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Contribution de Francis , "Re: Effraie" , 29 Oct 2005 |
Quelques photos dans l'album, du nichoir et de sa construction .
Le nichoir est suspendu àux poutres dans un ancien grenier à foin, la petite lucarne donne sur une cour de village,environ à 5m du sol.
Il est en peuplier, et mesure à la base 1.50m long /0.90m large
petite Hauteur 0.90m /grande Hauteur1.30m.
Poids 70 KG
Dans un premier temps je laisse deux possibilités d'accés, par l'intérieur ou l'extérieur.
Francis
La Rochelle
Contribution de Francis , "Re: Effraie" , 29 Oct 2005 |
En fait c'est tout à fait une experience nouvelle, bien que passionné de nichoirs depuis toujours !
j'ai absolument des travaux à faire dans une partie du batiment, j'aurai bien voulu déplacer mon hôte avant, mais la nature en décide parfois autrement...
Peut-être effectivement que l'effraie ne cherchera pas à occuper ce nouveau site, pour l'instant l'individu est solitaire et bien que j'ai pu le déranger plusieurs fois par accident je le retrouve toujours sur la même poutre raide comme un I, qu'on ne le remarque à peine !
j'ai terminé le nichoir et l'ai mis en place il ne me reste plus qu'un peut de tourbe à y mettre et tout est prés !
Je mettrai quelques photos du nichoir un de ces jours, avec un message, je n'ai pas encore le temps.
En fait la menace aujourd'hui serait les pigeons il y en a plein dans le clocher du village situé à 100 m environ et je me demande si une entrée avec une chicane et suffisante pour les décourager ?
L'entrée suffisament large et son petit sas pourrait suffire au gite de pigeons !
Francis
La Rochelle
Contribution de André Fournier, "Re: Effraie" , 29 Oct 2005 |
Dans un e-mail daté du 29/10/2005 13:32:18 Paris, Madrid (heure d'été), eix2003@belgacom.net a écrit :
> Quand elle pond une deuxième fois, le fait-elle dans le même lieux que celui > de la première couvée ? >
> Merçi pour vos lumières. Francis
Nous avons étudié l'espèce 12 années en 150 communes d'un district géographique (Nord / Avesnois). Avons constaté que les pontes étaient très irrégulières ; certains couples nichent régulièrement chaque année, à des dates très diverses, d'autres pas, d'autres encore semblent faire 2 couvées.
Souvent les couples, même ayant réussi leurs nichées, font une seconde nichée ailleurs (église puis grange ; chapelle puis grenier, école puis oratoire etc.).
Dans ces cas (réussite de la nichée), comment expliquer que se soit la nourriture qui inciterait les oiseaux à "déménager" ?
André Fournier (Nord)
Contribution de Etienne Ix , "Re: Effraie" , 29 Oct 2005 |
> Quand elle pond une deuxième fois, le fait-elle dans le même lieux que celui > de la première couvée ?
> Merçi pour vos lumières. >> Francis>>>
A la lumière des écrits de Géroudet, c'est la pullulation des rongeurs qui incite un couple à entreprendre une seconde couvée en automne, plus forte, mais la réussite est incertaine...
(Géroudet Les rapaces diurnes et nocturnes)
Etienne I.
Rochefort.be
Contribution de Chaon Christine , "Re: Effraie" , 29 Oct 2005 |
Nous aussi nous avons fait des travaux dans une grange où vit une chouette effraie. rien ne l'a dérangée, ni les allées et venues, ni le bruit des perceuses et bétonneuses. Nous aussi nous lui avons construit un nid avec chambre et antichambre, mais elle niche dans un mur; elle se perche sur 2 ou 3 poutres préférées (y laissant des fientes) et parsème le sol de pelottes .
Bref, elle va partout dans la grange ; et même elle doit bien être curieuse puisque un soir elle est entrée par la porte de derrière dans le logement neuf attenant au mur de la grange alors que nous parlions et que la télé était allumée.
IL y a 2 ans elle avait trouvé une compagne, (ça chuintait fort dans le mur) mais que s'est-il passé ? il n'y a pas eu de couvée cette année là. Par contre cette année, nous sommes un jour entré dans la grange et 4 chouette alignées nous regardaient.
A ce sujet j'observe qu'avec les années on se croise de moins en moins souvent avec la chouette comme si notre présence était intégrée dans son domaine, n'aiguisait plus sa curiosité et qu'elle se laissait moins surprendre.
Je suis curieuse de savoir comment vous vous allez cohabiter; peut être que si elle a une vraie mezzanine -très grande- avec une seule entrée - si c'est sa lucarne habituelle- ......mais notre chouette a continué sa vie dans SON nid, dans SA grange .
Contribution de Francis , "Effraie" , 29 Oct 2005 |
Question !
