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Mésange boréale et nonnette

Paurus montanus et palustris

 

contribution de gaston.gast, gaston.gast@CompaqNET.be, "médange nonnette/boréale", 11 Feb 2001

Distinction entre nonnette et boréale complément aux indications déjà émises. P. DEWOLF dans BUBO janvier 1987 page 10 :
A la jointure des mandibules, la mésange nonnette présente une liseré blanc que ne présente pas la boréale. Le caractère est plus facile à apprécier sur le bec fermé. Le liseré est nettement plus étendu à la mandibule supérieure qu'à la mandibule inférieure. Il est également plus large et plus marqué à la base du bec, où il apparaît comme une véritable tache.

SVENSSON.L 4e édition page 235 cite ce détail en italique et réclame une observation à grande échelle. BTO : le site du présente un abstract sur l'identification de ces espèces et accorde une valeur primordiale à la différence de longueur entre les 3e et 6e rectrices tout comme Svensson p235 et Cramp,S & Perrins CM volVII page 186 Pour un oiseau tenu en main : nonnette, la 6e rectrice est moins de 5mm plus courte que la 3e rectrice.
Boréale la 6e rectrice est plus de 4mm plus courte que la 3e rectrice

Je propose au modérateur les photos des becs d'une nonnette et d'une boréale identifiée selon ce critère:

[Note de l'archiviste : Les photos concernant la distinction entre la Mésange boréale et la Mésange nonnette se trouvent sur la page suivante (accès direct - 40Ko):
http://members.tripod.com/~parus/zz/parus.htm
]

 

contribution de P. Renard, p.renard2@libertysurf.fr, "Re: parus palustris/montanus", 11 Feb 2001

Attention au truc de la tache alaire blanche: de profil, les régimes de la nonnette dessinent souvent une ligne claire qui pourrait faire croire à une boréale.
Il faut voir l'oiseau plutôt de derrière, ou de dessus (par exemple quand il se suspend à une branche) pour vérifier que les ailes sont entièrement grises. Les autres critères (forme de la nuque, taille de la bavette, etc...) sont à peu près inutilisables sur le terrain, à moins d'excellentes conditions d'observation, d'une bonne habitude ou d'une comparaison directe - à priori délicate car les deux espèces ont la réputation de s'exclure (je ne les ai jamais vues ensemble, même en hiver), la nonnette étant dominante. Par contre, la voix est un critère sûr. Au sujet de la répartition hivernale, j'habite un département (le Cher) situé à la limite SO de l'aire de la boréale, et je n'ai pas noté qu'elle était plus fréquente à une saison plutôt qu'à une autre - ni que la nonnette se raréfiait (il semble d'ailleurs y en avoir beaucoup cette année)
Les atlas natiionaux montrent des cartes d'hivernage et de nidification très comparables pour chaque espèce. Ils mentionnent un erratisme saisonnier et un changement de milieux en hiver pour la boréale, mais une très forte sédentarité de la nonnette. "la dispersion des jeunes ... est toujours très limitée. Une fois cantonnée, cette mésange ne quitte plus sont territoire, quelles que soient les conditions météorologiques."

 

contribution de Marc Giroud , le_juv@yahoo.fr, "Re: parus palustris/montanus", 11 Feb 2001

Je ne crois pas car les deux espèces cohabitent en hiver chez nous... et les M. boréales ne présentent pas spécialement les caractéristiques des oiseaux nordiques qui sont plus gris.

Pour l'identification sur le terrain, les cris sont très importants ainsi que l'allure. C'est à dire que la nonnette semble avoir une petite tête alors que l'autre une grosse, ceci à cause de la grande joue blanche. Le critère de la tache pâle sur les secondaires n'est pas valable lorsque le plumage est usé. Sinon, il est très bien visible !
Il me semble qu'en main il y a d'autres critères sur la queue et les ailes... inexploitables sur le terrain !

 

contribution de Georges Olioso, Georges.Olioso@wanadoo.fr, "Re: parus palustris/montanus", 11 Feb 2001

pour moi, les émissions sonores sont le meilleur critère...

 

contribution de daniel.ventard, daniel.ventard@libertysurf.fr, "parus palustris/montanus", 10 Feb 2001

Les spécialistes ont-ils un "truc" pour reconnaître la mésange nonnette Parus palustris, de la mésange boréale Parus montanus ?
La littérature, en particulier le tome II des Passereaux d'Europe de Paul Géroudet, est assez explicite et donne bien les détails nécessaires à l'identification.
Mais sur le terrain...

La mésange boréale serait-elle plus présente l'hiver en France, parce qu'elle serait descendue des régions nordiques pour hiverner ?
Et en ce cas prendrait-elle l'hiver la place de la nonnette qui elle, serait descendue plus bas ?
Un peu sur le modèle des migrations partielles de buses, par exemple... C'est la question que je me pose.

 

contribution de Thierry Fournet, thierry.fournet@detexis.thomson-csf.com, "Re:Mesanges...", 27 Oct 1999

C'est bien qu'on peut les differencier toute l'annee par les cris, Le "pitchiou" de la mésange nonnette , lorsqu'elle se pose , est tout a fait caractéristique.

