archives du forum de discussion « Ornithologie »

Aves et infos raretés

 

Contribution de Philippe Schepens, "la saga des vautours fauves en Hollande", 07 Jun 2003

Salut les Gypsologues,
la saga continue: un troisième vautour fauve a été signalé dans la colonie de cigognes sise à De Wijk, dans le Nord-est de la Hollande, et sept cigognaux ont déjà servi de régal aux vautours qui les mangent dans le nid.

La direction de la station des cigognes a retiré les 25 autres pour les nourrir en volière afin de sauver la reproduction dans la colonie.
La provenance des vautours (bagués paraît-il) est pour les deux premiers les Alpes (résultats de projets de réintroduction) tandis aue le troisième a une bague espagnole. à confirmer.

Philippe SCHEPENS
Leader of Bird Ringing Group nr 15 ("Zeebrugge")
of the Bird ringing scheme of the
Royal Belgian Institute for Natural Sciences
***
Bird ringing site "OUARDYE"
51 degr. 16 min. 35 sec. North
03 degr. 01 min. 42 sec. East
**Daily ringing since 1979**

 

Contribution de michèle corsange, "Re: Vautour en Belgique!", 6 Jun 2003

Tout à fait d'accord avec Laurent lorsqu'il écrit : "L'argument du "surnombre" est à manier avec beaucoup de précautions et avec une rigueur frisant l'obsession, au moins en France par les temps qui courent. Il est très généralement avancé dans des discours, disons, 'engagés' ou 'orientés'...". Il serait en effet très dangereux d'apporter de l'eau au moulin de ceux qui ne voit dans les oiseaux que des gêneurs ! L'espèce des bipèdes n'est-elle pas elle aussi en surnombre ? ;-)

Si vous me permettez d'exposer ces simples réflexions simplistes, j'ajouterai que "le nombre d'individu vu en erratisme dépend ... AUSSI du nombre" d'observateurs. Il me semble que l'ornithologie a le vent en poupe auprès des jeunes et les jeunes ornitho compétents ne manquent pas et c'est tant mieux, plus il y aura d'observateurs sur le terrain, le mieux ce sera ! Peut-être le phénomène de réchauffement climatique auquel nous assistons n'y est-il pas non plus étranger ? Beaucoup d'espèces remontent plus au Nord de leur ligne habituelle.

En ce qui concerne l'alimentation des Vautours, je confirme ce qu'écrit Serge, j'ai vu au Pays Basque (forêt d'Iraty) une biche dérochée passer ainsi par tous les stades qu'il décrit et les Vautours venaient après les Corvidés dans l'ordre indiqué.

michèle corsange -13200
Long. 04° 37' 46" Lat. 43° 40' 41"

 

Contribution de Laurent Kergoat, "Re : Vautour en Belgique!", 06 Jun 2003

Une petite remarque en passant au sujet des vautours belges et neerlandais. L'erratisme des vautours fauves est quelque chose de connu, probablement depuis longtemps. Pas besoin d'invoquer un "surnombre" à ce sujet. L'argument du "surnombre" est à manier avec beaucoup de précautions et avec une rigeur frisant l'obsession, au moins en France par les temps qui courent. Il est très généralement avancé dans des discours, disons, 'engagés' ou 'orientés'... De manière générale, la distribution et les effectifs actuels des espèces sont le plus souvent dynamiques, et ne refletent généralement pas la situation du passé (proche ou plus ancien) ni les distributions et effectifs potentiels. C'est particulièrement vrai pour les espèces soumises à erradication dans un passé recent (ex typique : les rapaces).

Ce qui semble plus probable, c'est que le nombre d'individu vu en erratisme depend ... du nombre d'individus total, et d'immatures en particulier, des populations voisines. Heureux Belges, non seulement, ils gagnent nos tournois de tennis, mais en plus on leur prete nos oiseaux. On est bien bons, tiens !

 

Contribution de Serge Raoult, "Re: Vautour en Belgique!", 6 Jun 2003

Salut Philippe!!!!
Je te remercie de tes renseignements trés précis , et je ne doute pas de ta bonne foi ,mais puisque les équipes de télévision se déplacent ,pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups . Je pense aux ornithos spécialistes du baguage et autres de venir vérifier sur place la moindre trace de déchet au sol et dans le nid des Cigognes ,car je ne les pense pas capable (les VF) d'avaler les os comme un Gypaète barbu . Dans la chaîne de nourriture que je connais , Dés qu'il y a un cadavre d'animal récent :
première approche :les grands Corbeaux
deuxièmement : Les VF étants rassurés s'approchent et pendant qu' un individu s'occupe du fondement de la victime pour en extraire les entrailles , les autres s'empressent d'arracher le cuir que les Grands Corbeaux ne peuvent pas faire par manque de puissance dans leur bec,mais qui profitent du festin .

La suite ,les percnoptères (neophron percnopterus) finissent le cadavre et par la suite le Gypaète Barbu (dit le casseur d'os ).mais , même le Gypaète ne se nourrit pas que d'os et moelle .
J'attend la suite avec impatience !!!
Amicalement !!
Serge Raoult

 

Contribution de raoult serge, "Re: Vautour en Belgique!", 6 Jun 2003

J'ai observé les photos du vautour Fauve sur le nid de cigognes et je confirme que l'individu est bien un immature .Par contre aucun déchets apparants , mais je pense que je suis trop gourmand .
La population Pyrénées étant déja en sur nombre , il est fréquent de les voir jusqu'a 50km de leur site ,mais en Belgique ,j'en reste coi .
A suivre !!

 

Contribution de Philippe Schepens, "Re: Vautour en Belgique!", 05 Jun 2003

Absolument vivants. C'était bien mis dans l'article.

je suivrai le dossier , connaissant parfaitement la langue et ,s'il y a plus de détails dans les groupements ornithos hollandais, je transmettrai (traduit bien sûr)

>C'est trés important !
J'en suis absolument convaincu!

 

Contribution de raoult serge, "Re: Vautour en Belgique!", 5 Jun 2003

Les ont ils mangé morts ou vivants???
C'est trés important !

 

Contribution de Philippe Schepens, "Re: Vautour en Belgique!", 05 Jun 2003

>At 21:02 4/06/03 +0200, Valéry Schollaert wrote:
>Vers 19 :45, à peine rentré d'un voyage en Suisse, un coup de fil : mon >ami Emmanuel Dehombreux m'appelle pour me signaler un Vautour fauve à >moins de 10 km de chez moi, dans le village de Masnuy-Saint-Jean !!!!!! Salut les "vautourologues avertis"

Le quotidien hollandais "de Telegraaf" (équivalent à la "Dernière Heure" en Belgique ou à "France soir" en France) de ce jour (5 juin) signale que deux vautours fauves se sont mis à manger hier des jeunes cigognes dans les nids d'une colonie à De Wijk dans la province de Drenthe(nord-est des Pays-Bas), photo à l'appui.
Déjà l'an dernier un groupe d'une dizaine de vautours fauves a résidé dans le Nord de la Hollande.

