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l'alimentation des oiseaux

 

Contribution de Marie-José PORTAS, "Rép. : charnier", 30 Jan 2003

J'ai appris, je n'en suis pas sur, qu'une nouvelle reglementation autorise la creation d'un charnier par un particulier sur son terrain.
benjamin.vollot

J'ai mis ci-dessous le texte relatif aux charniers, la direction des services vétérinaires est le service compétent au niveau du département
© Direction des Journaux Officiels

J.O n° 191 du 20 août 1998 page 12713
Textes généraux
Ministère de l'agriculture et de la pêche
Arrêté du 7 août 1998 relatif à l'élimination des cadavres d'animaux et au nourrissage des rapaces nécrophages NOR: AGRG9801196A

Le ministre de l'agriculture et de la pêche et la ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,
Vu le code rural, et notamment ses articles 264 à 271 ;
Vu la loi no 76-663 du 19 juillet 1976 modifiée relative aux installations classées pour la protection de l'environnement ;
Vu le décret no 71-636 du 21 juillet 1971 modifié pris pour l'application des articles 258, 259 et 262 du code rural et relatif à l'inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou d'origine animale ;
Vu le décret no 77-1133 du 21 septembre 1977 modifié pris pour l'application de la loi no 76-663 du 19 juillet 1976 susvisée et du titre Ier de la loi no 64-1245 du 16 décembre 1964 relative au régime et à la lutte contre la pollution ;
Vu l'arrêté du 30 décembre 1991 relatif à la transformation des déchets animaux et régissant la production d'aliments pour animaux d'origine animale,
Arrêtent :

Art. 1er. - Dans les cas prévus à l'article 266 du code rural, les cadavres d'animaux qui ne peuvent être conduits directement dans une usine de transformation de matières à haut risque ou entreposés dans un centre de collecte titulaires de marchés pour la collecte ou la transformation des cadavres d'animaux sont détruits dans les conditions suivantes :
1. Par enfouissement, conformément aux dispositions prévues pour un foyer de fièvre aphteuse et après avis d'un hydrogéologue afin de définir les périmètres d'enfouissement ;
2. Par incinération ou utilisation d'un procédé autorisé.
Toutefois, dans le cadre d'un suivi scientifique de la réintroduction ou de la sauvegarde de certaines espèces animales menacées, est autorisé comme procédé de destruction, dans les conditions du présent arrêté, le dépôt dans un charnier destiné au nourrissage des rapaces nécrophages de cadavres d'animaux visés aux points 1, 2 et 8 de l'annexe I de l'arrêté du 30 décembre 1991 susvisé.

Art. 2. - Un charnier ne peut pas être implanté :
- à moins de 500 mètres des habitations des tiers et des locaux habituellement occupés par des tiers, des stades, des terrains de camping agréés ainsi que des zones destinées à l'habitation par des documents d'urbanismes opposables aux tiers. Toutefois, par dérogation liée à la topographie et sur décision du préfet, cette distance peut être ramenée à 200 mètres ;
- à moins de 200 mètres des puits, des forages, des sources, des aqueducs en écoulement libre, des berges des cours d'eau et de toutes installations souterraines ou semi-enterrées utilisées pour le stockage des eaux, que les eaux soient destinées à l'alimentation en eau potable ou à l'arrosage des cultures.

Art. 3. - L'installation et le fonctionnement desdits charniers sont soumis au respect des dispositions suivantes :
a) L'aire sur laquelle sont déposés les cadavres doit être réalisée de façon à éviter la pénétration dans le sol et le ruissellement des jus d'égouttage provenant des produits entreposés ;
b) Elle doit être délimitée par un système permettant de garantir l'impossibilité aux animaux errants de pénétrer ou de sortir des morceaux entreposés ;
c) La quantité maximum de cadavres susceptible d'y être déposée doit être inférieure à 300 kilogrammes ;
d) Les restes de cadavres doivent être enlevés dans les sept jours suivant leur dépôt ;
e) La destruction de ces restes à l'issue de la durée maximale de dépôt doit être réalisée conformément aux points 1 ou 2 de l'article 1er du présent arrêté.

Art. 4. - Le responsable ou le gestionnaire d'un charnier doit tenir à jour un registre mentionnant la date, la nature, le nombre et le poids approximatif des dépôts sur le charnier ainsi que la provenance de chacun d'eux. Ce registre est tenu à la disposition des services vétérinaires.

