée de plusieurs chenaux),
l'autre directement au bord du lac. Au delà de cela, à moins d'aimer
l'aventure hors sentiers, point de salut.
Observations notables relevées entre 8H00 et 9H00 du matin :
- mesdames fuligule miloin (Aythya Ferina) et leurs rejetons
- un bihoreau gris (Nyctycorax deux fois) juvénile, puis son papa, ou sa
maman, ou son tonton, ou un illustre inconnu. Toujours est-il que l'adulte en
question a la gentillesse de venir se poser à 20 mètres, facilitant d'autant
la prise en photo.
- pléthore de grèbes huppés (Podiceps Cristatus) (dont juvéniles), foulques
macroules (Fulica Atra), gallinules (Gallinula Chloropus) et hérons cendrés
(Adrea Cinerea).
- un point blanc de l'autre côté du lac ; aux jumelles, ça reste encore
lointain mais il y a quelque chose qui me fait penser que je n'ai pas affaire
à une aigrette garzette (observées par ailleurs sur le trajet entre les deux
points d'observation). Avec la grosse artillerie (x40 puis x 80), plus de
doute : c'est une grande aigrette (Egretta Alba), non nicheuse (bec jaune) !
Belle matinée, je reviendrai.
On notera que j'ai fait l'effort de donner la version latine, pour ceux
d'entre nous qui parlent couramment la langue de Cicéron.
contribution de Didier Godreau, didier.godreau@free.fr, "Les huppes et le Saint-Martin : 29 avril 2000 Vendée (85)" |
Les huppes et le Saint-Martin : 29 avril 2000 Vendée (85)
Pâques était l'occasion pour moi de visiter le bocage vendéen et de
pouvoir observer les hôtes des buissons et des champs cultivés .
Les occupants des buissons sont les fauvettes grisette, les têtes noires, et le
tonitruant et talentueux rossignol philomèle .
Au dessus des parcelles cultivées et des vignes, je retrouve avec
plaisir les alouettes des champs et les lulus, puis un couple de cochevis
huppés . Sans oublier les linottes mélodieuses, mélées aux verdiers .
Quelques martinets font leur apparition dans le ciel, et plus
loin ce sont les hirondelles de fenêtre qui sillonent le ciel.
Malgré un temps plus que maussade l'après-midi, je persévère et
finit par observer un spectacle rare : deux huppes fasciées qui se coursent
d'un extrémité du bois à l'autre en faisant toutes sortes de vocalises
peu musicales , mais dans un ballet aérien du plus bel effet !
Et puis, en voulant mettre la huppe dans la lunette, j'aperçois dans le
lointain, un oiseau blanc, comme un laridé : un règlage rapide me
permet de réviser mon impression, et d'admirer un magnifique
mâle de busard Saint-Martin . Il survole une pature, avec une
aisance remarquable, et,après 2 minutes, fond sur une proie, qu'il
attrappe. Il est loin, mais avec le zoom x60, je vois que le rapace
déguste sa proie en déchiquettant des morceaux.
Un petit tour dans le bois du Pally, me permet de trouver
2 mâles chanteurs de roitelets triple-bandeau.
les espèces contactées ce week-end pascal furent :
réponse de Alain GENTRIC (via Alain Fossé), agentric@compuserve.com, "Fwd: Rapport de vacances", 06.09 1999 |
A propos de tes surprises :
- Les Spatules nichent en Brière depuis au moins 1992, et 1999 aura été une
excellente année pour elles, donc rien d'étonnant à ton obs, on peut encore
en voir en ce moment assez facilement, en Brière bien sûr (et en plus avec
quelques Cigognes noires en migration, scoop du jour).
- Les Cigognes blanches sont également des classiques en Brière, hivernage
et estivage régulier de plusieurs individus. Pour la première fois cette
année, un couple a niché sur une plate-forme (décharge de Cuneix) : 4
jeunes à l'envol mi-août. Un autre a essayé sur un pylone EDF : échec.
- les Ibis sacrés descendent tous des oiseaux échappés du zoo de Branféré,
mais cela remonte à plus de 20 ans ! Ils ont eu tout le temps de
s'acclimater à la région et de s'y trouver bien au point de s'y reproduire
(colonies importantes au lac de Grand-Lieu depuis plusieurs années, mais
aussi maintenant en Brière, dans le golfe du Morbihan et aussi sur le
littoral charentais ). Plusieurs centaines de couples nicheurs au total
rien qu'en Loire-Atlantique.