Je suis aprés construire un nichoir pour Effraie dans une grange, pour l'instant 1 individu solitaire habite déja les lieux ( en vérité il me gêne ou il se trouve actuellement, j'ai peur de le déranger pour faire des travaux, et je voudrais l'inciter à choisir cet endroit de choix! )
J'ai choisi de construire en planche de peuplier brut de rabotage,non traité et d'accrocher le tout sous un plafond et poutre et de plaqué le long d'un mur percé d'une lucarne( 30/18 juste le taffe ). J'ai trouvé des plans sur des sites et des dimensions minimun je suppose ( L 0.65m l 0.40m H 0.45m )
j'ai de la place, je vais construre en éléments démontables, donc je fais plus grand env ( L 1.40m l 0.90 H 1.30m et 0.90m le toit et en pente ). Ma question est la suivante, est il possible comme j'ai suffisament de hauteur de faire une éspèce de mezzanine pour laisser à la femelle la possibilité de commencer une deuxième couvée dans la partie la plus haute de ma caisse?
Quand elle pond une deuxième fois, le fait-elle dans le même lieux que celui de la première couvée ?
Merçi pour vos lumières.
Francis
La Rochelle
Contribution de Chaon Christine , "Effraie et humains" , 10 Jul 2004 |
"L'oiseau qui vole la nuict par les villes et faict un cri moult effrayant, nous l'avons nommée une fresaye, ou bien effraye" 1555.
extrait d'un livre de Pierre Belon, ornithologue de la Renaissance.
La chouette de notre grange venait seule jusqu'à l'année dernière. C'est en fin d'après-midi, avant le tombée du jour qu'elle émet ses chuintements pendant un quart d'heure ou une demi heure ; puis elle sort du nid, se perche sur une poutre, nous regarde (réfléchit qu'elle a autre chose à faire qu'à s'occuper de nous ?) et s'envole toujours par la même lucarne.Mais la plupart du temps, nous ne nous occupons pas d'elle.Les rencontres sont inattendues : on est seulement stupéfiés par sa beauté.
Pour ce qui est des petits tombés au sol ou pas, le nid n'étant pas très haut, la grange inhabitée 4 jours sur 7 en moyenne , la famille chouette ne peut elle pas considérer que la GRANGE ENTIERE est son habitat?
Contribution de Etienne Ix , "Re: effraie et humains cohabitation La chouette" , 10 Jul 2004 |
gilles fichou a écrit:le mot effraie ne vient pas du mot effrayer mais du mot orfraie (confusion ou erreur de je ne sais qui, je ne sais plus quand !!!).
Elements de réponse sur le site
http://cyrille.deliry.free.fr/oiskia.html
de Cyrille Deliry
"... il est une chouette qui sous l'influence d'effrayer la nuit a été
qualifiée d'effraie. De l'effraie à l'orfraie (ou osfraie : ossi fraga :
casseur d'os), il n'y a qu'un petit pas de confusion et nous voici pygargue,
aussi nommé orfraie. Le lien n'est pas anodin, car le mot orfraie confond
aussi la chouette (XVIème siècle) aux cris aigus et sinistres, d'où "pousser des cris d'orfraie ".
Au fait osprey désignant le balbuzard (tien
buse, busard ! vous avez dit bizarre !) en anglais est à rapprocher d'
osfraie.
Bon je range maintenant mon petit lexique car sous toutes ces
hulallucinations de mots, je quitte le sens des sons. A vous de continuer
les recherches."
mais pour continuer le débat, on peut lire aussi
"Il est à noter que l'orfraie (à ne pas confondre avec l'effraie) est
parfois appelée Pygargue à queue blanche ou Pygargue vilgaire (voir au mot
pygargue). Selon la bible l'orfraie fait partie des oiseaux maudits qu'on ne
doit pas manger. "
(http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/MaldororHtml/lexique/orfraie.htm)
Etienne I.
http://users.swing.be/eix
http://users.belgacom.net/rochefort
Rochefort.be
réponse de gilles fichou , "Re:Effraie et humains cohabitation" , 10 Jul 2004 |
il s'agissait peut-être d'une chouette hulotte qui, elle, agresse l'homme pour protéger ses poussins ! d'autant plus qu'un poussin d'effraie tombé au sol est systématiquement abandonné par ses parents, même si le poussin est très proche du nid ! ce qui me fait penser aussi qu'il sagissait de hulotte est le fait que ses poussins sont nidifuges( quittent le nid avant de savoir voler), pas chez l'effraie !
pour savoir si vous avez affaire à des poussins, il vous suffit d'y aller le soir à la tombée de la nuit et d'écouter et de regarder discrètement. les poussins affamés font généralement beaucoup de bruit (à l'origine de beaucoup de maison dite "hantée", j'en connais deux !!! ) et les parents sont obligés de faire de nombreux voyages aux supermarchés voisin.vous les verrez passer si vous êtes bien cachée!