Art. 5. - Quiconque se propose de se livrer au nourrissage des rapaces nécrophages dans les conditions prévues par le présent arrêté est tenu d'en demander préalablement l'autorisation au préfet (directeur des services vétérinaires) du département où est implanté le charnier.
Cette demande d'autorisation doit être accompagnée d'un dossier technique indiquant :
L'identité et le domicile du demandeur et, s'il s'agit d'une association, l'identité et la qualité du signataire ;
La justification du charnier ;
L'emplacement précis du charnier ;
Les modalités techniques prévues pour garantir le respect des prescriptions définies à l'article 3, points a et b ; Les modalités techniques d'approvisionnement du charnier ;
La nature des produits qui y sont entreposés ;
La liste des élevages à partir desquels est mise en place la collecte.
Sur proposition du directeur des services vétérinaires, le préfet délivre une autorisation d'ouverture renouvelable annuellement et tient informé la direction générale de l'alimentation des nouvelles autorisations attribuées dans son département ainsi que de leur retrait.

Art. 6. - L'autorisation prévue à l'article 5 est retirée en cas de non-respect des dispositions ci-dessus définies.
Par ailleurs, le préfet peut suspendre à tout moment et sans délai l'approvisionnement du charnier en cas de nécessité, notamment à la demande du directeur de services vétérinaires dans le cadre de la lutte contre les maladies animales contagieuses transmissibles à l'homme ou aux animaux.

Art. 7. - Le directeur général de l'alimentation au ministère de l'agriculture et de la pêche, le directeur de la prévention des pollutions et des risques, le directeur de la nature et des paysages au ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement et les préfets sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 7 août 1998.
Le ministre de l'agriculture et de la pêche,
Louis Le Pensec
La ministre de l'aménagement du territoire
et de l'environnement,
Dominique Voynet

 

Contribution de Philippe Poiré, "Re: charnier", 13 Jan 2003

Je vous conseille de prendre contact avec L'ONCFS, vous aurez toute les info juridiques !
Toutefois j'ai un gros doute sur la faisabilité de la chose...
Philippe Poiré LE HAVRE

 

Contribution de Benjamin Vollot, "charnier", 13 Jan 2003

J'ai appris, je n'en suis pas sur, qu'une nouvelle reglementation autorise la creation d'un charnier par un particulier sur son terrain.
Etant dans le Vaucluse, sur les Dentelles de Montmirail où un couple de percs tente de se reproduire chaque année, et galère pour aller chercher de la nourriture jusque vers la decharge de Nimes, je me demandai........
j'ai en plus un contact avec un eleveur qui ne serait pas reticent....
Alors quels sont les textes, la reglementation les conditions,.....?
enfin un max d'infos svp merci

 

Réponse de Michel Kleinbaum , "Re: plantesMystère" , 17 Sep 2002

Cette plante POKEWEED Phytolacca americana (je ne connais pas le nom en français)est trouvée partout dans l'Est de l'Amérique du Nord, du Canada au Mexique. La baie et la racine sont vénéneuses, le jus de ces baies étaient utilisées, autrefois, pour teindre les textiles.
Les enfants s'en mettent toujours plein les doigts et c'est pas facile a enlever..
Michel Kleinbaum
Salem
Oregon USA

 

Réponse de pottokaren etxea , "Re: plantesMystère" , 17 Sep 2002

Ne serait-ce pas Phytolacca americana ou raisin d'Amérique?

 

Contribution de Francis, La Rochelle , "plantesMystère" , 17 Sep 2002

Voila les photos de cette merveilleuse plantes qui nourrit un grande quantité d'oiseaux. Je vous donne quelqes détails complémentaires.
Elle mesure environ 1.50 m, repousse au printemps sur le même pied et disparait à l'autonne. Les fruits font comme des petites grappes de raisin, qui murissent de façon dégradée. Le fruit est de la taille d'une mirtille sauvage.
Francis La Rochelle
http://perso.wanadoo.fr/protornitho/plantes01.JPG
http://perso.wanadoo.fr/protornitho/plantes02.JPG
http://perso.wanadoo.fr/protornitho/plantes03.JPG

 

Contribution de Francis, La Rochelle , " plantes mystère" , 17 Sep 2002

J' ai une plante qui repousse depuis deux ans sur le mème pied et qui fait le bonheur de beaucoup d'oiseaux du jardin.
Même le Gobe Mouche Noir mange ses baie, je n'arrive pas à l'identifier ! Je vais vous faire des photos, peut-être existe-il dans le groupe des spécialiste en botanique.

