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Contribution de Renan Levaillant , "Inventaire estival - Saint-Rémy sur Durolle (Puy-de-Dôme)" , 23 Aug 2001

Le petit village de Saint-Rémy sur Durolle, fiché à l'intersection de l'Auvergne, du Forez et du Bourbonnais, est plus connu pour sa base de loisirs nautique que pour ses oiseaux.
J'ai profité de mes quinze jours de vacances sur place (première quinzaine d'août) pour arpenter les très jolis sentiers du coin et faire l'inventaire des espèces rencontrées. Ceci pourra servir à d'autres estivants désireux de profiter de leur séjour pour miroiser, ou à des associations locales en quête de données.
Mes observation se situent dans un périmètre très restreint : les collines qui séparent le lac du village, soit quelques dizaines d'hectares d'épineux, de chênaies, de hêtraies, de pâturages et de landes (très variés, donc).

Les meilleurs moments : les observations de Pie-grièches écorcheurs (adultes & jeunes).

A noter les "absences" de classiques tels que rougegorge, fauvettes sp. (sauf à tête noire), sansonnets et autres grives sp., mais c'est peut-être tout simplement parce que je les ai râtés...

De plus, en plein été, il y a plus de baigneurs que de piafs aux abords du lac, mais je soupçonne l'hiver d'autoriser les hérons, gallinules et autres laridés ou anatidés à séjourner dans ce coin...

Voici la liste brute, assortie d'un code de fréquence d'observation (voir ci-dessous). Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à me contacter.
Code de fréquence :
* = une seule obs
** = quelques obs durant le séjour
*** = obs fréquentes
**** = obs quotidiennes

 

contribution de André Ulmer, andre.ulmer@free.fr, "à voir : écopôle du Forez", 16 Jan 2001

Ecopôle du Forez (Loire) France
Si notre adresse vous intéresse :
Aujourd'hui, 2 Oies cendrées, 7 tadornes et quelques milliers de canards et cormorans

 

contribution de Antony, presta_5@club-internet.fr, "Retour d'Auvergne", 30 Oct 2000

Me voilà de retour !!
Voici les observations que j'ai effectué:
Lieu: Auvergne 63 --> Clermont-Fd --> Cormède (précisément)
Situation/description: Campagne, champs cultivés, volcans, petit village campagnard.
Date: Dimanche 29 octobre 2000
Temps: Beau le matin avec vent, un peu + couvert l'après midi, et =ment du vent.
Espèces identifiées:

Espèces non-identifiées:
-Des oiseaux volant en petite troupe, avec un vol ondulé, à peu près pareil que la couleur du moineau, mais un peu plus jaune qud même, bec de forme granivore, peut-être 15 cm.
-De grands oiseaux ds les champs --> 1,20 m je pense, tournant ds le ciel pour prendre de l'altitude, et allant vers sud, ils sont nbreux.

Avez-vous une idée sur les 2 espèces que je n'ai pas identifié ??
Merci !
Ben voilà !! C'est fini !!
Je suis content d'être de retour, mais ds un autre je serais bien rester (et oui c'est mieux que Paris!).
ANTONY D.J
94 Champigny S/M

 

contribution de p.r.legrand, p.r.legrand@infonie.fr, "Re: Départ pour l'Auvergne", 28 Oct 2000

"Je vais partir ce soir pour l'Auvergne, plus précisément à Clermont Ferrand (63000)."

Clermont-Ferrand n'existe hélas plus pour la toponymie. Tu verras, tous les panneaux indiquent "Clermont-Fd" - ce qui est assez difficile à prononcer, du reste.
Si ma mémoire est bonne et si tu prends l'autoroute, il y a un site dont on parle tout le temps : un peu avant Clermont-Fd, sur ta gauche, tu verras un plan d'eau, qu'on nomme la mare d'Issoire (Hérons, etc.).

 

contribution de Antony, presta_5@club-internet.fr, "Départ pour l'Auvergne", 28 Oct 2000

Et je reviens lundi matin.
Je vais en profiter pour faire des obs, mais on peut voir quels oiseaux là bas ??
ANTONY DJ
Champigny 94

 

contribution de Céline Gottel, cgottel@hotmail.com, "Allier", 23 Sep 2000

Sur le chemin des Cévennes, je me suis arrêtée sur les bords de l'Allier pour pique-niquer au niveau de Brioude. J'ai pu y voir, à l'endroit où les eaux étaient vives et où il y avait des rochers un CINCLE PLONGEUR (mon premier). Perché sur une pierre, il plongeait la tête dans l'eau mais sans jamais y aller entièrement comme c'est écrit dans les guides. Quand il m'a vu , il s'est bien sûr empressé de disparaître.
Sinon, un MARTIN PECHEUR reconnaissable par l'"eclair bleu" que son passage provoque filait le long de la rivière. JE n'ai jamais pu observer cet oiseau posé, il vole toujours à toute allure en ligne droite. Il m'a semblé qu'il était de la taille d'un étourneau, ce qui m'a étonné.

[...]

 

contribution de jean-luc saint-marc, jlsm_A_club-internet.fr, "Excursion dans le Loiret...(pour Michèle Corsange)", 17 Jul 2000

Excursion dans le Loiret (forêt d'Orléans et rives de Loire)...

Vendredi quatorze juillet,
observation de la famille Pandion haliaetus;
le dernier des jeunots a quitté le nid depuis une semaine. Un adulte arrive avec une petite proie, toute petite, et s'installe sur une branche dégagée d'un pin.
Il ne semble porter aucune attention particulière à ce qu'il enserre, ni à ceux qui l'entourent.
Aucun de ses rejetons ne semble intéressé.

Chacun vaque à sa quiétude méridienne, ou se laisse glisser vers une branche inférieure, ou s'absente de notre champ de vision...