le mot effraie ne vient pas du mot effrayer mais du mot orfraie (confusion ou
erreur de je ne sais qui, je ne sais plus quand !!!).
bonne chance
gilles fichou
réponse de gilles fichou , "Re:Effraie et humains cohabitation" , 8 Jul 2004 |
non la chouette effraie ne vous agressera pas. au contraire, elle fuiera à toutes ailes !!! si, la seule agression que vous aurez à subir de sa part, c'est une belle fiente malodorante qu'elle lâchera sur votre tête en partant (un leurre probablement!).
c'est curieux qu'elles restent dans les conditions que vous énumérez. avezvous vu des poussins ? les chuintements proviennent normalement d'eux lorsqu'ils réclament leur ration journalière.
il est probable que le nid se trouve en profondeur et que les oiseaux se sentent en toute sécurité (vérifiez svp car cela est très intéressant, vousne risquez absolument rien !).
j'ai déjà rencontré un cas similaire en 1983 dans une cour de cave vinicole
(avec tout le bruit que vous pouvez imaginer !) à même pas 2 mètres de hauteur
dans le conduit d'un drainage. ce conduit était très long et tournait en angle
droit. les oiseaux étaient là en toute tranquillité dans la journée. c'est ce
qui m'avait donné l'idée de fabriquer le nichoir en carton à couloir que j'ai
pu expérimenter maintes fois par la suite et dont je tiens les plans à
disposition pour les internautes intéressés.
quel bonheur d'avoir des effraies chez soi !
réponse de romatico pierre , "Re: Effraie et humains cohabitation" , 9 Jul 2004 |
bonjours,
il y a un petit moment, j'ai placé un nichoir a effraie dans le hangars d'un agriculteur ou des machines a moissonner, les tracteurs et les compresseurs occupent les lieu, vous imaginez le bruit qu'il doit y avoir, et bien malgré cela, l'effraie est présente dans le nichoir et chaque année, une nichée voit le jour.cet oiseau est très proche de l'homme,elle s'habitue au bruit qui environnant, par exemple, elle s'accommode parfaitement des sons très violent des cloches d'une église, en revanche ce qu'elle ne supporte pas c'est les dérangements répété au nid,c'est une espèce sensible a ce niveau,c'est pour cela qu'il faut éviter, surtout en période de reproduction de s'approcher trop prés du nid, au risque de faire abandonner la nichée et de perdre un site de nidification. j'ai connus un couple d'effraie qui avais élus domicile dans une conduite de canalisation de 30 cm de circonférence qui était entreposé dans un grenier, alors vous savez si vous avez un coin tranquille même
petit , cela fait l'affaire. pour ce qui est d'une attaque, c'est absolument impossible car l'effraie fuis et n'attaque pas comme la hulotte.c'est une espèce de nos jours qui a beaucoup de mal a trouver un endroit pour nicher alors faite le maximum pour conserver cette magnifique espèce, déplus c'est un oiseaux extrêmement utile. pour ce qui est des chuintements des petit, c'est un moyen de communiquer, d'attirer l'attention des parents, et par la même occasion les prédateurs.
amicalement
Question de Chaon Christine , "effraie et humains cohabitation La chouette" , 9 Jul 2004 |
La chouette effraie de notre grange s'accomode étonnement de notre présence et du bruit que nous faisons ...pour le moment.Mais depuis q u'elle est avec une compagne (un compagnon?) OUI le nid se trouve en profondeur : Madame a passé l'hiver à trifouiller dans la laine de verre en divers endroits et a dégagé un couloir d'un mètre entre la charpente et le t oit ondulé jusqu'à un mur interne où sans doute elle se sent en sécurité.
Croyez-vous qu'elle fuit quand elle nous voit? PAS DU TOUT! Elle se perche sur une poutre (et pas forcément celle ou il ya des fientes) et semble nous regarder avec autant d'étonnement que nous de fascination.Un soir , elle était restée au moins 2 mn à me regarder. Maintenant, c'est juste quelques secondes et elle s'envole. Et quand elle s'envole , le décollage, l'éventuel virage à 160° la rapidité et le silence impressionne.
C'est pour cela que je m'interroge: elle nous observe autant que nous l'observons...de loin. Mais quand il y aura des petits si il y en a? Une voisine agricultrice a été attaquée à la tête, parce qu'en entrant dans sa grange elle a vu des oisillons marcher par terre pas du tout farouche et n'a pas pu s'empêcher de s'agenouiller pour les regarder.
etes vous sûrs que les chuintements (je parle d'une sorte de ronflement d'un homme un peu enrhumé) sont le fait de petits?