Philippe SCHEPENS
Leader of Bird Ringing Group nr 15 ("Zeebrugge")
of the Bird ringing scheme of the
Royal Belgian Institute for Natural Sciences

 

Contribution de Valéry Schollaert, "Vautour en Belgique!", 4 Jun 2003

Grande surprise ce soir, près de Soignies

Vers 19 :45, à peine rentré d'un voyage en Suisse, un coup de fil : mon ami Emmanuel Dehombreux m'appelle pour me signaler un Vautour fauve à moins de 10 km de chez moi, dans le village de Masnuy-Saint-Jean !!!!!!
En 8 minutes, j'étais sur place, et j'ai pu voir, effectivement, un Vautour fauve immature !

Bien que récemment les obs hors zone de vautours soient « à la mode », les observations de Vautour en Belgique sont exceptionnelles.

J'aimerais être accueilli chaque fois comme ça en rentrant de l'étranger !

 

Contribution de Patrice Deramaix, pderamaix@yahoo.fr, "Il y en a en Wallonie????", 10 May 2001

vous trouverez sur le site "biodiversité", la liste des espèces d'oiseaux observées en Wallonie
http://mrw.wallonie.be/cgi/dgrne/sibw/sibw.esp.list2.pl?VAR=Oiseaux

le macareux moine, migrateur, est accidentel en Wallonie. Ses observations sont d'ailleurs soumises à homologation. il en est de même pour le Petit pingouin (Alca torda)
le Butor étoilé s'observe régulièrement, notamment aux marais de Harchies (près de Pommeroeul) dans le Hainaut.

 

Contribution de colette servais, c_servais@yahoo.fr, "Il y en a en Wallonie????", 10 May 2001

C'est avec un réel intérêt que je suis allée sur le site des espèces protégées en Wallonie.

Je suis quand même fort étonnée de voir que:
Pingouin torda
Macareux moine
Butor
etc

sont sur cette liste.
Il y a des macareux moines en Belgique???

 

Contribution de Patrice Deramaix, patrice.deramaix@euronet.be, "Re: oiseaux protégés en Be'lgique", 07 May 2001

Dans le cadre de mon cours, j'aimerais avoir une liste des oiseaux (et autres animaux) protégés en Belgique.
Pourriez-vous m'indiquer où je pourrais avoir ces renseignements?

la protection de l'environnement étant une matière régionalisée en Belgique, la législation varie donc selon les régions, région flamande, région bruxellois et wallonie

pour la wallonie, les réponses adéquates se trouvent à :
http://mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/legislations/legisesp.html
il faut tenir compte que certaines espèces non spécifiquement réglementées font l'objet de directives européennes ou sont mentionnées dans la convention de Berne.

pour la Flandre, http://www.vlaanderen.be/ned/sites/milieu/index.html devrait être utile, mais le site est en néerlandais.

liens intéressants à : http://www.wwf.be/fr/index.html

 

Contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, "Nouveautés - 26 avril ", 27 Apr 2001

Les nouveautés sur le site www.aves.be :

Le tout disponible à l'adresse suivante :
http://www.aves.be/menunew.htm

Le groupe de Travail Internet d'AVES.

 

Contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, "Re: pouillot de pallas", 14 Feb 2001

Plus de renseignements sur cet oiseau peuvent être obtenus en visitant le site web d'Aves à l'adresse
http://www.aves.be

Il y a à présent une page spéciale
http://www.aves.be/pallas_jf.htm
qui est consacrée à cet oiseau, reprenant les informations dispersées jusqu'à présent sur les différentes pages du site.
En particulier dans les pages
http://www.aves.be/menuobs.htm de Janvier et Février des données sur la biologie de cet oiseau et les observations en Europe ainsi qu'une photo sont disponibles.

Le groupe de travail Presse/Protection d'Aves a produit un communiqué de presse
http://www.aves.be/Pallas.htm qui a alerté des journalistes et plusieurs articles sur cette observation ont été publié, dont un ce jour dans le quotidien "Le soir" :
http://www.lesoir.be/ARTICLES/N_19.html

Enfin la liste de discussion d'Aves dont l'URL est
http://www.egroups.fr/group/aves-contact
contient près de 80 messages sur cette observation.
Pierre Leprince

PS: Rien n'indique que cet oiseau est présent depuis l'automne, il n'a été observé la première fois que fin Janvier.
PS 2 : Pallas prend deux L, sans quoi il aurait eu beaucoup de peine à voler jusqu'ici

 

contribution de goujon gerard, goujon.gerard@free.fr, "pouillots véloces hivernants", 09 Jan 2001

Malgré l'hiver clément, les obs de pouillots véloces hivernants méritent d'être signalées et notées: en effet en 2000, de nombreux observateurs ont fait état d'une forte diminution des contacts avec cette espèce pourtant très commune, en période de reproduction.
C'est le cas en Isère, et cela se vérifie en hiver aussi bien.
Les opérations de baguage sembleraient confirmer.
Restons vigilants.

 

contribution de Glenn, glenn.vermeersch@instnat.be, "Liste rouge des oiseaux nicheurs", 09 Jan 2001

La liste rouge (des oiseaux menacés) à Flandres, Belgique plusieurs photos et cartes de distributions, vous pouvez le trouver à : http://www.instnat.be/broedvogels/ sous 'English pages -Red List' (le français, c'est certainemant pour le mois prochain!)
Glenn
P.S. Les jaseurs boréales sont arrivés à Belgique aussi, pas énormément déjà, mais chaque jour on trouve de groupes nouveaux!

 

Contribution de glenn vermeersch, glenn.vermeersch@instnat.be, "Les oiseaux de flandres (belgique) : l'atlas + monitoring, la bernache de canada", 21 Dec 2000

Cette année, l'inventaire des oiseaux nicheurs de Flanders a commencé. Les premiers résultats (cartes de distribution de quelques espèces intéressantes), vous pouvez les trouver à :
http://www.instnat.be/broedvogels/
C'est en anglais ('english pages') et néerlandais, mais j'espère d'avoir le temps pour écrire une partie française dans quelques semaines! Vous pouvez y trouver aussi de l'information concernant 'monitoring des oiseaux rares, coloniaux et exotiques en Flanders' + d'information concernant la bernache du canada, plusieurs links vers des autres sites concernant des projets d'atlas etc....