Puis arrive dans un vol puissant, un autre adulte tenant dans ses serres une proie de belle taille, luisante et vivante, dont la queue orange ne cesse de gigoter, laissant supposer que le corps tente le désengagement vital.

Le balbuzard porteur de provende se branche à proximité du reste de sa famille et entame, sans plus tarder mais énergiquement, la chair souffrante...

Deux jeunes aigles-pêcheurs se mettent à piailler et à s'activer, voletant sur place, se déplaçant de branche en branche, puis dans un bruyant discours rejoignent le nid proche;
l'autre adulte entame pour de bon son propre butin, et se le tortore, seul.

Les jeunes ne se taisent pas, réclament leur part et sont satisfaites dans les dix minutes qui suivent; la grosse proie semble morte;
elle est déposée par l'adulte au milieu du grand nid.

Chacun des juvéniles se charge de découper ses propres morceaux de choix.
L'adulte se poste à proximité et surveille!

Le premier d'entre-eux à avoir entamé le repas, semble très excité, et s'empresse de quitter le nid en exécutant quelques acrobaties, en piquant sur un couple de palombes, qui se mangent mutuellement des yeux, dans les arbres noyés de l'étang; plonge deux ou trois fois, les guibolles en avant, les doigts grands ouverts, et peine à s'arracher de l'eau, mais gagne tout de même de l'altitude...
puis tente l'ébrouement dès qu'il se sent à l'aise.

jean-luc saint-marc
clamart en francilie (F)

 

contribution de jean-luc saint-marc, jlsm_A_club-internet.fr, "Re: deug ornitho (1ère année)", 29 May 2000

Je suis contente d'avoir eu une mention honorable.

Mazette;
mais ne pouvaient-ils faire mieux ?
Les radins !
Leur as-tu dit que tu trouvais, toi-même, des erreurs dans le Peterson ?

Quant à moi, j'aimerai savoir qui, sur la liste, est en 2e année débutant. Je n'ai pas eu encore le programme. Qui le connaît ? Il doit y avoir les comptages avec les lentilles, les haricots et tout ça. ça va être terrible. Je pourrai le bûcher un peu pendant les vacances.

Pour le comptage, tu peux compter les grains constituant la plage surtout si tu passes à Cayeux !

Merci pour tous tes mots,
et félicitations !

 

contribution de Etienne I., eix@swing.be, "Re: RN Val d'Allier", 29 May 2000

Geneviève a écrit:
Une Huppe Upupa epops poupoute (cher vdcxwz, est-ce que la huppe poupoute ?).

Si je peux croire ce bon cdw, la huppe pupule, upute.
( http://users.swing.be/eix/qui/qui.htm )
Il est vrai que de dire "Qui pupute ?" peut amener des réponses surprenantes (mais,non, pas ta mère, tais-toi donc!).

Qui n'aboie pas non plus, le Cynoglosse (?) mauve sent la petite souris...
Cynoglosse officinale ...aussi appelée, mais le savais-tu ...langue-de-chien !
et pour suivre:
Quant à moi, j'aimerai savoir qui, sur la liste, est en 2e année débutant. Je n'ai pas eu encore le programme. Qui le connaît ?

Il te reste les nocturnes: repérer un endroit ou boire un café à 01h00, sortir la voiture d'un copain ornitho du fossé, expliquer aux gendarmes que tu observes les oiseaux la nuit ("chef, on a un braco!"), prendre patience derrière la voiture des amoureux qui avaient trouvé un chemin si tranquille (au moins eux, ils tirent sans danger!
quoique...).

C'est toujours un plaisir que de te lire.

 

contribution de Geneviève Perello, gperello@free.fr, "RN Val d'Allier 24 05 00", 28 mai 2000

Des déboires de l'ornithote débutante (mais fin de 1ère année tout de même)

Compte rendu sélectif.
Ce mercredi 24 05, sortie ensoleillée et chaude (+ 26° C) dans une partie de la réserve nomméeBoudemange. (la dernière fois c'était "le verre de lait") niveau Châtel-de-Neuvre (03).

Avant de partir, coup d'oeil chez les Ciconia bis : elles sont 5 ! Papa, Maman et 3 petites têtes ébouriffées très très remuantes. (j'en vois 3). On est bien content de vous annoncer cet heureux événement, preuve que la réserve plaît. Une Aigrette garzette Egretta garzetta passe et repasse, molle. Un Héron cendré Ardea cinerea, mou, aussi.

L'essentiel de la sortie sera botanique. Le printemps dans ces espaces non pacagés, non fauchés, laissés parfaitement sauvages, ravit les naturalistes que j'accompagne. Ils s'arrêteront partout pour admirer je ne sais trop quelle labiacée, renonculacée, liliacée, et autres spécialitééees. Impossible de tout retenir.
Pour ma part, je reconnais enfin dans toute sa vigueur la cardère qu'à l'hiver j'avais vue, mais dans un autre état. Les "cabarets des oiseaux" cette fois sont pleins. Les rossignols chantent pas loin. Des papillons bleus nous accompagnent.

Ce sont les Guêpiers qui ont été étonnés de nous voir arriver... 50 Merops apiaster , partageant la rive avec 150 Riparia riparia . On trouve leurs déjections sous les trous. Gaston Pic remplit quelques boîtes de pellicules pour les faire analyser : il nous montre les élitres de tel scarabée, les ailes de tel autre insecte (ou le contraire...?). Sur des dizaines de mètres les oiseaux ont creusés leurs galeries, leur "muraille de chine" bétonnée de sable et limon, de véritables HLM où s'entassent les deux colonies. Il y a les petites marques des pattes autour des nids; même en regardant bien on voit un peu l'intérieur : 2 traînées parallèles, bien creusées, forment comme des rails; on m'explique que ce sont les traces des pattes des hirondelles.

