archives du forum de discussion « Ornithologie »

le lac du Der au printemps

 

contribution de didier.godreau, didier.godreau@free.fr, "Lac du Der et environs : 3 et 4 mars 2001"

Lac du Der et environs : 3 et 4 mars 2001

Ce week-end, nous avions décidé de visiter le lac de retenue du Der, qui retient les eaux de la Marne. Nous passons deux nuits à Joncreuil, dans un gîte agréable situé au sud-ouest du lac et la météo fut clémente : samedi temps gris mais vent faible, dimanche temps plus agité entrecoupé d'averses éparses et matinée souvent ensoleillée.

Samedi matin, nous sommes à pied d'oeuvre à la base de voile de Nuisement pour partager l'idée fixe de tous les ornithos du moment : voir le plongeon à bec blanc. Peine perdue pour ce matin, malgré l'aide active de belges, hollandais, anglais et allemands venus spécialement pour cela.
Par contre, plein de belles choses à se mettre dans les mirettes : un couple de harles bièvres inspecte les abords de la digue rocheuse à quelques 20 mètres de nous, et nous passons de longues minutes à détailler leur morphologie et la couleur délicatement rosée du poitrail du mâle.
Plusieurs bandes de canards siffleurs se mélangent à de multiples grèbes huppés, foulques macroules et quelques colverts.
Les garrots àoeil d'or sont magnifiques dans leur livrée hivernale, et les mâles font des parades, en présence des femelles, en renversant rapidement leur tête d'avant en arrière dans un ballet très coordonné.
Les grues sont présentes dans le ciel, quoique discrètes : le temps calme doit y être pour quelque chose.
En revenant aux véhicules, nous croisons une femelle de busard Saint-Martin, qui survole la digue puis survole le bois proche.
Nous sommes surpris par la présence abondante, au milieu d'une bande compacte d'étourneau sansonnets, de grives litornes et mauvis : très beau spectacle que ces oiseaux hivernaux dans leur belle livrée sur fond de pelouse verte.

Après une pause gastronomique salutaire, nous attaquons la suite du programme :
la route de la digue vers Chantecoq, où nous faisons quelques arrêts spots pour admirer les canards de surface : siffleurs, souchets, chipeaux, quelques pilets au loin, les grues et les oies cendrées. Près de la maison de l'oiseau, nous scrutons un groupe compact d'oies cendrées au pâturage, pour y découvrir l'oie des neiges, qui nous montre en vol la partie sombre de ses ailes. A l'observatoire de Chantecoq, ce sont quelques courlis cendrés très actifs, des chevaliers guignettes et sarcelles d'hiver qui patrouillent le long des plages de sables. Avec un hollandais, nous scrutons un groupe de limicoles sur un banc de sable :
pattes courtes, corps massif et long bec droit : nous diagnostiquons des barges rousses. ( 7 individus )

Dimanche, nous retournons au port de Nuisement et avec l'aide de collègues belges, nous passons une heure à profiter de la présence du plongeon à bec blanc, dont nous détaillons bien l'anatomie : pas de points blancs comme indiqués sur l'adulte dans le guide ornitho, et plus clair dans l'ensemble, peut être un juvénile ou sub adulte.
Il pêche activement des proies après des apnées courtes : des poissons, peut-être des écrevisses ( ? ).
Nous profitons aussi largement du beau spectacle des cygnes de Bewick et chanteurs qui stationnent vers la presqu'île de Larzicourt, des nombreux garrots, quelques fuligules morillons, et aussi des grues qui sont nombreuses dans le ciel, à prendre de l'altitude : peut-être un mouvement de migration vers le Nord en vue. Nous visitons ensuite les petits étangs de la forêt, celui de Landres en particulier, où quelques souchets, milouins patrouillent tranquillement dans cette zone très calme. Nous admirons deux grandes aigrettes qui se chamaillent.
Nous voyons quelques rapaces en vol : un épervier, deux buses variables qui festonnent ( le vent est soutenu ) , un busard femelle et un rapace dont nous ne saurons pas faire l'identification : plutôt clair , dessous et dessus. Le guide ornitho ne nous donnera pas la solution ! !

Un petit tour dans les bois humides nous permet d'approcher nos petits amis les troglodytes, les mésanges nonettes et charbonnières, les grimpereaux chanteurs et une mésange à longue queue à tête toute blanche ( d'autres sont vues près de l'observatoire ) Nous terminons l'après midi par la visite de quelques belles églises du secteurs et rentrons sur Paris après un café chaud réparateur.
Et bravo aux participants pour leur enthousiasme, Jean, Virginie, Raphaël et Christine !

Ont croisé notre chemin pour notre plus grand plaisir :

 

réponse d' Alain Chappuis <alain.chappuis_A_medecine.unige.ch>, "Re: Lac du Der", 16 Mars 1998

A mon avis c'est presque trop tard pour ces deux especes.

Le meilleur moment est mis novembre a fin fevrier. Passez y les fetes de fin d'annee, beaucoup d'entre nous le font.

Bonnes observations.

 

question de Claude LAFONT <clafont@magic.fr>, "Lac du Der", 14 Mars 1998

J'envisage d'aller dimanche prochain au lac du Der.

Quelqu'un peut-il m'indiquer si cela n'est pas trop tard pour observer les oiseaux hivernants, et notamment les grues et les pygargues?

 

contribution de morby@club-internet.fr (Jean Pierre Morby) , "Lac du Der", 10 Mars 1998

Week-end du 7 / 8 mars.

Pour ma première visite au Lac du Der, je n'ai pas été favorisé par le climat. Samedi pourri, pluie, visibilité nulle en soirée. Dimanche passable.

Cependant, le spectacle des grues est grandiose. Même si pour les "locaux", c'était presque fini - nous avons vu environ 400 à 500 grues venir se poser pour passer la nuit. Je profite de l'occasion pour remercier les membres de la liste qui m'avaient gentiment et rapidement répondu fin janvier.

Effectivement, c'est difficile de rater la digue et les miroiseleurs. Bravo également aux associations qui "gèrent" les lieux: observatoire sur le lac, sur les étangs derrière la Maison de l'Oiseau... La chose est suffisamment rare en France pour être remarquée et saluée. En disant cela, je ne veux pas jouer le parisien snobinard, mais il se trouve que j'ai l'habitude des parcs et reserves de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, et que la France fait figure d'attardée à côté. La seule autre réserve correcte (dans le sens où les visiteurs ne sont pas exclus de la visite) étant Le Marquenterre - gestion privée!

Je n'ai malheureusement pas vu les pygargues sur le "Grand chêne", mais j'ai pu voir (en plus des mouettes rieuses, canards colverts et foulques macroules):

 

 

Et en plus, il y avait des chevreuils plein les champs!

Un miroiseleur parisien qui va s'efforcer de retourner dans cette région, et qui vous salue bien.

 

retour