 

Contribution de danielle leleu , "Où sont les insectes...." , 29 May 2002

Manquerions nous à ce point d'insectes que les oiseaux doivent se résoudre à inspecter le moindre recoin, la moindre écuelle, ou pot de fleurs ? Je viens de trouver une mésange charbonnière dans la gamelle du chat, posée sur le sol devant la porte de la cuisine....
Par ailleurs, une tourterelle turque vient de me passer au dessus de la tête...c'est quoi ce drôle de bruit que l'oiseau fait en volant ? ce sont des "bruissements d'ailes" un peu particulier qui lui sont propres ou une espèce d'halètement ?

Souvent j'ai entendu ce bruit autour des pigeons/tourterelles....Mais bon...bof....ce soir précisément je me demande d'où il provient...je ne m'étais jamais posée la question...suis-je nulle quand même...ah ben tiens, je vais lire ce cher Géroudet. Il a sûrement une bonne explication...

Hirondelles et martinets tournoient au ras des cultures....Espérons que les insectes sont en bonne santé !
Un pic épeiche erre dans le jardin...Il fait tous les postes de nourrissage hivernaux....
Ca me tourmente moi de voir tous ces oiseaux qui semblent toujours en tattente d'une providentielle manne....et qui errent autour de la maison. Dès que je suis dans le jardin, mésanges et rouge gorge se perchent à moins d'un mètre de mon visage...comme ça je les vois bien....et semblent attirer mon attention par tous les moyens : chants, pépiements, cris d'appel, vols courts et rapides autour de moi....Les sittelles (2 adultes et 3 petits) se posent à quelques cms de mon nez....

Je ne sais plus que faire....Froid et pluie...foutu temps....Obligée de "rallumer le chauffage" et de remettre le pullover...
je n'ai pas vu la moindre chenille...Les orties abondent cependant. Les mésanges bleues ont déserté leur nichoir et le jardin Je ne sais pas si les petites mésanges bleues s'en sort sorties....

Les hirondelles quittent les nichoirs tôt le matin et ne rentre que vers 20 H ...pas pressées de se lancer dans une nichée et couvaison...

Il me semble que cette année, tout va mal....J'avais aperçu un jeune rouge gorge...soit il est out, soit il est parti se trouver un autre territoire... A propos, quelle est la nichée moyenne d'un rouge gorge ? Je ne vois JAMAIS Plus d'un oisillon...

les nichées de mésanges me paraissent fort faibles...
Je n'ai pas vu non plus de jeunes pics épeiches...
Les merles s'en sont plutôt bien sortis...

Drôle d'année, drôle de printemps...Un jour on cuit, le lendemain on gèle....

Bien cordialement ! Danielle Leleu
La Chevrue - Refuge LPO - ROC (Buy- Morienval - 60 - F)
"Même quand l'oiseau marche, on sent qu'il a des ailes" Lemaître

 

Contribution de alexandre VILLERS , "Pourquoi les pelotes ?" , 17 Feb 2002

Je réponds un peu tard....
Effectivement, les pelotes de réjection permettent aux oiseaux de régurgiter les matières qu'ils ne sont pas en mesure de digérer. En plus de ce qu'a énuméré Jean-Luc, à noter la présence d'écailles (en particulier dans les pelotes de circaète). Toutefois, tous les rapaces n'en font pas :
le gypaète dont le régime alimentaire est constitué à 70% d'os par exemple, en tout cas pas à ma connaissance.

Pour ce qui est du "commerce" des pelotes, deux remarques :
* Que des instituteurs veuillent en faire disséquer, je l'admets, qu'ils le fassent aussi, mais payer pour une pelote, là, je trouve que l'on franchit une limite...
*Les pelotes trahissent la présence d'un rapace sur un de ses perchoirs. Aller en chercher sans connaître un tant soit peu les habitudes du propriétaire des lieux, c'est prendre le risque de causer un dérangement aux conséquences que l'on ne peut que deviner. Soyez particulièrement vigilants en ce moment, la repro n'est pas loin.

Cordialement
Alexandre VILLERS
Maitrise de Biologie des Populations et des Ecosystèmes
UNSA
Alpes-maritimes

 

Contribution de jean-luc saint-marc , "Re: pelotes et gésiers" , 16 Feb 2002

MAIS A PROPOS? pourquoi donc la chouette fabrique des pelotes et pas seulement de la fiente? Est-ce que tous les rapaces le font?

je crois savoir que les rapaces, oiseaux de proie, carnassiers,
font des pelotes pour rendre les indigestes
(os, poils, élytres, griffes).