Je vous souhaite une bonne année déjà et mes excuses pour mon français!
Glenn Vermeersch
Instituut voor Natuurbehoud
Avenue de la klinique 25
1070 Bruxelles

 

contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, "librairie AVES", 17 Nov 2000

Les pages librairie du site http://www.aves.be viennent d'être mises à jour. En particulier à l'adresse http://www.aves.be/menulibrairie.htm vous trouverez le nouveau catalogue 2001 de la librairie AVES. Avec les dernières additions (que vous pouvez trouver dans un fichier distinct) ce sont plus de 900 articles qui sont proposés.
N'hésitez pas non plus à contacter Madame C.M. Calberg, Boulevard Piercot, 8 - 4000 LIEGE - Tél.: (04) 222 12 69 fax : (04) 223 26 44 pour tout renseignement concernant des livres qui ne seraient pas dans la liste.
A l'approche des fêtes de fin d'année, vous trouverez là l'idée du cadeau rêvé tout en soutenant les activités de la société ornithologique AVES.

 

contribution de daniel ventard, daniel.ventard@libertysurf.fr, "Re: Colibris en Belgique?", 14 Sep 2000

Peut-être s'agit-il simplement de papillons de genre Sphinx, dont certaines espèces diurnes se nourrissent du nectar de fleurs en battant très rapidement leurs ailes,

Une confirmation...
Pour m'être intéressé autrefois à l'entomologie, je confirme que j'ai dû convaincre certaines personnes que les papillons Morosphynx qu'ils avaient observés sur leurs fleurs de Pélargonium n'étaient pas des colibris...
C'était en Bourgogne et mes vieux amis n'étaient pas du tout en train de se payer ma tête, mais bien persuadés qu'il s'agissait de tout petits oiseaux... Ignorance crasse, c'est-à-dire bien épaisse de la gent ailée !
Je ne sais pourquoi cette confusion fait long feu... c'est peut-être comme l'histoire des vipères qui vont téter les vaches?...
daniel.ventard@libertysurf.fr
Saint-Vallier, Bourgogne

 

contribution de Thierry Fournet, tfournet@voila.fr, "Re: Colibris en Belgique?", 14 Sep 2000

Comme il a été suggéré c'est peut-être un moro-sphinx (Macroglossum sp).
cf http://www.funet.fi/pub/sci/bio/life/insecta/lepidoptera/ditrysia/sphingoidea/sphingidae/macroglossinae/macroglossum
et http://tpittaway.tripod.com/sphinx/m_ste.htm.

Ceci dit je me souviens de données de Colibris (confirmées par photos ...) au Pays-Bas. Tout est donc possible.

 

contribution de François Dorémus, francois.doremus@ign.fr, "Re: Colibris en Belgique?", 14 Sep 2000

Peut-être s'agit-il simplement de papillons de genre Sphinx, dont certaines espèces diurnes se nourrissent du nectar de fleurs en battant très rapidement leurs ailes, au point de faire du sur-place et même de voler en arrière d'une manière qui rappelle celle des colibris.
Je connais des collègues et des amis ayant déjà fait la confusion.
François Dorémus
94300 Vincennes

 

réponse de Jean-Philippe PAUL, jean-philippe.paul@paca.environnement.gouv.fr, "Re: Colibris en Belgique?", 14 Sep 2000

Jean-Christophe Gattus a écrit :
Pourquoi pas la fée Clochette ?

Parce qu'il y en avait deux....

 

question de Jean-Christophe Gattus, Jean-Christophe.Gattus@onf.fr, "Re: Colibris en Belgique?", 14 Sep 2000

Jean-Philippe PAUL a écrit:
Ce n'était pas 2 Morosphynx ? ;-)

Pourquoi pas la fée Clochette ?

 

contribution de Jean-Philippe PAUL, jean-philippe.paul@paca.environnement.gouv.fr, "Re: Colibris en Belgique?", 14 Sep 2000

Il est clair qu'aucune espèce indigène de colibris n'habite l'Europe ni même un autre continent que les 2 Amériques...
Ces 2 colibris sont très probablement échappés de captivité (d'une serre donc) et ils ne tiendront peut-être pas longtemps sans nourrissoir adapté ou sans leurs fleurs hôtes spécifiques. Surtout à l'arrivée de l'hiver.
Ce n'était pas 2 Morosphynx ? ;-)
Jean-Philippe, Aix-en-Provence.

 

contribution de HOX MICHELE, michele.hox@skynet.be, " Colibris en Belgique?", 13 Sep 2000

Je ne desire pas d'inscrire à la liste de discussion mais vous poser une question. J'habite en Belgique et j'ai observé dans mon jardin aujourd'hui deux colibris. Pourriez-vous me dire si des espèces indigènes existent en Belgique ??? Michèle Hox - Geraardsbergen Belgium

 

contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, "site aves.be", 25 Aug 2000

Certains d'entre-vous sont sans doute au courant de la mise en route du nouveau site web d'Aves à l'adresse

http://www.aves.be

Une visite vous permettra d'y découvrir de nombreuses pages consacrées à l'ornithologie en Belgique:

Le site est en construction et en amélioration permanente. Visitez-le souvent et donnez-nous votre avis.

 

contribution de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Qu'ont en commun les oiseaux et les entreprises ?", 4 Jul 2000

Dans le prolongement de l'intervention de Khadija Dupleix (et de ses développements) , je voudrais faire état ici de quelques élements lus pas plus tard que ce week-end dans un magazine Bizz N°9 Juillet-Aout 2000 (le magazine qui se mêle de vos affaires) sous le titre " Quels points communs ont les oiseaux et les affaires ?".

L'article propose une rencontre avec l'ornithologue belge Dries Van Nieuwenhuyse, licencié en biologie et en informatique, statisticien au sein d'une banque & connaisseur renommé de la pie-grièche grise et de la chouette chevêche.

Ci-après résumées les grandes lignes du sujet...

(a) Tout comme l'entreprise, l'oiseau effectue une analyse coûts/bénéfices.

Sur base de la pie-grièche grise et de ses habitudes alimentaires...Dries raconte "Pour un lézard, qui représente beaucoup plus de calories qu'une fourmi, la P.G volera facilement quelques centaines de mètres. Par contre elle recherchera les fourmis dans les environs immédiats de son nid".
Transposé au monde des affaires, l'analogie est évidente. L'entreprise doit évaluer quels moyens elle doit déployer pour quels clients. Elle va utiliser des outils statistiques & analytiques, là où l'oiseau se fie à son instinct (NDLR : et à ses expériences passées).
Le but recherché est similaire : utiliser les moyens disponibles de façon optimale.