Contribution de Yves Gross, "Chevêche d'Athena", 6 Apr 2003 |
J'ai eu connaissance de chouettes chevêches, effraies et récemment
étourneaux, tombés dans un conduit de cheminée.
Personnellement, j'ai mis un grillage à grosses mailles sur mes cheminées.
Je vous signale aussi plusieurs noyades de chevêches et de moyen ducs dans
des abreuvoirs (vieux bidons et autres ustensiles de fortune) dans les champs.
NB Dans mon secteur la chevêche a disparu.
Autrefois commune, je n'en ai pas vu depuis une dizaine d'années.
Je confirme également le danger que représentent les abreuvoirs, où il
arrive souvent que de jeunes chouettes chevêche se noient, n'ayant pas
d'appui pour sortir du piège. Avec l'accord des propriétaires, il m'est
arrivé de poser une simple planche en travers de l'abreuvoir (lorsqu'il
s'agit par exemple d'une vieille baignoire...) ou de caler un bout de bois
où l'oiseau peut s'agripper...
Tu nous signales que l'oiseau d'Athena a disparu de ta région depuis une
dizaine d'années . Mais où se situe-t-elle dans l'hexagone ?
Ici, en Alsace, l'espèce était encore commune dans les années 80
(entre 1500 et 2000 couples) ; aujourd'hui, elle a quasiment disparu
abattage des arbres creux, retournement des prairies, disparition des
vergers, pesticides qui déciment les gros insectes, etc... la litanie est
longue), mais une action tri-nationale, initiée au Kaiserstuhl (en Allemagne
toute proche), prolongée dans le canton de Bâle en Suisse puis ici en Alsace
"du sud" (France!) est en train de porter ses fruits. L'installation dans
des lieux favorables de nombreux nichoirs type cylindre, financés en partie
par le Conseil Général, semble stabiliser la population restante ; chez nos
voisins d'Outre-Rhin, le nombre de nicheurs grimpe d'année en année (mais
cela fait 15 ans qu'ils ont débuté leur action) et nous espérons attirer par
ici les jeunes issus du noyau du Kaiserstuhl à la recherche d'un secteur
favorable pour nicher. Mais c'est un travail de longue haleine, tandis que
vergers et haies se réduisent à peau de chagrin....
Contribution de Yves Gross, "Re: Effraie", 4 Mar 2003 |
Sans être spécialiste de l'Effraie, mais pour la côtoyer cependant
souvent dans le village alsacien où j'habite, l'individu que tu observes
quotidiennement a dû trouver dans ce Laurier un gîte diurne tranquille,
auquel elle devrait rester fidèle si l'endroit lui paraît sûr.
Elle n'y habite pas à proprement parler, son repaire pouvant se situer à 2, 3 km de
son reposoir diurne, mais son rythme vital a besoin de longues périodes
d'"apathie" et de digestion, généralement passées dans un endroit sombre et
retiré.
Une question : vers quelle heure en ce moment quitte-t-elle ce
reposoir pour la chasse ?
Et y-a-t-il un clocher pas trop loin où elle serait susceptible de nicher ?
Si oui, chercher les pelotes de réjection à son pied...
Pour ce qui est d'une corrélation possible avec les dortoirs
d'Etourneaux, à mon avis, pas de rapport, l'Effraie se nourrissant presque
exclusivement de micromammifères...
Contribution de Francis, "Effraie", 4 Mar 2003 |
J'observe depuis quelques jours, dans la journée et dans mon jardin une chouette Effraie,
perchée dans un Laurier Sauce elle se sert d'un vieux nid de Tourterelles comme reposoir et passe la tout son repos.
Est-il courrant pour cette espèce d'habiter à l'extèrieur des batiments.
Le secteur à était fréquenté par des dortoirs d'étourneaux cet l'hiver, y a t'il une relation ?
Contribution de Yves Gross, "Nocturnes..", 24 Nov 2002 |
Fin novembre sur la plaine d'Alsace :
Ce temps qui était si rapide et impatient, passe maintenant très lentement à certaines heures de l'après-midi,
surtout à l'approche de l'hiver, quand l'équinoxe s'en va, que le soir tombe en traître et que les lumières auxquelles tu ne t'attendais pas s'allument dans le village...
Mais c'est le moment que choisit la dame blanche pour entrer en chasse. Un "urrr" vibrant me fait lever les yeux et je croise le masque facial déployé, les longues ailes soyeuses, le manteau luxueux du plumage phosphorescent. Le vol souple est suspendu un court instant, elle observe une proie pour mes yeux invisible, puis sa silhouette blanchâtre s'évanouit du côté des vergers...tandis qu'une étoile fond dans le ciel, en brillant une dernière fois dans sa chute.