La leçon continue. 16 h. Un héron passe devant nous lentement; bizarre ce héron, très pâle dessous ainsi que les ailes, une belle casquette sombre, corps très court, un cou drôlement ramassé. "Un Héron un peu étrange" que je leur dis (un peu malade le cheval, oui). Les ornithos se retournent. Grand éclat de rire de Gaston : Ah tu n'as pas bien regardé, c'est un Bihoreau ! Bon, on peut se tromper quand on n'en a jamais vu. Je coche Bihoreau que j'ai croqué.

Plus loin, je fais remarquer 2 oiseaux blancs qui atterrissent sur une grève avec un poisson au bec. Les ornithos jettent un demi oeil et retournent à leurs plantes : des sternes. J'insiste et je bégaie : des goélands ! et une anguille! Pour le coup je me fais ramasser. Mais non, un bout de bois. Mais je persiste. On s'approche. Goéland leucophée Larus cachinnans , et Anguille bicolore ! gagné. Les deux oiseaux sont au repas quand 7 autres congénères débarquent, mais vite chassés. Je prend mon Svensson (le Peterson a oublié le leucophée) : catastrophe! des goélands il y en a plein et presque tous pareils (pour moi). C'est peut-être un brun, un argenté, ou un cendré !!! "Un leucophée te dis-je" me dit Gaston. Puis plus bas : "enfin c'est ce qu'a toujours soutenu Xxxxxx." Voilà même les maîtres qui se mettent à émettre des mais. Moi les pattes je les trouve pâles, mais pas chair, et le bout de l'aile sans la goutte, et le dessus bien sombre, et le bec orangé mais sans tache... le trou noir quoi. Pendant que je bataille avec les formules magiques du guide O', les autres vaquent : voilà ce que c'est que le savoir, il amène à ce parfait détachement; mes camarades butinent leur plaisir pendant que je me crève les oeils en maronnant.

Le Milan noir Milvus migrans plane, la Buse Buteo buteo varie, un Coucou Cuculus canorus nous fait coucou et se pose tout près. Une Huppe Upupa epops poupoute (cher vdcxwz, est-ce que la huppe poupoute ?). Une tourterelle des bois, un Traquet motteux, etc. etc. Et des silex taillés (réellement préhistoriques) sous nos pieds...

Au cabaret des oiseaux il se fait tard et il faut rentrer, ivre de cette grande leçon de choses et d'autres.
Au loin, disant aurevoir, un aboyeur Tringa nebularia secoue sa patte sans aboyer.

Qui n'aboie pas non plus, le Cynoglosse (?) mauve sent la petite souris...

 

contribution de Geneviève Perello, gperello@free.fr, "Obs RNVal d'Allier - 17 05 00"

"Pré-ambulaire RNVA
Un pêcheur était passé par là, bien avant nous... Il avait laissé, comme carte de visite, et comme souvent les pêcheurs, un bâton taillé en V pour poser sa canne et pouvoir rêver. A l'automne peut-être, ou en mars, qui sait?
C'est un tout jeune peuplier qui nous a accueillis à l'entrée de la réserve aujourd'hui. Le bâton planté a poussé..."

Ci-joint le compte-rendu de sortie dans la réserve naturelle duVal d'Allier, niveauToulon/Allier, près Moulins, Allier (03), le 17 05 00, (16h45-19h45).

Temps couvert, nuages noirs menaçants. La pluie s'arrête à notre passage et reprend quand nous repartons. 18° à 16° C.
Milieux observés : ripisylve, bordure sablonneuse et graviers, accotements ravinés, bancs de sables en plein lit de rivière, petit cour d'eau affluent (la Sonnante) avec flore et faune riches, boire coassante (bras mort fermé jusqu'à nouveau déplacement de la rivière), broussailles et taillis impénétrables, champ de maïs.
Sur le plan du comptage, comptez avec oublis et erreurs.

ECHASSIERS gds
*** Egretta garzetta Une Aigrette garzette solitaire et élégante, marchant à pas comptés sur l'eau, l'air (...) de ne pas y toucher. Quelque chose néanmoins d'un peu étrange, cette démarche délicate, comme si elle ne voulait pas salir ses longues bottes noires ferrées d'or.
*** Ardea cinea Un Héron cendré dans la posture de l'empaillé mal coiffé.

RAPACES :
*** Milvus migrans Milan noir : solitaire en tournée
*** Falco tinnunculus Faucons crécerelles

chant du Faisan de Colchide Phasianus colchicus

LIMICOLES :
*** Charadrius dubius Petits gravelots : au galop comme des petites souris. Observé un qui tapotait le sol avec une de ses petites pattes (pour faire croire qu'il pleut dit Marie-Agnès) pour faire sortir les bestiolas.
*** C. hiaticula Grands gravelots : 41, pris d'abord pour des Petits, et puis leur envol a mis la puce à l'oreille (si l'on peut dire); regardées attentivement les pattes n'avaient pas la couleur attendues, ni le cercle orbitals, enfin leur barre alaire très nette au vol et leurs cris firent revenir sur l'identification de départ. Les Grands gravelots ne tapotent pas le sol : ils piquettent sans arrêt. La moitié de la colonie de passage prend la route du nord-nord-est vers 18h.
*** Tringa totanus Chevalier gambette : montre ses mollets
*** T. nebularia Chevalier aboyeur : n'a pas aboyé
*** Numenius arquata Courlis cendré : ne s'occupe de personne

Mouettes et Sternes
*** Sterna hirundo Sterne Pierregarin : Colonie très active, voulant se faire remarquer. 21 dont 8 couveuses, 1 parade nuptiale et 1 accouplement en direct, plusieurs menaces: contre 1 Héron cendré débonnaire, une Corneille noire, d'autres Sternes (naines), une bataille rangée contre leurs cousines les Mouettes rieuses (trrrr. trrrree. trrrrrrr.), plusieurs scènes de pêches en piquet (du bluff : beaucoup infructueuses) , plusieurs scènes d' "offrande" de poissons au congénère, et enfin très belle scène de changement de partenaire pour couver : monsieur arrive, se place contre madame, qui se pousse doucement sans se soulever (léger balancier), monsieur s'étale un peu plus, madame se lève et part picorer pas loin... scène(sterne) de la vie quotidienne.
*** S. albifrons Sternes naines : certaines couvent aussi.