(b) A l'instar de l'entreprise, l'oiseau choisit la meilleure position pour survivre.

Toujours en référence à la P.G.grise, Dries illustre son propos " En choisissant les endroits où elle perche, la P.G résoud un problème d'optimalisation...si elle se perche trop haut, elle ne voit plus ses proies au sol mais si elle se positionne trop bas, elle s'expose à d'éventuels prédateurs".

L'analogie au monde des affaires s'exprime en ces termes : l'entreprise qui veut évoluer doit garder une bonne vision d'ensemble du marché, des clients (proies) comme des concurrents (chasseurs).

(c) Les oiseaux transmettent leur savoir, à priori mieux que les entreprises.

Les oiseaux ont acquis un avantage sur les entreprises et leurs dirigeants, de par leur capacité à transmettre leur expérience, processus élaboré au cours de milliers d'années (NDLR : d'évolution des espèces).

Dries Van Nieuwenhuyse fait encore état de son habitude à utiliser des métaphores issues du monde des oiseaux pour aborder des problèmes complexes sous un angle créatif différent. Placé devant un problème d'optimalisation d'un réseau d'agences (bancaires) par rapport à une répartition géographique de la clientèle, il avait exploité une technique déjà éprouvée en observation des oiseaux : détermination de leur territoire en fonction des caractéristiques du paysage.

Lu & résumé pour vous par
Pierre-Yves Bodart
Bruxelles, Belgique.

 

contribution de pierre-yves.bodart, bodart_py@hotmail.com, "Petite Drève des Mésanges.", 7 Feb 2000

La semaine dernière, je vous avais proposé une synthèse d'un article de presse et d'une enquête de terrain avésienne sous le titre 'Quand la forêt passe de l'ombre à la lumière.'.

Ce dimanche, petite (1h30 environ) sortie matinale vers la clairière ayant fait l'objet de l'étude avésienne de 1996, avec le double objectif d'apprécier de visu l'évolution du biotope et de repérer ce faisant quelque endroit favorable à l'observation de Picidae, sinon d'autres espèces.

Comme déjà évoqué dans l'article de JP.Jacob (cfr rappel ci-après) du bulletin Aves, une grande partie de la clairière a été replantée (85%) par des chênes pédonculés. L'ensemble de la clairière est couvert d'une strate herbacée qui m'a paru assez variée (je n'ai quasi aucune connaissance en la matière cependant). Dans certaines zones prolifèrent des ronciers favorables en première instance au mignon troglodyte. Le bouleau tente à envahir une part croissante de la clairière. Les gestionnaires forestiers ont -à mon sens- adéquatement réagi en éradiquant les pousses de bouleaux dans les plantations (serrées) de chênes mais en les laissant proliférer dans des zones périphériques, à tel point qu'il y a à présent tout un côté de la clairière qui prend des airs de "fagne" non-marécageuse.

Assez judicieusement aussi, certains hêtres, pourtant brisé au tiers ou à moitié de la hauteur du tronc, n'ont pas été abattus...et servent de relais gastronomiques pour les pics du coin, comme le prouve les nombreuses traces et trous sur le pourtour des fûts.

J'avais oublié de vous dire que le lieu en question s'articule de part et d'autre de la Petite Drève des Mésanges.

En ce dimanche de février, l'endroit portait on ne peut mieux son nom, car malgré l'habituel mouvement dominical (promeneurs, cavaliers, VTTistes), j'ai pu contacter cinq Mésanges charbonnières (Parus major) et trois Mésanges bleues (Parus caeruleus) ainsi qu'un Grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla).
Pour mention, également 2 pies bavardes, 4 merles noirs, quelques corneilles et plusieurs dizaines de pigeons ramiers au passage.

Et pour rappeler que nous sommes en Région Bruxelloise, deux perruches à collier (Psittacula krameri) affairées autour d'une cavité d'un hêtre.

 

contribution de pierre-yves.bodart, bodart_py@hotmail.com, "Re: Quand la forêt passe de l'ombre à la lumière.", 2 Feb 2000

Il n'y a à mon sens aucun problème pour que vous repreniez tout ou partie du message [ORNITHO] Quand la forêt passe de l'ombre à la lumière.

Il n'y a pas de rédaction "authentique" dans ce message, jusque un effort de synthétisation de deux articles complémentaires, l'un diffusé dans la presse (donc à mon sens dans le domaine public) et l'un dans le bulletin (en 1996) de la société ornithologique Aves. Veillez simplement à citer la source Aves si vous en utilisez une partie. Merci.

Je ne garanti pas à 100% les affirmations sur les aires de rapaces et les nids de cigognes noires, que je n'ai fait qu'emprunter aux journalistes...Il y a une apparente contradiction entre cette affirmation et le fait que de nombreuses forêts sont encore à ce jour interdites d'accès.

D'autre part, je profite de l'occasion, puisque je vois que vous êtes partie prenante d'une association "Groupe d'Etude des Mammifères de Lorraine" pour vous communiquer le courriel suivant :


Comme vous l'avez (peut-être) entendu, le ministre régional wallon Happart a multiplié ces derniers temps les déclarations incendiaires sur la nécessité de "réguler" certains petits carnassiers (martre, fouine, etc...)

Nous pensons qu'il ne faut pas lui laisser trop de marge de manoeuvre et avons entamé...diverses actions relevant de la probable nécessité d'un front commun contre les prétentions régulatrices du sinistre Happart...

Nous sommes en train de finaliser un dossier de presse, un site internet spécifique et diverses actions "stratégiques" pour la protection des petits carnivores, en collaboration avec IEW (Inter-Environnement Wallonie), Jeunes & Nature et la Hulotte.
Notre action a en outre déjà obtenu le soutien de la Ligue royale belge pour la Protection des Oiseaux.
Nous préparons également une pétition visant à faire pression sur les responsables politiques.

 

contribution de pierre-yves bodart, bodart_py@hotmail.com, "Quand la forêt passe de l'ombre à la lumière.", 31 Jan 2000

Le baroudeur bien connu Nicolas Hulot, en association avec l'académicien-voyageur Théodore Monod et l'astrophysicien Hubert Reeves plaide pour des mesures préfectorales visant à "laisser du répit au gibier" après les violentes tempêtes de décembre dernier.