C'est un itinéraire régulier qu'elle emprunte depuis longtemps, s'arrêtant souvent aux mêmes postes d'affût, entre le clocher de l'église, le "vieux"village et la ceinture de pommiers, poiriers, cognassiers, néfliers,....vénérables tous autant qu'ils sont encore...
Mais ce soir, je ne sais pas vraiment pourquoi, j'ai eu l'impression que la paix et la beauté qui pouvaient exister dans ce moment précis seraient toujours en danger, danger d'être atténuées, attirées vers le néant, par l'assimilation du futur.
La fraîcheur, ce soir, a cédé le pas au froid.
yves
" L'oiseau qui vole la nuict par les villes et faict un cri moult effrayant, nous l'avons nommée une fresaye, ou bien effraye", Pierre Belon, 1555.
Contribution de Cyrille DELIRY, "chouette de Tengmalm", 15 Nov 2002 |
> * les effectifs estimés dans chaque massif (Alpes, Pyrénées, Jura, > Vosges, Massif Central, Bourgogne, Lorraine, Ardennes...). >* les principaux secteurs utilisés dans chacun de ces massifs...
Ain : chaîne du Jura, 5-10 couples (années 1990) estimation à partir des
chroniques
Drôme : 100-1000 couples (années 1990) estimation CORA Drôme
Isère : 100-1000 couples (1998) DOP Isère du CORA Isère
Loire : 2-10 couples (1997) bibliographie, Oiseaux de la Loire
Rhône : 1-2 couples (1987) évaluation CORA Rhône
Savoie : 50-200 couples (1996) évaluation CORA Savoie
Haute-Savoie : 50-100 couples (années 1990) estimation à partir des chroniques
Sauf pour le département du Rhône (bonne fiabilité niv.3), la fiabilité des
résultats est médiocre (niv.1), l'espèce est nouvelle pour les départements
de la Loire et du Rhône, elle est stable tant en populations qu'en
distribution pour les autres départements, globalement en progression de sa
ditribution suite aux nouvelles conquêtes pour l'ensemble de la région
Rhône-Alpes. Le total rhônalpin de 300-2500 couples environ est supérieur aux
500-1000 couples annoncé dans le Nouvel Atlas national pour la France au
niveau de la fourchette supérieure.
Quelques autres précisions à http://www.deliry.com/aves/aegfun.htm
Salutations du Grand Père Soulcie.
Cyrille DELIRY
Histoires Naturelles du Grand Père Soulcie
Contribution de Mathieu KRAMMER, "chouette de Tengmalm", 15 Nov 2002 |
Dans le cadre de mon site internet, je travaille sur la chouette de Tengmalm.
J'aimerais savoir :
* les effectifs estimés dans chaque massif (Alpes, Pyrénées, Jura,
Vosges, Massif Central, Bourgogne, Lorraine, Ardennes...).
* les principaux secteurs utilisés dans chacun de ces massifs...
Mathieu KRAMMER
http://membres.lycos.fr/leisoursoun
Contribution de Yves Gross , "Nocturnes..." , 25 Jun 2002 |
Dimanche 23, vers 21h, les flonflons de l'Harmonie - Fanfare du village se sont depuis longtemps dispersés vers l'Allemagne et la Suisse proches...
L'air est doux, c'est le moment d'aller rendre visite aux jeunes Hulottes, suivies depuis leur naissance, à l'abri du gui qui leur sert de refuge, à 10-12 mètres en haut d'un Peuplier noir et de vérifier que la petite famille est toujours au complet.
Il faut dire que le coin est sympa : milieu ouvert avec vergers à haute-tige, prairies de fauche, arbres creux (ah, ces fonds de vallon alsacien qui, chacun, abrite des variétés différentes de pommes, et autant de poires, toutes adaptées à un terroir, à une saison - de très précoce à très tardive - , à une utilisation aussi - pomme de table, à jus, à cuire, à tarte et à sécher... Les étourneaux vous parleront mieux que moi de leur amour pour les cerises.). Bref, une famille de Strix aluco vit et prospère ici depuis bon nombre d'années...La contrée favorise une pratique de la maïeutique, certes, mais elle ne révèle en chacun que ce qui s'y trouve déjà...
Ce soir là, donc, je ne fus pas étonné d'entendre les kzick...kziick...kshirp...et autres trilles claires d'excitation juvénile... 48 h auparavant, je dénombrai encore toujours la famille au complet, avec 3 jeunes. Cette fois, seuls 2 cris distincts, dont 1 nettement plus bas que d'habitude. Là, au pied du Peuplier, dans les herbes, à la merci d'un renard, d'un chat, de corneilles aveuglées par les astres domestiques et soucieuses elles aussi de nourrir leur progéniture, l'un des jeunes vit un moment critique de son existence. Je connais Géroudet par coeur : "si l'on découvre à terre de jeunes chouettes ou hiboux, il est bien de les placer dans un arbre". Son Peuplier d'origine possède un solide tronc dont les premières branches basses n'apparaissent qu'à 3 ou 4 mètres du sol ! Impossible de l'y reloger. Mais ce pommier vénérable, à 10 mètres, fera l'affaire.