*** Streptopelia turtur Tourterelle des bois

*** Cuculus canorus Coucou gris : 1, en va-et-vient, confondu d'abord avec un rapace, puis un épervier. Reste bien droit sur une branche (pbl de cervicales ?) ("A Sent Barnabèr, lo cocut que vai esparvèr" [il devient épervier, le 11 juin] dicton gascon.)

*** Alcedo atthis Martin-pêcheur : aller-retour à 2 h d'intervalle, suivant le même chemin. A l'aller un poisson pendouillant au bec. Au retour "que chic" (rien).
*** Merops apiaster Guêpiers d'Europe : 8 (ou 9) qui se laissent admirer perchés tout près de nous, peu farouches (contrairement à ce que note Svensson !). En activité sur l'eau ils tourbillonnent de manière spectaculaires au milieu des hirondelles indifférentes, leurs ailes largement déployées; on dirait qu'ils n'ont pas de bras.

*** Hirundo rustica Hirondelles rustiques et de rivages Riparia riparia (nombreuses et bruyantes) : on remarque quelques galeries entamées, traces de petites pattes tout autour.

L' Orchis-bouc en fleur sent abominablement mauvais.

C'était la dernière sortie en 1ère année.
Je viens de passer le cap des épreuves. Ouf!

 

contribution de agoubert, agoubert@magic.fr, "Clermont-Ferrand", 15 May 2000

J'ai l'occasion de passer 1 WE à Clermont-Ferrand prochainement. Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant ornithologiquement parlant dans le coin ? Merci de vos conseils.

 

contribution de daniéle M., dmeilland@mageos.com"plaine du forez", 29 Apr 2000

Je n'ai pas encore,la connaissance ornitho de Didier Godreau... mais malgré le temps gris, maussade et froid sur la plaine du forez (banlieue de saint-etienne ) en ce vendredi 28 avril ,voici les observations de la matinée qui ont comblé l'observatrice nouvelle que je suis.

 

contribution de Geneviève Perello, gperello@free.fr, "obs RN Val d'Allier", 13 Apr 2000

Sortie du 11 04 -Réserve naturelle du val d'Allier- 03 - Châtel-de-Neuvre "Les terres jaunes" - 16h-18h45 - tps variable - 16° - léger vent

Un grand Milan royal tout seul nous accueille. Ça sent le sud et le printemps. Le couple de Milans noirs est bien visible aussi. Il nous survolera souvent pendant notre visite.

Grande surprise de voir un couple de cigognes installé dans son nid. La femelle (je suppose) couve sans bouger une plume pendant que le mâle est tout à sa toilette debout à ses côtés. Très beau spectacle qu'on admire de longues minutes et de loin, évidemment.
Deux arbres plus loin, 4 nids de hérons cendrés, dont deux remplis et deux hérons branchés à côté.
Les deux Grandes Aigrettes, et des Aigrettes garzettes également. Bien de voir les deux espèces ensembles comme ça on peut bien comparer. Toujours mes interrogations sur ces oiseaux.

Une nuée d'Hirondelles de rivages juste au-dessus de l'intersection de deux bras du fleuve (une trentaine ?). Certaines sur le banc de gravier proche, au sol ou sur une souche. Au milieu d' elles, une Bergeronnette printanière esseulée.

6 Oedicnèmes s'envolant devant nous à quelques pas. Font-ils leurs nids vraiment n'importe où sur la lande ? Comment savoir si on ne dérange pas des couvées ?

Faucons crécerelles stationnaires, Grands cormorans filant, Alouettes des champs papillonantes, en veux-tu en voilà.

Le Balbuzard pêcheur apparaît en fin d'après midi. Toujours assez décoiffé.

En rentrant, rencontre d'un castor peut-être ou d'un ragondin. Mais l'animal semble bien grand. Queue sous l'eau. Plate sans en jurer. Il semble qu'il ait la gueule ouverte sur des dents rose-orangé. Est-ce possible or not ?

 

contribution de Geneviève Perello, gperello@free.fr, "obs Val d'Allier - vite dit", 09 Apr 2000

Bessay- "le Pacage" -Réserve du Val d'Allier(03) - après-midi du samedi 8 avril 2000. Beau temps ensoleillé et doux, un peu de vent. Compte-rendu de sortie.

Mes premières Riparia bis (assez lentes pour pouvoir bien les visualiser) en petites troupes cherchant peut-être des sites où forer leurs terriers. Les bordures pentues et incurvées du fleuve leur donnent le choix. Ici, c'est une ancienne sablière.
Sur une plage, une Moule d'eau douce, Anodonta cygnaea , géante de 15,5 cm de long sur 9,5 cm de large. me poursuit ! non ! elle est vide. A côté, des plumes de Faisan (41 cm), mais pas plus de corps ici que de coq en pattes. Quel est l'un qui a mangé l'autre ?