Si une certaine suspension provisoire de la chasse est constatée dans les départements touchés par la tempête...elle tient plus aux arrêtés municipaux pris en raison de l'existence de dangers récurrents (arbres menacant de s'abattre) et de la responsabilité civile des propriétaires de parcelles endommagées en cas d'accident.

Rien qu'en Lorraine, on estime que la tempête a fauché plus de 25 millions de mètres cubes de bois.

Même s'il s'agit de toute évidence d'un désastre écologique important, il importe de nuancer car par nature, la forêt, écosystème en mouvement ... s'est accomodé de tout temps de coups de chablis.

La disparition de grands arbres favorise l'arrivée de lumière favorable au dévellopement de jeunes pousses. L'apparition de nouvelles trouées peut favoriser également la multiplication de papillons ou de coléoptères recherchés par les oiseaux. Les chablis constituent des sites de pullulements pour les insectes ravageurs de bois.

Les reptiles (lézards, couleuvres) et les amphibiens (salamandres) ne seront pas affectés. Il n'en va pas de même pour les chiroptères (chauve-souris) liés à de vieux arbres à trous.
Les oiseaux inféodés à ces habitats devront également s'accomoder de ce qu'il reste de la forêt et de ce qu'elle deviendra en cours de reconstitution naturelle ou dirigée.
Les nombreux travaux de déblayement des chablis seront à moyen terme source de dérangements supplémentaires pour les nicheurs printaniers.

De nombreuses aires de rapaces situées au sommet des grands arbres ont disparues. Il est clair que certains migrateurs ne retrouveront pas leur habitat au printemps. L'essentiel des nids de cigogne noire, construits plus volontiers à mi-hauteur des arbres, semblent avoir mieux résistés.

Les cervidés, qu'ont dit savoir sentir venir les tempêtes, se sont réfugiés autant que faire se peut dans les peuplements jeunes et les fourrés. Certains échos -non vérifiés à ce jour, pour cause d'interdiction ou d'impossibilité d'accès- évoquent malgré tout des dizaines de cadavres de sangliers et chevreuils dans les massifs vosgiens.

La pénétration de la lumière en forêt devrait favoriser dans les années à venir, le dévellopement d'herbes et d'arbustes et un baby-boom correlé de la population cervidée. Il faudra que celle-ci fasse l'objet d'une surveillance attentive pour ne pas altérer la regéneration naturelle ou organisée de certains massifs forestiers.

Une étude publiée en 1996, sous la plume de JP.Jacob -dans le cadre de la convention de surveillance de l'état de l'environnement bruxellois (IBGE)- , apportent d'intéressants élements complémentaires à l'article ci-avant résumé. Elle porte sur l'avifaune des clairières apparues après d'importants chablis dans la partie bruxelloise de la Forêt de Soignes. Les tempêtes du début de l'année 90 (avec des vents de vitesse supérieure à 140 km/h) ont créées d'importantes trouées et discontinuités au niveau des hêtraies.

L'étude de l'avifaune, réalisée en 1996, sur une clairière quasi entièrement replantée entre 92 et 96, majoritairement (85%) par des chênes pédonculés apportent quelques enseignements intéressants.

L'avifaune recensée est caractéristique de milieux jeunes encore faiblement buissoneux. Elle est quasi exclusivement composée de passereaux insectivores. Le reste des espèces recensées adopte également un régime partiellement insectivore. Parmi les espèces recensées : Pipit des arbres (Anthus trivialis), Traquet pâtre (Saxicola torquata) , Bruant jaune (Emberiza citrinella) aux côtés de pouillots fitis (Phylloscopus trochilus) ou véloces (P.collybita) & de fauvettes grisettes (Sylvia communis).

JP.Jacob confirme que la corrélation d'une végétation plus diversifiée que celle des sous-bois, d'un ensoleillement plus conséquent et d'une présence plus ou moins prononcée de sol nu est favorable à l'occurence d'insectes terricoles ou héliophiles.

Du point de vue avifaune, il constate par contre que la croissance des jeunes plantations risque de génerer au cours des ans une augmentation prévisible d'espèces banales des buissons, au détriment d'oiseaux adaptés aux milieux plus ouverts tel le pipit des arbres.

Il défend donc l'idée d'aménagements forestiers qui ne conduirait pas à un reboisement total, mais qui en travaillant sur la gestion durable d'espaces ouverts (voire la restauration de zones de lande) pourrait favoriser la persistance d'espèces animales (et végétales) plutôt rares pour la région concernée.

Il évoque aussi la nécessité de se poser la question des objectifs biologiques poursuivis en matière de politique sylvicole et de choix des essences.

Cette question est évidemment transposable, moyennant quelques nuances régionales, aux diverses situations créées par les tempêtes de fin 1999 sur le territoire français.

D'après un article de René Haquin, dans le Soir du 29-30 Janvier 2000. Compléments tirés de JP.Jacob, Avifaune nicheuse de clairières en Forêt de Soignes, Aves 33(4) 1996 pp 221-228.

 

contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, "Communiqué AVES à propos de l'Erika", 05 Jan 2000

Voici comme promis le communiqué que les membres AVES recevront les jours prochains avec la revue AVES-contact. Merci à ceux qui m'ont fourni des statistiques et des commentaires à propos de cette catastrophe. L'essentiel de ces données a déjà été communiqué sur les différentes listes de discussion.

"Rouge bleu noir,
Devant moi, des rochers que la marée montante commençait à recouvrir: des centaines de bécasseaux variables, de gravelots et de tournepierres s'activaient et, quand ils s'envolaient à l'approche d'une vague, des milliers d'ailes brillaient au soleil. Plus placides, des cormorans se séchaient par dizaines. Des aigrettes garzettes idéalement blanches cherchaient leur nourriture, des goélands volaient un peu partout. Plus au large, des troupes de macreuses.
A marée basse, je m'avance un peu sur les rochers, soudain, un trait bleu et rouge, étincelant: c'est un martin_pêcheur. Furtif, un vrai miracle, un éclair de bonheur. C'était le 19 décembre, à la Turballe.
J'ai retrouvé le martin_pêcheur, le soir de Noël, dans une boîte à chaussures percée de trous, brillant comme du jais, englué de fuel, encore vivant, pour quelques heures? Au Centre de soins, quelqu'un l'a posé près du radiateur, en attendant de savoir quoi en faire et surtout parce qu'on n'avait pas le temps: les guillemots arrivaient par centaines.
Juste le temps de se demander, en colère, combien pèse un éclair de poésie? Vingt grammes de martin_pêcheur face à la plus violente des sauvageries: le déchaînement de la machine économique...
G.de Grissac