Il s'agit à présent de toucher l'oiseau, de se mettre en contact, de vivre tous les deux un moment unique dans nos vies si différentes : lui, l'animal, gonfle ses plumes et son duvet, claque du bec , le lance vers ma main tendue, et me regarde en face : ses rétines (50 000 bâtonnets au mm² !) me fixent droit dans mes lunettes de myope tandis que je le saisis par les pattes, lui laissant la possibilité de s'accrocher fermement à ma main dans la seconde qui suit. Solidement ancré dans la peau de mon poing à demi fermé, le Strigiforme se calme petit à petit, en continuant de me fixer de ses yeux orange. Ne comptez pas sur moi pour faire de l'anthropomorphisme débridé, mais bon, quiconque part à l'aventure ordinaire avec un vide sidéral au creux de la tête risque de se retrouver dangereusement face à lui-même et à ses porosités ridicules... Alors il m'a semblé que cet oiseau pouvait prendre confiance un court instant, qu'il a peut-être décelé une connivence, et je l'ai, bras tendu, déposé au creux d'une fourche ombragée, à l'abri des regards et à par vous, je n'en ai parlé à personne...
Contribution de Benoit Duchenne, "Faucon crécerelle et couple d'Effraies", 27/04/2002 |
Drôle d'endroit pour installer son nid !
Un couple de Faucon crécerelle s'est installé sur le rebord d'une lucarne de
grange (50 cm de large)... rien d'exceptionnel si ce n'est que cette lucarne
est aussi l'entrée d'un nichoir occupé depuis de nombreuses années par un
couple d'Effraies.
Les poussins d'Effraies ont environ 1 mois et sortent soir et matin sur le
rebord de la lucarne.
La femelle de crécerelle vient de pondre son cinquième oeuf sur un beau tapis
de pelotes dans le coin de la lucarne.
Hier, pour la première fois, elle a agressé un poussin d'Effraie,sorti sur le rebord, en soirée. Il n'a été sauvé que par l'intervention de la propriétaire.
Aujourd'hui, la propriétaire qui est pour la paix des ménages, a confectionné une séparation en bois, chacun est chez soi et pas de nouvelle agression... Jusqu'à quand ?
Au cas où, nous avons installé un nichoir à Crécerelle dans la deuxième lucarne du bâtiment qui servait jusque là de perchoir et de garde-manger.
Nous suivrons pour vous cette aventure,
à bientôt donc...
mais si vous avez des expériences similaires, nous aimerions les connaître...
Benoit Duchenne
Mayenne-Nature-Environnement
Contribution de Raphaël Segerer , "Re: Chouette effraie" , 11 Nov 2001 |
Un "petit" livre magnifique et incontournable s'impose : "la Chouette effraie" de Jean-Louis Vallée, chez Delachaux et Niestlé dans la collection "les sentiers du naturaliste".
réponse de Philippe TIREFORT, philippe.tirefort1@libertysurf.fr, "Tr: cheveche", 6 Jul 2001 |
Ces observations de chouette chevêche ne serait'il pas des adultes en fin de reproduction dont les juvéniles serait déjà éloigné des lieux de reproduction?
Des jeunes oiseaux?
Actuellement en France les jeunes sont envolés sur des sites Tarnais vérifié au 30 juin . Certains juvéniles ont été retrouvé écrasé sur des routes a grandes fréquentation automobile.
question de dupouy.luc, dupouy.luc@wanadoo.fr, "cheveche", 3 Jul 2001 |
15 au 17 juin,lagune de GALLOCANTA,aucune des 8 cheveches déja connues ou
trouvées à cette occasion ne niche,les nids connus n'ont manifestement pas
servi cette année,aucun couple formé,aucune activité territoriale sinon une
superbe castagne entre 2 individus un matin.
Il y a abondance de criquets,une indication,c'est que seuls les cochevis ont
l'air de nourrir.J'ai pensé que le climat tres sévère de la région pourrait
expliquer un décalage aussi important dans le cycle de reproduction par
rapport à l'Aragon par exemple.Quelqu'un aurait il une idée la dessus?J'y
retourne début Aout pour voir!
LUC (64)
Contribution de j.char, j.char@wanadoo.fr, "Eclosion de chouettes poussins", 28 Apr 2001 |
Les poussins de La Chouette d'Hémilly ont commencé à éclore le 23 Avril 2001!
Venez vite les retrouver sur le site:
http://www.chez.com/chouettes/index1.htm
Vous verrez des scènes attendrissantes de la femelle les couvant et leur donnant la becquée.