Aujourd'hui, ni Martin, ni pêcheur; le Balbu à la manque pèche et se montre seulement en cerf-volant. Voleur ! Remboursement.
La semaine dernière nous n'avions vu qu'un seul Milan noir. Ce jour, c'est clair, un couple s'est formé : robes noires en orbe tirant des bords (Milvus bis bis MilleDiou !).
Plus tard, encore plus proches de nous, côte à côte sur une branche, on pourra les détailler à loisir.
Une trentaine de Courlis cendrés piapiaille sans arrêt. Passe d'un banc à l'autre sans savoir où s'asseoir. L'indécision de ces grands dadais pinocchiesques plaît; un renard survînt à jeun. La volée s'égaille un moment puis se ramasse en V pour se poser hors de portée. Pas de chance pour l'affamé qui veille; il n'aura qu'à dormir.
Un (ou une) Sterne, sûr, pour ce qui est de la variété je vais être obligée de repasser.

Mais le spectacle vient des Grandes Aigrettes, longtemps nous survolant silencieuses au-dessus des méandres du fleuve, en allers-retours, vraiment très majestueuses.
Dans "Vivre avec les Oiseaux" de ce mois-ci (rigoriste, passe ton chemin), un article sur le lac de Grand-Lieu près de Nantes m'apprend que "la Grande Aigrette est l'ardéidé le plus rare d'Europe avec moins de 1 700 couples [dont le premier en France en 1994. A cette époque] la colonie la plus proche se trouvait à environ 1 400 km, à la frontière austro-hongroise..." Qu'en est-il aujourd'hui exactement de cette petite population ?


Aci eras obs hens RNVdAL (03) 45°25 - 3°20 ; 17°C ; 16h -19h m.GW +été; 08 04 00 ; ciel dégagé. Estoufada rapida ta preissadas fusadas (reader digest for speedy Gonz.)

compagnies :
Hirondelles de rivage, Riparia riparia
Courlis cendrés, Numenius arquata
couples :
Grandes Aigrettes, Casmerodius albus
Milans noirs, Milvus milvus
solitaires :
Balbuzard pêcheur, Pandion haliaetus
Héron cendré, Ardea cinerea
Petits Gravelots, Charadrius dubius par-ci par-là
invisibles :
nombreux chanteurs, Numerus nonclausus

 

contribution de Geneviève Perello, gperello@free.fr, "R Nat Val d'Allier 03", 28 Mar 2000

Aci observaciones hens val d'allier dimercs 22 03 00. Temp. 19 ° C. Beth temps. Quau estup ! Era nosta petitona companhia, e tanben "lo Gastou" = 5 miraudaires (3 hemnas).

Lectura digerida : condensada enta ornithos pressados :
Oedicnèmes nicheurs ( Burhinus oedicnemus ), Milan noir ( Milvus migrans ) esseulé, et couple de Martins-pêcheurs ( Alcedo atthis ).

Tranquilaments enta autes :
Pleins de chanteurs. Difficile pour moi de reconnaître du premier coup quoi que ce soit dans cette mesclade. 18 - 18 - 18 fait pourtant la Grive musicienne. 8 - 8 - 8 répond je sais plus qui. Ah si tout était en chiffre ! Imaginez l'apprentissage en classe de maths.

Les ornithos, eux, voient avec leurs grandes oreilles : Alouette des champs, Pouillot fitis, Grimpereau, Pic vert, Bruant des roseaux, etc. Par contre avec mes seuls yeux j'aperçois un Traquet pâtre : ou tarier ? qui est "des prés" ? qui est le "pâtre" ? s'ensuit une bataille linguistique entre générations. Je les laisse se crêper.

2 Cygnes tuberculés décollent et passent sous nos yeux alors que nous sommes sur un petit promontoire. Majestueux et lents. Ils sont à 10/15m.

On retrouve nos Oedicnèmes criards tout aussi silencieux que la dernière fois. On rencontre 2 couples sur notre trajet. Cette fois-ci ils sont très visibles sur les bancs de sable. Comme j'en vise un dans ma lunette, surprise, à l'arrière plan apparaissent 1 puis 2 puis 3 chevreuils dont 2 avec des petits bois comme des saucisses.

Rencontre du mâle et de la femelle du saule (Salix caprea). Gaston explique.

Puis Chevaliers cul blanc pataugeant, Courlis cendrés et Vanneaux huppés, Chevaliers aboyeurs. J'ai pas compté.

Un Martin-pêcheur s'enfuie à notre approche, délogé des bords de l'eau. Flèche sombre. Je n'ai rien le temps de voir. Mais il ne va pas loin. De l'autre côté du fleuve il se perche, bientôt rejoint par son commensal. Bleu, vert, orange. C'est drôlement joli. Gaston raconte ses affûts, l'activité frénétique des parents, le rythme immuable d'approvisionnement des nichées.

Enfin belle observation d'un Milan noir qui nous survole très proche, tout le ventre brun roux et les ailes plus sombres. Il va se percher plus loin. Buses variables et faucons crécerelles encore.

En rentrant, nous attendent aux voitures 7 Moineaux friquets chahuteurs.

Fins des obs. et de la journée (19h).
J'ai dû encore en oublier plein. Tant pis Mes compagnons d'escapades ornithos LPO n'ont qu'à se dépêcher de se connecter pour vous donner des infos plus scientificos.
Belle sortie où on a "tombé la chemise" de chaleur. Une semaine après, il gèle...

 

contribution de Geneviève Perello, gperello@free.fr, "obs réserve nat. Val d'Allier (03)", 19 Mar 2000

aici eras meas observaciones hens Val d'Allier.
Sortie LPO 03 du 15/03/00 AM Temps variable à couvert à très couvert temp de 10° C fraîchissant 5° C sous un vent glacial. Ua hred que pela !

Un Faisan de Colchide, faisant du stop, juste avant Chatel-de-Neuvre. Et 2 chouettes. A cette heure étonnant non ? Mais en fait en bouillie sur la route. Savoir quoi comme chouettes ? seule la police scientifique...
Allez on passe.