L'Erika, en coulant le douze décembre, a libéré de 10.000 à 12.000 tonnes de fuel lourd dans le Golfe de Gascogne. Cette catastrophe ou une autre semblable était hélas prévisible. Ce bâtiment, comme de nombreux autres encore utilisés par les compagnies pétrolières, était fatigué, rouillé, mais autorisé de circulation par des instances douteuses qui sont devenues, dans le monde économique moderne, le symbole de la complaisance. Si cette catastrophe nous frappe par sa violence, c'est surtout parce que les circonstances concourent à en aggraver les effets. Le lieu du naufrage, loin des côtes au centre de zones d'hivernage majeures pour de nombreuses espèces d'oiseaux marins, a conduit à une dispersion maximale de la pollution sur des dizaines de milliers de kilomètres carrés. L'état de la mer, traversée par des tempêtes successives, a rendu impossible la récupération du fuel échappé des réservoirs. La renommée des zones littorales touchées, connues pour leur activité touristique et leur production de fruits de mer, met au second plan l'anéantissement de populations d'oiseaux vivant en haute mer, loin des regards du public, et qui, au dire de certains chasseurs "...heureusement, ne servent à rien...". Ce sont les Guillemots de Troïl qui constituent l'espèce principalement touchée (au début à 95% des effectifs d'oiseaux recueillis), mais d'autres oiseaux de haute mer (Pingouin torda, Macareux moine, Fou de bassan, Mouette tridactyle, Océanite tempête) sont aussi recueillis en nombres croissants. Avec le déplacement des nappes de fuel vers le littoral, on collecte désormais des oiseaux côtiers (Grèbes huppé, esclavon et castagneux, Harle huppé, Macreuse noire, Bécasseaux variable, violet et sanderling), ainsi que des oiseaux de zone estuarienne (Aigrette garzette, Martin pêcheur). Par ailleurs, de nombreuses espèces de laridés sont actuellement observées portant des traces de mazout (Goélands argentés, cendrés, bruns et marins, Mouettes rieuse, pygmée et de Sabine). Au moins 23 espèces d'oiseaux ont été à ce jour collectées.
Dimanche soir, près de trente mille oiseaux avaient été recueillis dont 17.800 sont morts. Les douze mille oiseaux encore vivants ont été traités et sont soignés dans une quinzaine de centres en France, mais également en Hollande, Angleterre et Belgique. Des 884 oiseaux accueillis dans notre pays et pris en charge par la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO), 330 sont morts dont 172 à l'arrivée. L'avenir de ces oiseaux reste problématique: ceux qui ont recommencé à se nourrir par eux-mêmes survivront sans doute pendant leur captivité, mais personne ne sait très bien ce qu'ils deviendront une fois remis en liberté.
L'étanchéité de leur plumage pourrait être définitivement compromise. Se réadapteront-ils au milieu marin et rejoindront-ils leurs colonies? Il sera difficile d'estimer l'étendue des pertes occasionnées dans les populations des différentes espèces touchées. On sait qu'une proportion très importante des oiseaux mazoutés périssent et disparaissent en mer et que l'on ne récupère sur les rivages qu'un oiseau sur 5 à 20. Ce sont ainsi entre 150.000 et 600.000 oiseaux qui à l'heure actuelle sont perdus, dont une forte proportion de Guillemots qui voient leurs effectifs frappés de manière très significative. Leur population hivernant dans le Golfe de Gascogne est constituée de jeunes oiseaux provenant des colonies de l'Atlantique Nord et des adultes des petites colonies du sud de l'Angleterre et de France, déjà affaiblies et qui ainsi recevront sans doute leur coup de grâce.
"Face à une telle catastrophe, écrit Philippe Collard, il ne faut pourtant pas imaginer que les marées noires sont les premières menaces à l'encontre des espèces d'oiseaux marins. Les causes principales de leur déclin sont la chasse et la diminution de leur nourriture en raison de la surpêche, la pollution par les hydrocarbures n'apparaissant que comme un facteur aggravant cette situation. Nous pouvons crier au scandale devant les images spectaculaires des oiseaux mazoutés par l'Erika, mais en tant qu'ornithologues, nous devons savoir que les vraies raisons du déclin de ces espèces sont bien moins visibles et beaucoup plus pernicieuses que les marées noires. Si l'on veut voir se maintenir les populations d'oiseaux marins, c'est toute la gestion de l'écosystème marin qu'il faut revoir.
Cela va des produits toxiques (industriels et agricoles ) rejetés dans les océans via les fleuves, aux contrôles des stocks de poissons, en passant par une sécurisation du trafic maritime (pétroliers et autres)". Encore faudrait-il que des catastrophes ayant des conséquences aussi dévastatrices ne se reproduisent pas!

Pierre Leprince, sur base d'informations recueillies sur Internet et en particulier grâce à des messages d'Hugues Fanal, de Dominique Py et de Philippe Collard.

 

contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, " Catalogue Librairie AVES", 11 Nov 1999

Je viens de charger sur le site de la liste AVES-Contact à l'adresse:
http://club.voila.fr/docvault/aves-contact/Librairie
le catalogue des livres etc, disponibles à la librairie AVES. Il y a le choix entre un fichier Word et un fichier PDF. Les renseignements nécessaires pour effectuer des commandes sont joints. Les bénéfices réalisés financent une partie importante des activités d'AVES.

Pensez-y pour vos cadeaux de fin d'année!

contribution de Pierre Leprince, pleprince@ulg.ac.be, "bulletin pie-grièches", 12 Oct 1999

Le dernier volume du Bulletin AVES est un numéro spécial consacré aux pie-grièches en Belgique, Hollande, Luxembourg, Allemagne et Nord de la France. il contient plus de 200 pages de texte, essentiellement en français. La table des matières est détaillée ci-dessous.
Des exemplaires peuvent être commandés au prix de 300 bef, port compris auprès de:

AVES
Maison liégeoise de l'environnement
Rue de la Régence, 36
B-4000 Liège Belgium
Fax: 32 4 222 16 89
aves-coa@infonie.be

Les frais de change variant suivant les pays d'origine et les modes de payement, le prix exact vous sera confirmé lors de la confirmation de votre commande.