Merci de faire suivre ce message.
Jean CHARENNAT Groupe local LPO Vallée de la Nied
Contribution de loic lenoir, loiclenoir@hotmail.com, "étang d'AMEL (55)", 31 Mar 2001 |
[...]
Demande de renseignements :
Il me serait utile de connaître les dimensions d'un nichoir type pour les rapaces nocturnes (chouette chevêche).
Si je pouvais avoir rapidement ces dimensions, je vous en serais reconnaissant .
Contribution de Ed Lebec, ed-lebec@netcourrier.com, "chouette effraie", 26 Feb 2001 |
Une chouette effraie (tyto alba) passait des jours paisibles dans la grange de mon voisin jusqu'au jour où il décida de la transformer en maison..
la chouette se trouva alors sans abris...
Elle vint se réfugier sous le toit de ma grange (qui est un de ses perchoir pour la nuit). Mais c'est étriqué et pas très protégé de l'extérieur. Le problème est donc que, chaque fois que je passe près de ma grange (même assez loin), la chouette s'envole.
J'ai donc décidé de lui construire un abris don le schéma est représenté ci dessous :
\ \ ! \ ! \ ! \ ! \ nichoir --- { ! \ ! --- \ ! <-----------trou ! --- !_____!!! !!! !!! !!!<-- mur INTERIEUR !!! EXTERIEUR !!!
Qu'en pensez vous ?
N'y a t il pas de risque qu'un loir ou une fuine vienne "foutre le bazard" (surtout si elle y niche) ? Si oui, que faire ?
Ed Lebec
Meuse
contribution de Pierre-Yves Bodart, bodart_py@hotmail.com, "Chouette d'Athena", 18 Feb 2001 |
Athéna était la déesse des cités grecques, à l'origine la déesse de
l'Industrie et des Arts et plus tard devenue déesse de la Sagesse et de la Guerre (NDLR : drôle d'opposition)
Athéna est aussi appelée Athéna Parthénos («!la vierge!») car elle n'eut jamais aucune aventure ni avec un dieu ni avec un humain. Son temple principal est évidemment le Parthénon sur l'Acropole d'Athènes, cité à laquelle elle aurait fait don de l'olivier.
Elle était souvent associée aux oiseaux, principalement à la chouette qui devint naturellement l'emblème de la cité d'Athènes (présente notamment sur les monnaies athéniennes).
Pour revenir vers l'oiseau (Athene Noctua), je vous renvoie vers une fiche déjà ancienne (1994) mais fort intéressante de la Région Wallonne.
http://www.mrw.wallonie.be/dgrne/sibw/especes/ecologie/oiseaux/cheveche.html
ou sur la fiche synthétique suivante
http://members.aol.com/filb41/cheveche.htm
ou encore sur un site suisse "2000 - Naturaliste".
http://www.esigge.ch/primaire/activite/0001/nature02/cheveche/fiche.htm
Pierre-Yves Bodart.
Bruxelles, Belgique.
contribution de michele corsange, michele.corsange@wanadoo.fr, "Effraie", 18 Jul 2000 |
Lors de mes pérégrinations Camarguaises, j'ai vu sur le bord de la route un
oiseau mort : une chouette effraie. Qu'elle était belle cette petite
chouette et qu'il est dommage que les automobilistes ne respectent pas mieux
les limitations de vitesse, à 90 Km/h, on peut freiner, à 120 ou plus comme
le font fréquemment les automobilistes sur cette route, on tue, tout, les
oiseaux, les hommes aussi parfois.
Une chouette effraie, c'est une belle face blanche aux beaux yeux tout ronds
qui regardaient dans la clarté de la lune, de belles plumes rayées au ton
légèrement roux dessus et, dessous, je ne vous dis pas ! de la neige
immaculée et juste quelques petites taches grises ici et là parce que sans
elles le blanc ne semblerait pas si pur. J'ai posé la chouette sur la piste
cavalière. Elle dort dans le soleil, un rapace viendra s'en repaître et la
vie continuera.
Pour les ornitho poètes de la liste, il y en a, ce poème de Philippe
Jaccottet - un voisin de Georges Olioso - puisque ce grand poète Suisse vit
à Grignan.
L'Effraie
[...]
Et déjà notre odeur
est celle de la pourriture au petit jour,
déjà sous notre peau si chaude perce l'os,
tandis que sombrent les étoiles au coin des rues.
Philippe Jaccottet, L'Effraie. 1946 - 1950
(éd. Gallimard)
Grave, un peu mélancolique mais la mort n'est-elle pas ce qui donne du prix
à la vie ?