De la même manière, les laridés rejettent des boulettes d'écailles;
le cincle de minuscules boulettes sableuses constellées de débris animaux,
le chien, le renard, rendent la peau et les os du lapin chèrement croqué...

Même l'être humain rend ce qu'il ne digère pas.
Me goure-je ?
jean-luc saint-marc
Clamart- Francilie

 

Contribution de Raphaël Segerer , "Re: pelotes et gésiers" , 16 Feb 2002

Pas con le poulet ;-)
Sérieusement, s'agit-il de dégouter les enfants/élèves de tout ce qui touche de près ou de loin à la vie, ou d'éveiller à la vie et à sa complexité ?
Il n'est heureusement pas question de rendre l'étude systématique des pelotes obligatoire et sujet de programme, mais si un instit passionné se lance et bien je trouve que ses élèves ont de la chance et je ne pense pas que le bilan des opérations ait une chance de nuire à la chouette ... à terme celle-ci devrait plutôt gagner de nouveaux amis, non ?
Raphaël, instit.

 

Contribution de Yves GROSS , "pelote et repelote" , 16 Feb 2002

Pelote, repelote, atout coeur! Consterné, tout comme Christinaancel@, de découvrir que les pelottes d'effraie se monnaient à présent, entre éducateurs en plus! Et de rechercher les textes officiels qui puissent le légiférer! De trouver tout à fait normal ce genre de pratique mercantile! Mais bon sang, on manque déjà d'oxygène, étouffés et comprimés par les interdits et une légifération tous azimuth, il faudrait aussi demander la permission de ramasser un quota de pelotes réglementé par la milice locale ? Pitié, arrêtez là vos délires et si quelqu'un cherche une pelote, qu'il se renseigne sur les moeurs de l'oiseau et cherche par lui-même! peut-être même rencontrera-t-il un indigène qui lui indiquera la présence de l'oiseau souhaité au clocher du village ou dans la grange d'un ami ou d'un cousin...

 

Contribution de christina nanset , "pelotes et gésiers" , 16 Feb 2002

OUI, la pelote de réjection d'effraie constitue un matériel de base pour étudier, mais tout dans la nature et la nature dans la ville est matériau à observation, étude et réflexion.

NON, il n'est pas interdit par la loi de ramasser des pelotes mais il n'est pas non plus interdit de penser qu'à faire de la nature "naturelle" un objet de commerce ou même de faire-valoir personnel (ma chouette, mes pelottes,...)on invente un nature imaginaire, propre (les pelotes sont passées à l'étuve ce qui justifieraient leur prix) et LOINTAINE...

AMIS ORNITHOLOGUES, vous avez marché dans les prés, regardé par terre, en l'air...FRANCHEMENT, VOUS EN ACHETERIEZ DES PELOTES?
Disséquer un poulet et découper son gésier en quatre question de comprendre la chaîne alimentaire, serait aussi éducatif mais moins joli?
Mon boucher m'a dit avoir vu des entrailles sans gésier, est-ce possible?

MAIS A PROPOS? pourquoi donc la chouette fabrique des pelotes et pas seulement de la fiente? Est-ce que tous les rapaces le font?

 

Contribution de Benjamin Vollot , "Re : pelotes de rejection" , 16 Feb 2002

Merci pour votre expérience particulière et les subtilités des vides laissés par les textes juridiques ; en effet, il est assez aisé de determiner une pelote qui provient d'un nid, et celle qui a gentiment été laissée au pied d'un piquet de clotûre le long du chemin, exprès pour qu'on puisse la ramasser !!!
Désolé mais je ne cherche pas à me (dé-)battre avec vous, mais simplement à échanger des expériences.
Vous avez des chouettes dans votre hangar/garage, magnifique, mais cela devient assez peu commun de nos jours, et ce sont toujours des animaux qui vivent mieux un peu à l'écart de l'homme.

 

Contribution de Sylvain Hénaff, "Pelotes" , 15 Feb 2002

La pelote de réjection d'Effarie constitue un matériel de base pour étudier les relations prédateur-proie, la chaîne alimentaire, la diversité du régime alimentaire, etc. Il existe même des CD-rom pédagoguques sur la leçon de biologie : "étude des pelotes de chouette effraie". En plus les gamins adorent ça et cela leur permet de toucher le naturel et de faire le lien entre la théorie et la pratique. C'est de mon point de vue une très bonne idée de faire cette leçon en classe.