Sommaire

LEFRANC, N. - Vers des paysages sans pies-grièches ? 1 - 5 JACOB, J.-P. - La situation des Pies-grièches écorcheur (Lanius collurio) et grise (Lanius excubitor) en Wallonie (Belgique) 7 - 30
COPPÉE, J.-L. - Les pies-grièches dans le sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse :analyse de l'évolution récente des effectifs nicheurs et données sur l'habitat et la reproduction 31 - 52
VAN DER ELST, D. - Le statut de la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) en Famenne 53 - 64
DUMOULIN, R. - Habitat, population et reproduction de la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) dans la région d'Aywaille 65 - 70
BOCCA, S. - Biologie, habitat et conservation de la Pie-grièche grise (Lanius excubitor) en Ardenne : suivi de deux populations dans les régions de Bastogne et de Spa 71 - 94
AMEELS, M. - Nidification de la Pie-grièche à tête rousse (Lanius senator) en Gaume en 1995 et 1996. Statut de l'espèce en Lorraine belge et régions limitrophes 95 - 100
VAN NIEUWENHUYSE, D. - Decline and extinction of Shrikes (Laniidae) as breeding birds in Flanders (Northern Belgium). An analysis of all published observations since 1985 101 - 111
VAN DIJK, A.J. & HUSTINGS, F. - La Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) aux Pays-Bas : un équilibre ou une situation précaire? 113 - 126 BECHET, G. & MOES, M. - Les Laniidés au Grand-Duché de Luxembourg 127 - 136
KOWALSKI, H. - Les effectifs de la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) augmentent à nouveau en Allemagne 137 - 140
CHABOT, E. - La Pie-grièche écorcheur Lanius collurio dans le nord-ouest de la France 141 - 178
VAN NIEUWENHUYSE, D., NOLLET, F. & EVANS, E. - The ecology and conservation of the Red-backed Shrike Lanius collurio breeding in Europe 179 -192
VAN NIEUWENHUYSE, D. - Global Shrike Conservation; problems, methods and opportunities 193 - 204

BIBLIOGRAPHIE

LEFRANC, N. & WORFOLK, T. (1997) : Shrikes. A Guide to the Shrikes of the World. Pica Press, Sussex. 192 pages. (DOWSETT-LEMAIRE, F. & DOWSETT, R. J.) 205 - 206

 

contribution de Pierre Marchand, "La Belgique ornithologique", 23 Sep 1999

J'ai repris les archives pour la Belgique, pour en modifier la répartition en plusieurs zones ornithologiques. Les archives sont situées à :
http://ornithologie.free.fr/
Jusque maintenant, il n'avait malheureusement que 3 zones géographiques:
"Het Zwin", "Harchies", et le reste. Ce n'était pas très satisfaisant.
C'est surtout pour "le reste", que ce n'était pas satisfaisant.
J'ai donc repris le problème à la base et avec l'aide de Pierre-Yves Bodart, je vous propose le découpage de la Belgique ornithologique en 6 zones à peu près homogènes.
A ce découpage homogène, il y avait une contrainte supplémentaire, qui était de créer des pages d'archives de volume voisin. Il ne s'agissait pas de concentrer toutes les contributions sur deux pages, en laissant les autres vides.

Voici le résultat actuel qui peut encore s'améliorer pour l'avenir, si nécessaire:

-1-"Région côtière & Polders" regroupe :
  Westhoek (De Panne), Zwin

-2- "Campine & Basse-Meuse" regroupe :
  Basse-Meuse, Geer, à l'est de Tongres, Hermalle-sous-Argenteau, Kalmhout - Campine anversoise, Limbourg Campine, Montagne-St-Pierre, Oost Maarland

-3- "Flandre intérieure & Bruxelles" regroupe :
   Bruxelles, Forêt de Soignes, Malines, Oud-Heverlee, Forêt de Meerdaal, Zevergem (Gand)

-4- "Fagne-Famenne" regroupe :
   Sillon Sambre & Meuse, Barrages de l'Eau d'Heure, Famenne, Roly-Couvin, Vallée du Viroin, Virelles-Chimay

-5- "Hesbaye, Ardenne & Lorraine" regroupe :
   Ardenne, Condroz, Hautes Fagnes, Hesbaye, Gaume & Lorraine Belge, Plateau de Herve - Pays de Herve, Eghezee Seilles

-6- "Hainaut & plateaux limoneux" regroupe :
   Harchies-Hensies-Pommeroeul, Marionvilles, Orcq, Tournaisis, Vallée de la Haine

A ces régions, il me faut aussi ajouter une page d'archives qui permettrait de classer ce qui parviendrait à la liste concernant les activités d'Aves ainsi que les info-raretés. Les raretés sont des données importantes à classer, mais il est difficile de les relier à une zone géographique particulière, puisse c'est l'aspect "rareté" qui est important, bien plus que la zone géographique.

Je relus toutes les contributions de nos archives pour les classer suivant cette nouvelle méthode. Si vous visitez les pages pour la Belgique, vous y verrez les contributions à leur nouvelle place.

J'espère que cette nouvelle répartition permettra de mieux refléter la diversité des eco-sytèmes belges.

 

contribution de Michel Ittelet, michel.ittelet@skynet.be, "Cigognes blanches ; une médiatisation ratée...une occasion manquée.", 15 Sep 1999

Je ne voudrais pas créer une polémique sur le rôle des médias loin de là. Il faut quand même reconnaître que grâce à elles, la grande masse de la population sait maintenant que des Cigognes blanches se trouvent dans notre pays (en dehors des oiseaux du Zwin et de Planckendael et peut-être un autre endroit que j'ignore). Que le premier passant venu, cite l'Alsace comme référence me paraît tout à fait normal puisque c'est un endroit très touristique et où les Cigognes ont drainé des millions de visiteurs en plus de trente ans... Le village d'Homorod (dans le fin fond de la Transylvanie) avec ses trente nids est évidement moins connu...

Le rôle des médias est bien entendu d'informer correctement "monsieur tout le monde" et pas renseigner un "spécialiste" sur un quelconque événement. Ceci dit, il ne faut pas laisser passer des erreurs du style: " elles se sont égarées" etc.. Le parallèle entre les Cigognes et le Prince (de Belgique, pas notre Pierre) fait bien entendu partie du langage médiatique qui permet de raccrocher le téléspectateur déjà prêt à zapper.

Au fait cher ami avez-vous envoyé un e-mail à la RTBF et à RTL avec toutes vos remarques et surtout vos propositions? Combien avez-vous fait de fiches didactiques pour distribuer aux écoles, dans combien de classes avez-vous été pour expliquer la migration des oiseaux? Croyez-vous que cette brave institutrice dispose de la dernière édition du "Handbook of the Birds of Europe and North Africa" pour faire son exposé? Si jamais elle trouve l'adresse d'Aves, serez-vous prêt à l'aider, à répondre aux questions de ses élèves, à lui proposer de la documentation? Tout ceci par retour du courrier, car dans 15 jours événement n'intéressera pas les élèves. Les choses ne sont si simple... Sans rancune.