La sortie commence bien : notre tout petit groupetto (3) en rencontre un autre.
Il s'agit du célèbre et chenu naturaliste auvergnat,Gaston Pic, accompagné de 2 élèves en quête de données de terrain pour leur travail environnemental. Lou Gastou est une légende, une encyclo vivante, un CDRom son et lumièreS (Giseh et Jarre : Que chic!), et surtout celui par qui tout est arrivé : l'inventeur de la réserve naturelle du Val d'Allier. Pensez ! Il s'est battu de bout en bout pour la conservation de cette enclave préservée. Il en a arpenté les moindres recoins. Quel pierre ne connaît-il pas ? quel méandre, quel oiseau invisible, quelle plante minuscule, quel insecte microscopique ? Tout est là dans le ciboulot et dans les pattes. Gaston montre un cahier: tiens, cette fois, il a emporté l'année 54 avec lui; histoire d'expliquer je ne sais plus quoi aux 2 disciples sous le charme. Ah Gaston! bon pied, bon oeil, encore capable de tracer en traînant avec lui ses lourds engins datant de Mathusalem mais toujours fiables. D'ailleurs il regarde mon trépied dubitativement. Je sais... Et je mesure l'importance de la qualité quand, face au vent, j'essaie de le stabiliser...

Pour nos obs, on n'a pas eu la quantité, mais la qualité y était. Par contre le vent très fort nous a presque tout le temps empêché d'entendre les chants.

Une Ciconia ciconia, pépère, perchée, chargeant son nid. Le mâle préparant l'arrivée de la femelle ? Très affairée la brave bête. Une branchette ici, l'autre là, je te le fais, le redéfais. etc.

Un petit Gravelot caché dans la gravière. Le temps de le repérer de nouveau à l'oeil, et le voilà parti en courant comme une souris.

Et puis, venant sur nous, nous survolant à basse altitude, au point qu'on a laissé les lunettes, une "grande chose" inconnue de moi : un Balbuzard. Aussi tranquille que si nous n'existions pas. Il suit un méandre, tourne, reviens de plus en plus bas, tend ses pattes vers l'avant (il atterrit que je me dis), et plouf entre dans l'eau pour en ressortir avec un poisson dans les serres. ET tout ça pas pressé. Je reste estomaquée. Il s'installe alors sur une énorme et magnifique racine, à quelques pas de nous. Et déjeune...
Ben ça alors. Il va resté là un bon bout de temps. Sur le lieu, nous ne trouverons pourtant aucune écaille.

Surprise, dans le champ de visée de nos longues-vues braquées sur le pêcheur, s'intercalant entre lui et nous: 2 oedicnèmes criards (mais silencieux), immobiles comme des statues, se fondant parfaitement dans le paysage (d'ailleurs, je n'arrive à en voir qu'un seul). Une faute d'inattention et ils ont disparu, sans un souffle.

Des Grands Cormorans en habit nuptial. Des hérons. 8 canards chipeaux. 2 bergeronnettes grises;
Un rougequeue noir. et d'autres encore.

Au retour, Gaston désigne à ses élèves un coléoptère. Il le prend, me le tend. Sa main est soudain tachée de sang : c'est bien le "crache-sang", un petit Timarcha je ne sais trop quoi. Ça me fait plaisir de voir le sympathique symbole de nos amis de la liste. Avec ce produit je tente de peindre la petite bête. Très vite la couleur vermillon s'éclaircit. Aujourd'hui dans mon cahier de croquis ne reste qu'un vague orangé saumoné clair.

 

contribution de Michel Prévost, michel.prevost@libertysurf.fr, "Observation de grues cendrées", 5 Mar 2000

Des miliers de grues cendrées (grus grus) sont passées dans le ciel de Châteauroux , dimanche 27 février.
D'autres orntithologues amateurs du secteur les auront probablement comptabilisées.

Si vous avez un penchant pour les oiseaux, vous pouvez vous rapprocher de nous (adel ci-dessous) et vous abonner à la liste obsindre accessible sur club.voila.fr

Michel Prévost
Indre Nature http://www.chez.com/indrenature/
Liste Indre Nature Ecole http://club.voila.fr/group/indre_nature_ecole/

 

contribution de JMMENARD, JMMENARD@wanadoo.fr, "Observation de grues cendrées", 5 Mar 2000

Des miliers de grues cendrées ( grus grus ) sont passées dans le ciel de Châteauroux , dimanche 27 février. Je n'ai pas pu les compter car je travaillais et je n'avais as la disponibilité pour le faire... hélas !
D'autres orntithologues amateurs du secteur les auront probablement comptabilisées.
Jean-Marc MENARD
Indre - France

 

contribution de G Perello, gperello@wanadoo.fr, "Re: cabaret des oiseaux", 13 Feb 2000

"Etienne I." a écrit :
rôle des crues dans la plantation des peupliers ne serait-ce pas l 'inverse?

rôle des crues :
Petite précision : il s'agissait de peupliers en tant qu'espèce "spontanée", sauvage et non pas plantée par l'homme.

Le guide du Val d'Allier nous a raconté comment les crues entraînent, en bordure du lit de la rivière, les houppes de coton (remplies de graines) des peupliers sur les terres inondables. Les graines se déposent au fond avant le retrait. Elles vont ensemencer alors la terre par rangées. Les plantules s'accrochent par une petite racine et commencent à pousser (même encore sous l'eau). C'est ainsi que l'on peut voir maintenant des sortes d'alignements ou de regroupements d'arbres étrangement de même taille. Les tailles ne se mélangent pas : chaque génération conservant sa place et empêchant qu'une autre vienne à cet endroit. On peut déterminer leur âge commun ainsi que les dates de crues.
Effectivement quand on regarde avec attention un tel peuplement "spontané" on comprend comment ça marche.
Voilà. C'était "les histoires du garde de la réserve".