Quant au prix, pour ma part quand j'en dispose et quand un enseignant m'en demande, je les vends 1 euro les trois, somme que je reverse à mon APN habituelle.

 

réponse de Philippe LEVE[FAX:djitere@club-internet .fr transmise par Philippe LEVE <djitere@club-internet.fr>, "TR: Laissez les vivre !", 12 mars 1999

A la Fau(vrai)connerie du Puy du Fou

Je lis avec surprise vos commentaires sur le don ou la vente de pelotes de réjection !

Vous laisseriez entendre que les rejets émis par les rapaces seraient propriété de ceux-ci et par ce fait protégés ! Quelle drôle d'idée !

Si vous prenez en compte votre interprétation de la législation, ceci induit qu'à la fauconnerie du Puy du Fou comme ailleurs, fientes et pelotes ne peuvent être détruites. Nous imaginons l'état de vos cages et la qualité sanitaire de votre élevage de rapaces.

Allez Puyfollais, sortez du moyen-âge !

A quand les brigades anti-IVP (Inventaire Vendéen des Pelotes) organisées par les sbires du Vicomte ?

 

réponse de Andre Lefranc <a.lefranc@ac-nancy-metz.fr>, "réponse à ta lettre du 29 janvier99", 10 mars 1999

J'ai reçu la réponse qui suit à mon message de janvier.

Je demandais auprès du F.I.R. des pelotes de réjection, pour faire des travaux pratiques avec les élèves de mon collège.

Partagez-vous cet avis qui me semble à tout le moins "intégriste", et erroné ensuite.

Ou alors, il me reste à attaquer le ministère de l'Education pour incitation à la destruction d'espèces protégées ?

quoique...je me dis :
un fauconnier sur cette liste,
qui se réclame du Puy du fou ?
ça ne peut-être qu'un gag ou une blague ?

Quel est le copain provocateur derrière ce texte ?

 

> Date: Wed, 10 Mar 1999 17:56:22 +0000
> From: Fauconnerie Puy du Fou <fauconnerie@puydufou.tm.fr>
> X-Accept-Language: fr
> To: a.lefranc@ac-nancy-metz.fr
> Subject: réponse à ta lettre du 29 janvier99
>
> Je suis tout à fait étonné de voir que quelqu'un puisse "vendre" des
> pelotes de réjections de rapaces, que ce soit dans un but louable ou
> non.
> Les pelotes de réjections de rapaces sont des produits de ceux ci et
> ne peuvent en aucun cas être vendues : la loi interdit la vente, le
> colportage, la naturalisation, le transport des espèces protégées dont
> les rapaces font partie.
> De plus que ce soit le F.I.R qui se livre à de telle actions me
> laisse pantois !!!
>
> Jean_louis<fauconnerie@puydufou.tm.fr<

 

Ps : je cherche toujours des pelotes pour les TP,

avec facturation possible et souhaitée. par la LPO ?

 

réponse de "Gérard Joannès" <g.joannes@ac-nancy-metz.fr>, "Pelotes",27 Janvier 1999

>De : Andre Lefranc <a.lefranc@ac-nancy-metz.fr>
>Date : lundi 25 janvier 1999 11:56

>Je recherche une centaine de pelotes de rejection de rapaces
>pour Travaux pratiques avec de élèves de 6°.
>Il me sembble que le FIR organisait une telle vente qui lui permettait
>de recueillir des petis sous...
>Qui peut me renseigner sur la Lorraine ?
>Paiement sur facture sans Problème..

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Bonjour André,

Pourquoi ne pas faire ce que j'ai fait il y a quelques années : prendre contact avec quelques curés de villages et leur demander l'autorisation d'aller visiter leur clocher d'église. Ils sont généralement assez coopératifs et tu peux en trouver des centaines. Attention cependant, les planches sont souvent pourries.

 

réponse de "C. Schramme" <Quemadmodum@village.uunet.be>, "re epervier",6 Mars 1998

Un matin, etant au verger, j'ai vu piquer, tel un avion de chasse un epervier, il a disparu derriere une haie d'aubepines.