 

contribution de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Cigognes blanches ; une médiatisation raté", 15 Sep 1999

Pour compléter l'avis de Pierre Leprince diffusé sur Aves (voir copie ci-après)... Je tiens sous la main un brûlot polémique qui devrait faire sursauter les souris (informatiques) des or-NET-ologues.

Entendu (et vu) hier -14 / 09 / 99 - dans les journaux télévisés du soir des deux chaînes francophones nationales belges (RTB & RTL) :

Une quinzaine de (jeunes ?) cigognes blanches ont fait une halte migratoire impromptue sur les toits de la petite ville de Braine-le-Comte (Brabant Wallon / Belgique).

La présentation de cette information a fait alterner le bon ( le fait en lui-même) et le (nettement) moins bon (surtout de la part d' RTL mais faut-t-il seulement s'en étonner ?)

En particulier, certains clichés ont la vie dure.
Jugez plutôt. Ainsi ce passant (pris au hasard ?) qui déclare sans rire : 'dire qu'il y a des gens qui vont en Alsace pour voir les cigognes...et nous, elles viennent sur nos toits'.
Comme si l'Alsace constituait le paradis naturel des cigognes blanches. Question sous-jacente : que faut-il penser des paradis artificiels ?
-pour les oiseaux s'entend...sinon il est temps de passer sur la liste 'Ectasy' du docteur Mabuse (féroce ?)

Pour continuer dans la même veine, RTL 'interroge' un prétendu expert scientifique du Parc Paradisio (un autre paradis artificiel ?) qui se montre incapable d'expliquer succintemment et précisément ce qu'il en est des migration des cigognes...se contentant de bredouiller que les cigognes en question peuvent venir de loin comme la Hollande, le Danemark ou l'Allemagne...(sic). Bravo la qualité de l'information.

Plus fort encore, la voix off qui supporte le reportage prétend que les dites cigognes se rendent en Espagne, en Afrique ou en Turquie. Je n'ai pas des connaissances exceptionelles sur les migrations des cigognes mais il me semble fort improbable que des cigognes engagées sur la voie ouest (passage vers l'Afrique via Gibraltar) se déroutent vers la Turquie (au contraire de la majorité de leurs cousines blanches et noires d' Europe Centrale qui migreront via le Bosphore, Israël, etc...).
N'eut-il pas été plus judicieux de présenter rapidement mais efficacement une carte des voies migratoires des cigognes.

Seule note d'optimisme dans ce concert d'à peu près, la responsable d'encadrement d'un groupe de (jeunes) étudiants qui, venu voir les oiseaux avec ses élèves, se dit enchanté de pouvoir saisir l'occasion d'expliquer en classe les migrations et plus indirectement la problématique de la protection de la nature.

Encore faudrait-t-il que celà se fasse avec des informations plus consistentes que ce qu'on a entendu hier (des fiches pédagogiques Aves ? ou autres).

Enfin, j'ai gardé le pire pour la fin...car le journaliste qui s'estimait sans doute très fin...a fait un rapprochement plus que douteux : 'ainsi faut-il peut-être y voir un heureux présage pour Mathilde & Philippe -qui sont, comme plus grand monde ne l'ignore, le nouveau (futur) couple princier de Belgique. L'imbécilité n'a donc plus de limite.

1er courrier de P.Leprince (pleprince@ulg.ac.be).

Voila la deuxième fois que cela se produit ! La semaine dernière, Robert Thomas, ancien président d'AVES-Liège, me signalait que la seule information concernant l'effet de l'éclipse sur les oiseaux diffusée à la télévision l'avait été par des "ornithologues" de Paradisio. Il fulminait de constater qu'AVES n'avait pas été capable de se placer en tant qu'expert à ce sujet, alors qu'une action spécifique avait été annoncée dans AVES-Contact (les deux).

Ce soir on remet cela ! Des cigognes en halte à Braine-le-Comte ont été vues par les écoles, filmées par RTL et commentées par une "ornithologue" de Paradisio, qui racontait n'importe quoi. A quoi sert-on ? Avons nous perdu tout crédit auprès des médias ? Si l'on veut garder un tant soit peu de fierté et d'utilité il serait temps de réagir. Il faut une action spécifique auprès des médias.

Pierre Leprince

 

réponse de Samuel Danflous <S.M.Danflous@uea.ac.uk>, "Re: oiseaux rares en Belgique", 15 février 1999

Une petite question: Est-ce que se sont des observations homologuees (petrel de Jouanin)?

Si je ne me trompe pas ce serait la troisieme donnee pour le Palearctiqe Occidental apres deux anciens speciems en Mer Adriatique. Un peu succinct comme rapport pour un tel oiseau.

bon birding

 

contribution "oiseaux rares en Belgique", 14 février 1999

Salut !   - 1 mergule nain (Alle alle) à Zeebruge le 08/02. - 1 pétrel de Jouanin (Bulweria phalax) à Ostende le 08/02. - 1 puffin majeur (Puffinus gravis) à Ostende le 09/02 et le 10/02. - 1 goéland leucophée pontique (Larus c. cachinnans) à Hofstaad (Br. Fl.) le 12/02. - 1 pyguargue à queue blanche juv. (Haliaeetus albicilla) à Zwevegem (Fl. Occ.) le 12/02 et le 14/02. - 1 fuligule nyroca (Aythya nyroca) en province d'Anvers le 14/02.  

 

contribution "Aves-Jeunes-Bruxelles", 28 janvier 1999

Salut à tous,   AVES-Jeunes-Bruxelles  vous souhaite tout d'abord une bonne année plein d'obs.

Notre section est née il y a moins d'un an dans la grande famille AVES (société d'études ornithologiques belge) et a pour but de motiver les jeunes et les moins jeunes à l'ornitho et à la nature en organisant des excursions, des weeks-ends, des voyages, des réunions (tous les premiers vendredi du mois à 19 heures, à la permanence d'aves Bruxelles), des projections ...

Nous avons aussi une centrale ornithologique (C.O.A.), regroupant les observations faites lors des excursions et des weeks-ends et une adresse e-mail qui a pour but de fournir toutes les informations utiles sur les activités du groupe, ses sorties, ses réunions... ainsi que de faciliter le regroupement des informations liées à l'activité de la C.O.A: AVESJEUNE@HOTMAIL.COM

J'espère que vous viendrez nombreux à nos activités,  

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