 

contribution de G Perello , gperello@wanadoo.fr, "sortie Val d'Allier", 07 Feb 2000

Bilan de sortie naturaliste dans laréserve naturelle du Val d'Allier(03). 5 et 6 février 2000. Matin froid. 9h; # 3°. La brume s'effacera peu à peu. Mais le soleil restera voilé.

Un garde de la réserve nous commente la visite. Peu d'obs. d'oiseaux mais il nous aura appris plein de choses intéressantes (notamment le rôle des crues dans la plantation des peupliers, ou cette sorte de chardon qui sert d'abreuvoir aux oiseaux).

En me garant devant l'église de Châtel-de-Neuvre : un Faucon crécerelle En pénétrant dans la réserve : une famille de Cygnes tuberculés (5) puis le cri mitraillette d'une Grive draine, qu'on observera plus tard. Des merles s'essayant à chanter.
Un Canard siffleur
un petit Grèbe castagneux (de bon augure pour le XV) 2 fois plus petit que les Canards colverts qui l'accompagnent. ~:+)
des Grands Cormorans, dont un avec la tête presque entièrement blanchie (déjà en robe de marié ?)
des Hérons cendrés.
Dans l'autre partie de la réserve, vers la gravière, peu d'obs. directes mais des traces de pas sur le sable : sanglier, chevreuil, renard, ragondin; un vieux taille-crayon et un jeune encore en place (passage récent du castor).
Des alouettes lulu repérées grâce à leurs chants (3 lulu là!).
Enfin le cri de Grues cendrées, qui resteront invisibles dans ce maquis, peut-être enfuies vers les champs de maïs en bordure de réserve. De 20 à 30 individus hivernent ici.

Le lendemain, cette fois d'après midi. Beau temps voilé. 15h; # > 17° En arrivant sur la réserve, au sol, à 5 pas, une alouette lulu nous attend, interdite. Chants de 2 Grives draines au même endroit que la veille.
Puis Grands Cormorans, Hérons cendrés, Canards colverts, Pigeons ramiers en veux-tu en voilà.
Un Geai des chênes bruyant.
Une Rémiz penduline agitée au milieu de Mésanges charbonnières et bleues nombreuses, Enfin, de retour, nous faisons fuir un Faisan de Colchide mâle à deux pas de nous, dans un pesant et laborieux envol : klout, klout fit-il.

Fin des obs. en Val d'Allier.

Toujours un peu déçue par une Réserve enclavée entre chemin de fer et nationale d'une part, et départementale très fréquentée de l'autre. On arrive difficilement à se soustraire au bruit, ou oublier les maisons alentour. Même en été, la végétation n'occulte pas ces désagréments. C'est dommage. On se rend vraiment compte de la signification des mots "préserver", "réserve", ici non pas positifs, mais négatifs: préserver non pas "pour la nature", mais "contre l'urbanisation", "contre l'Homme".

 

contribution de G Perello, gperello@wanadoo.fr, "sortie comptage - bilan des courses", 18 Jan 2000

Ce samedi 15 janvier 2000, c'était la sortie ornitho spéciale comptage des canards hivernants en Sologne bourbonnaise.
Un record !
Une dizaine de lacs et étangs au pas de charge dans l'après-midi avant la tombée de la nuit. De canards, je n'ai presque rien vu. Bilan des "courses" : la journée comptage ce n'est pas pour les nouveaux -lents par essence.

J'ai quand même repéré les colverts (750). Le reste était nouveau pour moi, mais les visions sont restées fugitives : dans le tas des observés indéterminables, j'ai appris à reconnaître : un foulque macroule [très facile] ( Fulica atra ), un grèbe huppé ( Podiceps cristatus ) et une fuligule milouine ( Aythia ferina ). Puis une Grande aigrette et une oie dont il a été impossible de déterminer la provenance [anser ou albifons ?] (Peterson , Svensson, Johnson apportant la plus totale Confuson).

J'ai entendu des canards siffleurs, vu de loin une famille de ragondins amorphe, des cormorans à la cuisse blanchie (en plein hiver ?), et un martin-pêcheur (mon premier) à contre-jour total (flèche obèse et sans queue).
En fait le seul que j'ai pu bien regarder fut le Vanellus vanellus, qui n'intéressait personne, et pour cause, ce n'est pas un canard.

On a fini par rentrer, à la nuit, le thermo frisant déjà à 18h les 0°, les pieds gelés et les doigts gourds. Seul élément positivement positif : au dire des sympathiques ornithos présents, ma Kowa est"fan-tas-tique". Tant mieux. Parce que, avec les leurs longues-vues, je me demande ce qu'il doivent voir, eux, à contre-jour...

 

contribution de jean-luc saint-marc, jlsm_A_club-internet.fr, "bon temps, du Morvan...", 7 Nov 1999

La Bourgogne (F-) recèle l'Epoisses, le bon pinard et le Morvan.

Le Morvan est montagneux (Haut-Folin: 901m),
sillonné de rivières,
forestier et bocager.

Quelques dolmens ou pierres levées;
moult massacres de francs-tireurs.
(Ami entends-tu ?)

Cette quarante-quatrième semaine est ensoleillée;
quelques vents de sud, de nord;
des nuits claires déposent de la gelée blanche.

La buse variable ( Buteo buteo ) est omniprésente,
cercle par paire, miaule au soleil bénin.

Le geai des chênes ( Garrulus glandarius ) est omniprésent
et par paire s'enfuit devant les marcheurs, ne laissant que
son blanc croupion ou cet alaire bleu.

Le cincle plongeur ( Cinclus cinclus ) remonte la Cure
en s'éloignant par paire devant cinq randonneurs,
tout en plongeant dans l'eau vive.

Le pinson du nord ( Fringilla montifringilla ), par paire
de dizaines, se cantonne à Bibracte.