- Les Bernaches nonnettes sont des oiseaux échappés de captivité. On en rencontre malheureusement un certain nombre en Brière, ainsi que des Bernaches du Canada, des Tadornes casarcas, des Dendrocygnes fauves et plein d'autre bestioles exotiques provenant de basses-cours voisines Mais tes 4 inconnus étaient peut-être tout simplement des «colverts» locaux, c'est-à-dire des machins sordides sans couleurs bien définies que les chasseurs d'ici élèvent et relachent pour l'ouverture !
PS : au lieu de perdre ton temps au Parc (?) Naturel (??) de Brière, tu aurais eu toutes ces infos (et bien d'autres) auprès des naturalistes locaux, par exemple ceux de la LPO à la Maison du Sel à Guérande
réponse de terran pierre, terranpi@club-internet.fr, "Re: Rapport de vacances", 05 Sep 1999 |
At 07:56 05/09/99 EDT, RLevaillan@aol.com wrote: - enfin, 4 canards que personne n'a pu m'identifier :
Je pense à des Siffleurs d'Europe (Anas penelope)
taille du colvert (ils étaient ensemble),
Les siffleurs st. plus petits (8/10 à 9/10) mais s'il n'y a pas de colverts à côté, difficile d'apprécier l'échelle?
tête et cou oranges,
En éclipse, tête et cou st. bruns (+ chatoyant pour les mâles). En nuptial, on peut dire orange à roux et franchement jaune pour le dessus de la tête (pour les mâles). En période intermédiaire, les teintes aussi st. intermédiaires.
ventre blanc,
OK
ailes brunes,
Si les canards st. posés oui.
bec bleuté.
OK
Ce n'était sûrement pas le fuligule nyroca. Alors ...
Vraisemblablement des siffleurs juvéniles. Dans un groupe d'adultes il n'est pas rare d'entendre siffler un mâle, même en période de repos sexuel. Dans ce cas tu les aurais identifiés.
réponse de Patrice Deramaix, patrice.deramaix@euronet.be, "Re: Rapport de vacances", |
un rapport très intéressant et agréable à lire.
3) Les "surprises" :
- enfin, 4 canards que personne n'a pu m'identifier : taille du colvert (ils
étaient ensemble), tête et cou oranges, ventre blanc, ailes brunes, bec
bleuté. Ce n'était sûrement pas le fuligule nyroca. Alors ...
sans prétendre à une certitude, votre description me fait penser au canard
siffleur (anas penelope) fem ou juvénile ou adulte male en éclipse :
un peu plus petit que c.colvert (longueur 42-50 cm, contre 50-60 pour le
colvert), les fem, ad éclipsés et juv sont : tête, cou en brun, flancs
roux, ventre blanc, ailes écaillées brunes, bec bleuté avec extrémité noire.
(le male adulte nuptial se reconnait par : tête rousse bien différencié du cou rosâtre, ailes et flancs gris, sur le front, une tache jaune. queue et croupion noirs, miroir blanc.)
autre hypothèse : le Canard a front blanc (Anas americana) est un occasionnel venu d'outre atlantique, souvent échappé de captivité ou d'élevage. Les fem, juv et males éclipsés ressemblent fort au c. siffleur. Mais ils sont légèrement plus grands 48-56 cm de longueur. (le colvert : 50-60 cm), de plus ils ont une plage plus sombre autour de l'oeil
(données extraites du guide ornitho, p. 50)
contribution de Renan Levaillant, RLevaillan@aol.com, "Rapport de vacances", 5 Sep 1999 |
De retour de 3 semaines de congés mérités, voici quelques infos sur les aventures ornithologiques vécues durant cette période. Je précise avant d'entamer ma narration que je suis loin d'être un expert. Par conséquent, certaines de mes interprétations vous sembleront peut-être erronées. N'hésitez pas à m'en faire part.
L'essentiel de ces vacances ont eu pour théâtre La Baule (Loire-Atlantique),
lieu plus connu pour sa plage (dite "la plus grande d'Europe") et la
clientèle huppée de certains de ses hotels, que pour ses possibilités
d'observation.
Erreur, erreur...
Alors que des milliers de vacanciers s'agglutinent sur le sable fin,
l'ornithologue amateur préfère au bronzage statique l'excursion dans des
coins accessibles à un quart d'heure de voiture. Citons les deux plus
remarquables :
Regroupons mes observations en trois catégories : les "faciles", les "remarquables" et les "surprises" :
1) Les "faciles" :
Des hérons cendrés (Ardea Cinerea) et des aigrettes garzettes (egretta
garzetta) en-veux-tu-en-voilà. On n'y prête même plus attention après deux ou
3 jours. Cela reste tout de même très joli.
