archives du forum de discussion « Ornithologie »

Râles et Marouettes

Rallidés

 

contribution de p.renard2, p.renard2@libertysurf.fr, "marouettes ponctuées....", 7 Jan 2001

Hier soir (06/01), vers 17h 30 (environ 1/2 heure après le coucher du soleil), deux rallidés se sont poursuivis pendant quelques secondes, puis l'un d'eux est resté picorer deux ou trois minutes sous l'observatoire principal de Chérine (Brenne, Indre). La taille était petite, environ celle d'une grive draine (poule d'eau et foulque exclues), le bec court (râle d'eau exclu). Celui qui est resté avait des sous-caudales claires (marouettes poussin et de baillon exclues). Les oiseaux s'étant poursuivis en vol, il s'agissait d'adultes (juvéniles de poules d'eau exceptionnellement tardifs exclus).

L'observation dans la pénombre et à contre-jour empêche d'être catégorique, mais la conclusion la plus vraisemblable est qu'il s'agissait très certainement de Marouettes ponctuées.

L'espèce est migratrice et hiverne en Afrique, mais l'Atlas des oiseaux de France en hiver mentionne une vingtaine de cas d'individus isolés en 4 ans sur l'ensemble de la France, principalement lorsque la douceur des températures ménage des espaces d'eau libre.

Cette espèce rare et discrète n'est généralement repérée qu'au chant, en période nuptiale et migratoire. L'absence de gel et le haut niveau des eaux pourrait avoir multiplié les opportunités d'hivernage et le nombre d'individus. J'invite donc tous les observateurs qui fréquenteraient des milieux favorables à être particulièrement vigilants, afin de mieux connaître les modalités d'hivernage de l'espèce. L'Atlas mentionne un "comportement social de groupe" dans les quartiers d'hiver africains; la poursuite observée hier laisserait penser que ce n'est pas toujours le cas.

 

contribution de J.MICHEL, J.MICHEL@wanadoo.fr, "Re: repasse au magnétophone", 28 Jun 2000

pour ce qui est de la repasse des râles des genêts j'ai pratiqué cette technique il y plus de 20 ans. Dans les marais de Morteau, le but était d'effectuer la capture dans le but de baguer ces individus.
Succès total les oiseaux montaient sur le UHER.
Une indication les photos de mâle chanteur qui traînent dans les diverses agences ont toutes été réalisées de cette façon.
Pas besoin d'être dissimulé, j'ai vu des mâles grimper sur la boite à musique posée à côté du bagueur.
La leçon ne devait pas être enregistrée car plusieurs captures et recapture.
Bonne heure le crépuscule.

 

contribution de Jean-Marie FRENOUX, j.frenoux@caramail.com, "Re: repasse au magnétophone", 27 Jun 2000

j'ai enregistré une bande magnétique en continu du râle des genets Crex crex

Attention, la repasse au magnétophone est très dérangeante pour les oiseaux.
La fausse intrusion d'un mâle étranger et donc concurent va induire un comportement territorial du mâle cantonné au détriment de sa fonction de reproducteur. Il va préférer essayer de chasser le faux intrus plutôt que de participer au nourrissage de la nichée. Donc, dans le cas d'une espèce très menacée comme le râle des genets je déconseillerai très fortement l'utilisation de cette technique d'observation. Je te conseille plutôt de t'armer de patience et si tu le rate cette année, ce sera pour l'année prochaine...

 

contribution de daniel VENTARD, daniel.ventard@libertysurf.fr, "repasse au magnétophone", 27/06/2000

Un appel aux spécialistes: Que choisir comme matériel et comment faire pour tenter une approche du râle des genets Crex crex ?
Je sais où il chante, je l'ai entendu à quelques mètres, et j'ai bien envie de le voir !
Alors j'ai enregistré une bande magnétique en continu à partir des CD de Jean Roché. Un petit magnétophone portatif bas de gamme suffit-il ? Est-il nécessaire d'être totalement invisible ? Quelle est la meilleure heure ? Aube ? Crépuscule ? Tous vos conseils seront les bienvenus...
daniel.ventard@libertysurf.fr
Saint-Vallier, Saône et Loire

 

réponse de David Laloi <laloi@jouy.inra.fr>, "Re: Râle d'eau", 4 janvier 1999

de maniere rapide, le Rale d'eau en Ile-de-France est :

- migrateur regulier sans doute assez abondant, il peut alors frequenter des sites tres divers (grands etangs a roselieres, marais, mais aussi de petits etangs forestiers, des fosses humides, des mares, pour peu qu'il y ait un peu d'eau et de vegetation)

- hivernant regulier, mais peut-etre seulement en petit nombre, partout ou de bonnes roselieres fournissent le gite et le couvert, mais je l'ai aussi eu en hiver sur des prairies humides ou encore dans des fosses riches en vegetation. Effectifs sans doute variables en fonction de la meteo (effet en particulier des vagues de froid)

- nicheur en tres petit nombre mais regulier sur certains sites (par exemple sur les etangs du sud-ouest parisien, St-Quentin et St-Hubert)

 

contribution de Frederic MALHER <FredMalher@compuserve.com>, "Râle d'eau", 1 janvier 1999

Bonjour à tous, et bonne année à tous puisque je suis le premier à envoyer un message sur la liste (sauf si qq'un est aussi en train d'en envoyer un . . . ) pour l'année 99 ! (je trouve l'écriture de la date d'aujourd'hui assez originale :1/1/1999 )

Ce matin (hé oui ! ) je suis allé comme souvent au parc de la Courneuve. Très peu de joggeurs, pas d'avions d'affaire du Bourget, du soleil, le pied quoi ! Sauf qu'il n'y avait pas grand chose à voir (les oiseaux font-ils aussi un réveillon ? )

Une exception quand même, j'ai vu le Râle d'eau que j'avais entendu au même endroit le 12/12 (du moins je suppose que c'est le même ). Quelqu'un a-t-il une idée du statut du Râle d'eau en Région Parisienne ?

Bon atterrissage en 1999 pour tous !

Frédéric Malher

 

retour