Attention quand meme qu'il n'y ait pas une Charbonniere taquine dans le secteur. Elle sait imiter les cris des deux jumelles avec talent (surtout le 'pistiou' de la Nonnette d'apres je que j'entend, son 'gne-gne-gne' restant moins nasillard que l'original, à mon oreille).

 

contribution de Etienne I., inbreckx.e@euronet.be, "Re: Mesanges...", 26 Oct 1999

suite au message de Florin Feneru : Le guide de Lars Jonsson donne de bonnes indications dans le texte et, si vous trouvez trouver une collection de sons d'oiseaux, vous verriez que le cris de contact de chacun est bien different de l'autre. Moi, je reconnais immediatement le cris de la mesange boreale:
"khee-khee-khee nasal et grave", comme dit Jonsson, plus monotone que celui de la nonnette. C'est bien qu'on peut les differencier toute l'annee par les cris, et le chant, lui aussi different, n'est pas si important pour moi quand j'observe les deux especes.>

Le "pitchiou" de la mésange nonnette , lorsqu'elle se pose , est tout a fait caractéristique.

 

contribution de Florin Feneru, flfeneru@cybernet.ro, "Mesanges...", 24 Oct 1999

En ce qui concerne la separation de cette deux especes, j'ai le meme probleme. Je prefere toujours de les distinguer par la voix, ce qui n'est pas du tout dificile.

Le guide de Lars Jonsson donne de bonnes indications dans le texte et, si vous pouvez trouver une collection de sons d'oiseaux, vous verriez que le cris de contact de chacun est bien different de l'autre. Moi, je reconnais immediatement le cris de la mesange boreale: "khee-khee-khee nasal et grave", comme dit Jonsson, plus monotone que celui de la nonnette.

C'est bien qu'on peut les differencier toute l'annee par les cris, et le chant, lui aussi different, n'est pas si important pour moi quand j'observe les deux especes.

 

question de Rafael , "Mesanges...", 16 Oct 1999

je n'ai pas oublié ta question sur les critères d'identification més. boréale et més. nonnette (...)

Tiens moi aussi j'ai le même problème... Surtout que ces piafs-là viennent à ma mangeoire chaque hiver... J'aurais tendance à privilégier boréales, mais certains caractères ne sont pas vus (en particulier pour la zone pâle de l'aile).
Bien inspiré celui qui pourrait nous faire part de ses réflexions...

Nomenclature:
Més. boréale, dite aussi "des saules" ou encore "alpestre":
Parus montanus.
Més. nonnette, Parus palustris.

Voici ce que j'ai pu récolter:
M. boréale (Parus montanus): Tête plus ronde, cou plus fort, bout de la queue légèrement plus rond (bien malin qui pourrait voir ces différences sur le terrain et dans l'absolu, c'est-à-dire sans l'autre espèce à côté).
"Manteau" moins étendu [1] et plumage de la tête "moins serré" (ça veut dire quoi?)
Calotte noire "mat" (la Més. nonnette adulte l'a plus "brillante") [2].
Large zone blanche sur les joues s'étendant très en arrière et plus grande tache noire sur la gorge (la "bavette", qui est donc plus petite sur la nonnette) [1].
Enfin, zone pâle au niveau des rémiges secondaires et tertiaires sur les plumages pas trop usés.

Sur les oiseaux de mon jardin, les caractères relatifs au manteau et aux joues [1] penchent pour une boréale. Pas contre, pas de zone pâle visible sur l'aile.
Parfois, mais parfois seulement, un reflet brillant sur la calotte [2]. Ca c'est pour la nonnette. Le bout de la queue? Je ne sais pas quoi penser: elle est en deux parties, un peu comme celle de la Bondrée apivore (Pernis apivorus).

Autre question: une Mésange noire est passée hier soir se restaurer à la mangeoire pour reprendre des forces, elle a fait un magnifique vol stationnaire battu à la manière des colibris pendant une petite seconde. Est-elle la seule à le faire? Je ne parle pas du vol stationnaire de la Més. bleue, celui-ci était beaucoup plus stable, plus précis. En tout cas c'est la première fois que je vois ça chez les Mésanges.

 

question de "G.Joannes" <g.joannes@ac-nancy-metz.fr>, "Re: Mésange boréale à la mangeoire", 4 janvier 1999

La mésange boréale vient assez souvent chez moi à la mangeoire. Je l'entends aussi parfois chanter dans mon jardin.

Gerard Joannes Forbach France

question de "opus.ornitho" <opus.ornitho@wanadoo.fr>, "Mésange boréale à la mangeoire", 4 janvier 1999

En ce début d'année, une question me tracasse : la mésange boréale (Parus montanus) fréquente-t'elle les mangeoires hivernales ? J'ai eu un doute l'année dernière sur un individu présentant du clair sur l'aile repliée. J'aimerais connaître votre expérience en ce domaine.

 

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