Chez les laridés, les mouettes rieuses (Larus ridibundus), les goelands
argentés (larus argentatus) sont légions, mais vous pouvez aussi croiser
facilement des goelands bruns (Larus fuscus).
Les bécasseaux variables (Calibris alpina), les seuls bécasseaux que je sache
reconnaître sans coup férir, et les grands gravelots (Charadrius hiaticula)
sont les représentants majoritaires des limicoles dans le Grand Traict du
Croisic.
Des grands cormorans (Phalacrocorax carbo) hantent toute la côte.
2) Les "remarquables" :
Je place dans cette catégorie les oiseaux plus spécifiques à ces biotopes du
littoral et/ou qui méritent un coup d'oeil plus averti pour être identifiés.
Les huîtriers pies (Haematopus ostralegus) sont faciles à reconnaître, mais
me procurent toujours la même émotion quand je les vois, tant le contraste de
leur plumage est joli. On peut aussi croiser aux mêmes endroits (les
vasières) des échasses blanches (Himantopus himantopus) (2 rencontres) et des
chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos).
Finalement, c'est vautré sur la plage (mais de bonne heure ou en fin de
journée) qu'il est le plus facile d'observer les sternes pierregarin (Sterna
hirundo), volant face au vent à l'affut des petits poissons, sur lesquels
l'oiseau se laisse tomber comme une pierre et avec un bon taux de réussite.
Deux chevaliers aboyeurs (Tringa nebularia) dans ma longue-vue par une belle
après-midi dans le Grand Traict.
Deux espèces supplémentaires de bécasseaux n'ont pu être formellement
identifiées par mes faibles compétences : la première, de la même taille que
le variable (évoluant en sa compagnie) avec dos et tête bruns clairs, un
léger roux sur les flancs et le ventre blanc. Bécasseaux sanderling (Calibris
alba) ? La seconde, plus grande que les autres et avec un bec nettement
recourbé... bécasseau cocorli (Calidris ferruginea) ?
Très facile de voir des busards des roseaux (Circus aeruginosus) dans la
Grande Brière : il suffit de lever le nez ; il y en a toujours un quelque
part en l'air, à l'horizon ou... à vingt mètre.
Enfin, le dernier jour d'observation m'a vu m'escrimer pendant une heure et
demi avec mes bouquins, pour finalement reconnaître quasi-sûrement des
combattants (Philomachus pugnax) (une dizaine). Evidemment, les mâles
n'étaient plus en plumage nuptial, sinon l'identification ne m'aurait pas été
si ardue. Différence de taille entre les sexes, dos rond, plumes des ailes
rappelant des écailles, bec massif et tombant me permettent d'être assez
catégorique.
3) Les "surprises" :
J'ai eu le nez creux (ou de la chance) en explorant quelques zones de la
Grande Brière qui, sur la carte, me semblaient propices à de passionantes
rencontres. J'ai en effet rencontré :
- des spatules blanches (Platalea leucorodia) (jusqu'à une vingtaine
simultanément). Présentées comme des stars dans les parcs ornithologiques de
nos côtes, j'étais grisé de pouvoir les cotoyer, seul et à découvert. J'ai
même pris des photos avec un 1000mm, on verra ce que cela donne...
- une cigogne ! Dans une prairie en compagnie de boeufs. Alors que je montais
mon appareil photo sur son pied, ceux-ci sont venus se planter comme de gros
bêtats curieux devant l'objectif. Cela n'a pas été facile de prendre une
photo sans que figure une croupe ou une corne sur le cliché... Aux dires des
gens de l'accueil du Parc Naturel Animalier de Saint-Malo de Guersac, les
cigognes cotoient régulièrement la région. Il y a d'ailleurs une plate-forme
sur la maison du parc, au cas où...
- des ibis sacrés (Threskiornis aethiopicus) (plusieurs groupes de 4 à 10
ind.). Suivant les mêmes sources, ces impressionants bestiaux tirent leur
origine de spécimens évadés il y a quelques années d'un zoo de la région.
Ceci dit, le dernier numéro de l'Oiseau magazine signale dans son coin des
branchés la présence dans cette même région, cet hiver, de 216 individus au
dortoir ! Sont-ils tous des descendants des fugitifs ou existe-t-il une
explication "naturelle" à l'incursion de ces oiseaux sur notre territoire ?
- des bernaches nonettes (Branta leucopsis). Je ne m'attendais pas à voir ces
oiseaux en cette saison et à cet endroit. Y aurait-il aussi de "l'artificiel"
là-dessous ?