Les fringilles passent sans cesse et progressent
dans leur cap.

Du côté de Saint-Père, au pied de l'intemporelle
colline de Vézelay, le tarin des aulnes ( Carduelis spinus )
se fait les vergnes ( Alnus glutinosa ) de la Cure.

A Liernais, une femelle d'Epervier ( Accipiter sinus ) sillonne
régulièrement les abords du parc;
un petit mâle se pose à dix mètres de nous, en plein village,
à Foissy lès Vézelay.

Le faucon émerillon ( Falco columbarius ) chasse
dans le bocage entre Chappe et Liernais.

Le Morvan est la terre d'élevage du boeuf Charolais.

Les nombreux lacs, en attendant les canards venus du froid,
comptent leurs grèbes huppés ( Podiceps cristatus )

Les lacs des Settons et de Chamboux sont en vidange;
l'étang Taureau est vide.

Les chaumières fument et se chauffent au bois.

Signe du temps:
touriste fout le camp, le froid arrive...

Découvres le Morvan!

En poche, un guide:
"Les oiseaux en Morvan
Balades ornithologiques au coeur de la Bourgogne."
deDaniel Sirugue(parc naturel régional du Morvan).

 

contribution de G Perello, gperello@wanadoo.fr, "RE-Observation d´un Ibis sacre", 4 nov 99

Je fais le trajet Vichy-Moulins en semaine ainsi que Vichy-Paris, également en train, le long de l'Allier pour une part. J'ai remarqué à maintes reprises des hérons garde-boeufs. Mais c'est surtout la présence des hérons cendrés qui m'intrigue : ils font exactement comme les garde-boeufs, pâturant à côté des vaches, (aujourd'hui au milieu des corbeaux et des pies). Par contre je n'ai jamais vu les deux espèces de hérons associées. (Obs depuis septembre).
Entre le 30 oct. et le 6 nov., une dizaine de hérons aperçus au sol, tout le long de ma route, depuis Clermont-Ferrand jusqu'aux vallées d'Aure et du Louron (au milieu du cours d'eau) (Htes-Pyrénées). Cet été, un isolé au fond du Comminges (près Barbazan, Hte-Garonne), dans les prés aussi, près d'un troupeau. Pas revu en novembre.
Les cartes de répartitions ne sont plus satisfaisantes.
Par contre je n'ai pas encore vu de choses étranges comme des ibis. J'ai peu de chance en cette saison, surtout que maintenant, mes trajets se font de nuit.
Merci de votre français exemplaire.

 

contribution de Cees de Vries, vriescees@planet.nl, "Observation d´un Ibis sacre", 3 Nov 1999

Bonjour à tous et excuses pour mon Français abominable,
Pendant une semaine de vacances au bord de l´Allier j´ai observé, parmi une centaine d´autres espèces, un Ibis sacré ( Threskiornis aethiopicus ) adulte. C´était le 1-6-99, à 1 km nord de Châtel de Neuvre (18 km au sud de Moulins).

Un autre observation remarquable: le nombre de couples de Pie-grièche écorcheur était beaucoup plus moins que dans les années 1997 et 1998. Au long d´une route de 12 km j´ai trouvé 4 couples en 1999, 10 couples en 1998 et 9 couples en 1997.

Le Bruant proyer ( Miliaria calandra ) était beaucoup plus commun en 1999 qu´en 1998 et 1997 : 8 couples en 1999, 3 couples en 1998 et 1997.

Dans le Nouvel Atlas des oiseaux nicheurs de France 1985-1989 il n y a pas de mention de nidification de Héron garde-boeufs ( Bubulcus ibis ) dans le centre de la France. Dans les trois ans (1997,98,99) que j ai visité l Allier entre Moulins et Varennes, j ai observé 3-8 individus de cette espèce près de Châtel de Neuvre, toujours en association avec des vaches.

 

contribution de G Perello, gperello@wanadoo.fr, "1ère sortie pro", 18 Oct 1999

Cours "grand débutant" - sortie "migrations" Bilan du dimanche 17 10 99 - les côtes matras - Allier La journée commence avec un plafond bien bouché, blanc sale. Petit-déj. ensuqué. 9h05 : j'entends des canards (?). Le nez dehors. Tiens, bizarre ce couple isolé de canards sur Vichy... Longs devant, longs derrière, bouffis au milieu -o- . J'en voyais des comme ça sur Toulouse les années passées en cette saison. Des oies, ou des canards sauvages on disait. Normal, au Capitole !
Ce couple me décide à rejoindre un site de migrations dans l'après-midi. Le ciel se dégage. Le responsable LPO sur place m'annonce qu'il a vu à 12h45 : 5 grues cendrées ! Et me voilà ressortant mes croquis -o- . Des grues ? c'est que ça y ressemble. Et ça fait bien Kroukk. Grues donc, qui l'eut cru ? Mes deux matinales étaient les aventurières avant-courrières de la superbe arrivée de l'après-midi : 16h15 : 38 grues cherchant face à nous leur direction, s'essayant à divers assemblages, gérant le désordre jusqu'à piquer plein sud-ouest en grand V, puis en 2 "racines carrées", pour opter pour le W plus majestueux (et plus rapide que la "petite voiture du peuple"). Sont-ce celles-là qui sont passées chez moi dans les Pyrénées ce soir ? (Adiussiatz en passant aux occitans)

Bilan de ma première obs migratoire certifiée :

plus ceux qui ne partent pas :

Voilà. En rentrant j'achète mon premier "Peterson", recommandé par l'avisé LPO-iste de service. Il détrône ainsi le Bruun et Singer moins précis en dessin, et siège désormais à côté du Perrins si précieux pour la biologie aviaire. Peut-être attendrai-je sagement la réédition promise du Guide O pour parfaire ma science de l'identification.

 

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