Désolée, je quitte l'ornithologie pour la philosophie. Sont-elles si
éloignées au demeurant ? j'en doute.
question d'Alexandre KNOCHEL <knochel@caramail.com>, "Chouette effraie", 8 mars 1999 |
Bonjour,
j'ai noté il y a quelques temps une prédation sur Tyto alba (plumée); les caractéristiques laissent supposer une prédation sur ce nocturne par un rapace: Accipiter gentilis...?
Certains observateurs ont-ils déja observé cela? Est-ce que des articles sont parus sur la question? dans "Alauda", "Aves" ou autres...?
réponse de Bruno Portier - Biologie Végétale FUSAGx <portier.b@fsagx.ac.be>, "Re; Chouettes migratrices ?", 11 décembre 1998 |
Bonjour Frédéric, bonjour à tous
la réponse à ta question sur les migrations de rapaces nocturnes est oui évidemment. Outre le Petit-Duc , de nombreux rapaces nocturnes montrent un caractère nettement migrateur. En Europe, le moyen-duc se décale vers le Sud en hiver et se rassemble en dortoirs. Le hibou des marais fait de longues migrations souvent côtières (populations écossaises et scandinaves hivernant en France-Espagne). Le Harfang fait parfois de longs trajets également vers le Sud et la plupart des chouettes scandinaves fuient le gel en hiver, sans pourtant necéssairement faire longues distances.
Hors de notre Western Palearctic, citons les rapaces nocturne d'Outre-Atlantique qui migrent sur de longues distances et aussi en assez grand nombre. Sur la côte sud du Lac Supérieur p.ex., Whitefish Point est un spot très connu de migration des rapaces nocturnes. Plusieurs centaines de chouettes peuvent migrer la même nuit, et ce de plusieurs espèces : Northern Saw-Whet Owl, Boreal Owl, Hibou moyen-duc, hibou des marais, Northern Hawk-owl, chouette lapone, Barred owl, grand-duc de Virginie.
Whitefish est également un site de migration génial pour les rapaces diurnes, les anatidés et plongeons, les passereaux et les labbes, ...
Il existe certainement en Amérique du Nord d'autres hauts-lieux de migration pour les nocturnes. Je ne connais pas d'équivalents en Asie (ni en Polynésie!) mais les petites bêtes nocturnes du soleil levant doivent également fuire des conditions hivernales difficiles...
Tu trouveras plus d'infos sur http://www.wpbo.org/newhome.htm
... et les comptages de nocturnes sur de Whitefish Point:
http://www.wpbo.org/owls97.htm
http://www.wpbo.org/1997_fall_owl_banding_summary.htm
réponse de David Laloi <laloi@jouy.inra.fr>, "Re; Chouettes migratrices ?", 11 décembre 1998 |
Quelques exemples de rapaces nocturnes dont certaines populations au moins sont migratrices :
Dans le Palearctique occidental, hormis le Petit-Duc, une seule autre espece effectue des migrations trans-Sahariennes, le Hibou des marais. Toutefois seul un petit nombre d'individus vont jusqu'en Afrique tropicale (Senegal, Mali, Soudan...). Beaucoup migrent moins loin, jusqu'en Europe temperee ou en Afrique du Nord. Comme chez beaucoup d'especes, les populations les plus nordiques semblent etre les plus migratrices, alors que celles d'Europe de l'ouest sont essentiellement residentes
Les populations siberiennes du Hibou des marais sont presque totalement migratrices et vont hiverner en Asie du sud-est et en Inde
Meme phenomenes chez le Hibou moyen-duc, ou les populations du nord de l'Europe sont clairement migratrices, mais vont un peu moins loin et viennent hiverner en Europe moyenne et mediterranenne.
Autre exemple interessant de la difference de comportement migrateur selon les populations ou les races d'une meme espece : les Effraies, presque totalement residentes chez nous, sont migratrices partielles en Amerique du Nord, les individus des populations les plus nordiques pouvant parcourir jusqu'à plus de 2000 km vers le sud pour hiverner dans le sud des Etats-Unis ou au Mexique
Beaucoup de rapaces nocturnes ne sont effectivement pas a proprement parle des migrateurs mais sont capables de nomadisme sur des distances parfois tres importantes. Ces mouvements sont souvent irreguliers, et lies soit a des contraintes climatiques soit a la disponibilite en proies. Ce nomadisme peut aussi etre a l'origine d'installations plus ou moins durables en dehors de l'aire 'classique' de distribution. L'Harfang est un des cas les plus typiques. chez cette espece les oceans ne constituent d'ailleurs pas une barriere infranchissable, comme en temoigne la colonisation de nombreux milieux insulaires.
question de Frederic MALHER <FredMalher@compuserve.com>, "Chouettes migratrices ?", 10 décembre 1998 |
je cherche - pour un ami archéologue qui travaille en Polynésie - s'il existe des exemples de Chouettes ou Hiboux faisant des "vraies" migrations importantes, autre que le Hibou Petit-Duc