Immediatement il y eut un piaillement epouventable et de derriere la haie est remonte a plein gaz notre epervier tenant ds ses griffes une jeune pie dont le frere ou la soeur prit la poudre d escampette ds un bruit d'enfer.

Le chasseur voulut atterrir immediatement apres avoir refranchi la haie, mais s'est trouve nez a nez avec deux braves rottweiler et il a repique vers le ciel apparemment sans effort aucun... alors qu il etait bien charge.

Donc d accord pour le qualificatif oiseau de haie.. bonsoir..C.S.

 

réponse de Sylvain Henaff <henaff@tonton.univ-angers.fr>, 25 Février 1998

Voici quelques références d'ouvrages sur les rapaces :

"l'Epervier d'Europe" étude d'une population en basse Bretagne, Guy Joncour, FIR.

"Les rapaces diurnes et nocturnes d'Europe", Paul Géroudet, Delachaux et Niestlé.

"Regarder et comprendre un rapace" (Faucon pélerin), Pierre Déom, La Hulotte , Jupilles.

En ce qui concerne l'épervier, c'est plutot un raseur de haies, d'arbres et de bâtiments (bas). Il ne me semble pas concerné par les courant ascendants pour sa quête de proies (ce qui est différent en migration).

 

réponse de Rio <yvon.rio@wanadoo.fr>, 18 Février 1998

Je ne suis pas zoologue, mais j'ai observé des comportements différents selon les especes et les circonstances.

J'ai pu observer des faucons crecerelles: ils chassent toute la journée quand les jeunes sont au nid, question de necessite. D'une facon generale, dans la campagne, en toute saisons on peut voir des crecerelles a toute heure faisant du sur-place au dessus des champs.

Les buses (variables) chassent plutot en fin de journée, quand l'eclairage est un peu rasant. C'est a ce moment qu'on peut assister a de veritables combats aeriens entre les buses et les faucons. Peut etre une competition pour les territoires, et certainement une attitude de defense de la part des faucons qui cherchent a eloigner les buses de leur nid.

Quand les jeunes faucons quittent le nid, c'est plutot l'apres midi et en fin de journee que les adultes leur apprennent a chasser. C'est l'heure ou il y a la conjonction d'un eclairage oblique qui donne de bons contrastes et des thermiques crees par le chauffage de toute la journee.

Il faut aussi tenir compte des habitudes des proies, selon les especes et les epoques: insectes, reptiles, petits rongeurs, ou autres oiseaux ont aussi leurs heures.

(Observations faites en region montagneuse dans les Cevennes)

 

réponse de Dominique Vallet <dominique.vallet@univ-rennes1.fr>, 18 Février 1998

Pour avoir effectué plusieurs années d'observations de la faune sauvage dans les montagnes d'afrique du nord, j'ai constaté que le faucon pèlerin chassait essentiellement entre 9-10 h. et 14-15 h., c'est à dire aux heures les plus chaudes, au moment ou les pigeons bisets font leurs rondes effrénées.

J'habite en lisière de foret (en Bretagne) et les éperviers semblent chasser à n'importe quelle heure de la journée même jusqu'à la nuit tombante.

 

réponse de Girard Pascal <girard@lyon151.inserm.fr>, 17 Février 1998

Je ne sais pas ce qu'il en est de leur comportement de chasse. En revanche pour d'autres rapaces diurnes, il a été montré que leur acuité visuelle chute lorsque la luminance diminue. On peut supposer alors qu'ils chassent plus efficacement en pleine lumière.

pour exemple, les études suivantes:

Reymond L:Spatial visual acuity of the eagle Aquila audax: a behavioural, optical and anatomical investigation.Vision Res 1985;25(10):1477-1491

Fox R, Lehmkuhle SW, Westendorf DH Falcon visual acuity.Science 1976 Apr 16;192(4236):263-265

Pascal Girard
INSERM U371 'Cerveau et Vision'

 

question de Anne Sophie ARNOULT, par <ARNOULT@DSVGRE.cea.fr>, 16 Février 1998

Etudiante en maitrise de zoologie, je réalise un mémoire sur l'alimentation de l'épervier et le faucon pélerin. J'ai beaucoup de données mais il y en a une que je n'ai pas trouvées : ces oiseaux chassent-ils tout au long de la journée ou preferent-ils chasser à des moments de la journée. Par exemple, préfèrent-ils chasser aux heures chaudes de la journée, afin de profiter des thermiques qui leur permettront de s'élever plus facilement et donc de mieux planer?

 

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