- enfin, 4 canards que personne n'a pu m'identifier : taille du colvert (ils
étaient ensemble), tête et cou oranges, ventre blanc, ailes brunes, bec
bleuté. Ce n'était sûrement pas le Fuligule nyroca. Alors ...
Merci de vos commentaires éventuels.
contribution de Jean-Yves.Baudais@insa-rennes.fr (Jean-Yves BAUDAIS), "Noirmoutier", 4 août 1998 |
Petites observations pendant le premier mois des vacances :
Bouchemaine - La Pointe (pres d'Angers), le 15/07
Hibou moyen-duc juvenil a St Palais-sur-mer (pres de Royan).
Camaret, 29 (presqu'ile de Crozon) :
au retour a Rennes, 35 (a chatillon en vendelais) :
Partout ou je suis alle j'ai remarque que l'aigrette garzette etait particulierement abondante. En est-il de meme ailleurs ?
contribution de Pierre Marchand , "Noirmoutier", 15 Mars 1998 |
Nous sommes allés voir de plus près les oiseaux de l'île de Noirmoutier du 9 au 12 mars.
Il y avait beaucoup de vent et une température de 9°C.
Nous y avons vu à peu près les mêmes espèces que Sylvain Hénaff sauf le plongeon et le goéland à ailes blanches.
Les marais de Müllembourg:
La dénomination hollandaise provient de la création du polder par Jacobsen, originaire de Flandre vers 1810.
La réserve naturelle des marais de Müllembourg est très facile d'accès.De la jetée Jacobsen, libre d'accès, on peut voir la totalité de la réserve et l'observation est très confortable. On peut se garer facilement près de Fort Larron sans avoir à traîner le matériel sur des kms. Si on fait le tour complet de la réserve à pied, il vaut mieux se garer face au château. C'est une très belle promenade de 6km. Il y a un accueil LPO dans Fort Larron.
Le milieu est fortement marqué par les anciens marais salants. Il y a beaucoup d'îlots et de reposoirs qui favorisent la nidification et la présence de sternes (en saison), tadornes, échasses (en saison), avocettes.
La réserve, gérée par la LPO n'est pas très grande (49ha) mais le plaisir de s'y trouver est très grand car les espèces que nous avons pu voir, sans être rares, sont nombreuses et toujours visibles. Le ballet en vol de ces oiseaux est déjà un spectacle magnifique.
De petits arbustes à l' extrémité Est permettent l' observation de passereaux.
J' ai mis une photo des marais Müllembourg à http://wwwusers.imaginet.fr/~marchand/images/mullem.jpg
Nous avons pu y voir:
Au Polder Sébastopol, il y avait nettement plus de vent. Nous y avons vu sensiblement les mêmes espèces, mais en plus 1 Busard des roseaux femelle non marqué à l'aile droite.
A Port Morin, plusieurs dizaines de Bergeronnettes grises et plusieurs Pipit farlouse.
contribution de Sylvain Henaff <henaff@tonton.univ-angers.fr> , "Miroise à Noirmoutier", 23 Février 1998 |
Observations du W-E. du 21/22 février :
environ une soixantaine d'espèces dont
Plongeon species 1 (l'Herbaudière) le 22
Grèbe castagneux 5 (Polder sébastopol) le 22
Grèbe à cou noir 1 (Port Morin) le 22
Bernache cravant des centaines
Tadorne de Belon des centaines
Canard chipeau 1 c. (St Ep Noirmoutier)
Harle huppé 2 f. (réserve Lpo) le 21 - 1 m. + 2 f.(Port
Morin) le 22
Busard des roseaux 1 marqué à l'aile droite le 22
Huitrier pie des dizaines
Avocette sup. à 100(réserve Lpo) le 21
Grand gravelot
Pluvier argenté des dizaines
Vanneau huppé
Bécasseau maubèche des dizaines
Bécasseau variable des dizaines
Barge rousse des dizaines
Courlis cendré
Chevaliers gambette sup. à 20(Polder sébastopol) le
22
Chevalier aboyeur 1 (Polder sébastopol) le 22
Tournepierre
Mouette rieuse
Mouette pygmée 1 (St Ep Gois) le 22
Goéland cendré
Goéland argenté
Goéland leucophée
Goéland brun
Goéland marin
Goéland à ailes blanches 1 au bout de la jetée
Jacobsen en face de la réserve le 22
Prochain W-E les 25 et 26 avril. Pensez au Gorge-bleu !